On conserve d'Épictétos une quarantaine d'oeuvres avec sa signature (Épiktétos égraphsen soit « Épictétos a peint ») et 164 autres vases lui sont attribués[1].
Il travaille pour divers potiers : Andokidès[2], Hischylos, l'atelier de Nicosthénès et Pamphaios ; il a signé une assiette votive en tant que peintre et potier (Épiktétos épo[iésen] = a fait égraphsen = a peint), ce qui indique qu'il exerçait les deux activités.
Épictétos est considéré comme un maître de l'image circulaire et peint surtout l'intérieur des coupes, notamment des « coupes à yeux », ainsi désignées en raison de la présence, à l'extérieur, de deux yeux peints qui ont vraisemblablement une valeur apotropaïque. Ses céramiques dites « bilingues » sont peintes à l'intérieur en figures noires, l'extérieur de la vasque étant décoré en figures rouges.
Il a peint peu de scènes mythologiques (Thesée affrontant le Minotaure[3] ; un fragment d'une coupe à figures rouges lui est attribuée et représente Hermès, Apollon et Artémis[4],[5]) ou de grandes compositions ; il représente surtout des scènes de la vie quotidienne (archer, guerrier à cheval, personnages dans un banquet, sculpteur au travail[6]), ainsi que des scènes érotiques, avec la représentation d'hommes ou de satyres ; dans la plupart de ses œuvres ne figurent qu'un ou deux personnages[1]. Ses figures témoignent d'une grande plasticité et d'une maîtrise du dessin[7].
Scène de palestre (l'
hellanodice remet au vainqueur branches de palmier,
tæniae et couronne d'olivier), assiette à figures rouges, Paris,
Musée du Louvre[8].
Archer scythe, coupe, Londres,
British Museum.
Comaste portant un skyphos, un bâton où s'enroule une draperie et un étui à flûtes, assiette à figures rouges, Paris,
Bibliothèque nationale de France, Cabinet des médailles
[9].
Satyre avec deux flûtes et un étui suspendu à sa verge, assiette à figures rouges, Paris,
Bibliothèque nationale de France, Cabinet des médailles
[10].
Thésée affrontant le Minotaure, kylix, Londres,
British Museum[11].