Épîtres socratiques

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Genre
Lettres de Socrate
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Les Épîtres socratiques sont un ensemble de trente-cinq lettres philosophiques écrites par des disciples de Socrate, tels que Xénophon. Les premières lettres sont présentées comme ayant été écrites par Socrate lui-même, quoiqu'elles soient aujourd'hui considérées comme apocryphes. Elles retracent la vie de Socrate et, indirectement, de ses disciples après la mort de celui-ci.

Contenu

Les Épîtres socratiques sont un ensemble de trente-cinq lettres datant de l'Antiquité grecque. Ces textes auraient été écrits par Socrate et ses disciples, dont Xénophon. Elles regroupent des réflexions philosophiques, des histoires racontées, et de simples correspondances[1].

Auteur

Les auteurs des épîtres sont inconnus. Les premières lettres sont censées être de la main de Socrate, mais il est peu probable que le philosophe ait jamais écrit[2]. Toutefois, leur style particulier, didactique, et leur vocabulaire, indique clairement qu'elles ont été écrites par un individu différent du reste. Ces lettres mettent en œuvre des concepts issus de l'école cynique, laissant supposer qu'elles sont des lettres inauthentiques écrites a posteriori[3].

Les lettres suivantes montrent une grande diversité de styles, laissant supposer qu'elles ont été écrites par un grand nombre de disciples. Aristippe écrit les épîtres 9, 11, 13 et 16 avec un vocabulaire et un style dorique. La lettre XXVII, qui est aussi censée être de lui, est toutefois écrit en style attique. On peut ou bien en déduire que la lettre XXVII n'est pas de lui, ou bien que, comme Diogène Laërce l'a remarqué, il savait changer de style d'écriture[3].

L'authenticité des lettres de Xénophon (XV, XVII, XIX, XXI, XXII) a fait l'objet de débats[1].

La lettre XVIII aurait été écrite par Speusippe et envoyée à Philippe de Macédoine. Son authenticité est possible[4].

L'épître XXX a peut-être été écrit par Speusippe à Philippe II, roi de Macédoine. Il est possible que la lettre XXXV, qui soutient que la doctrine d'une école de pensée doit être secrète, ait été écrite par un pythagoricien[4].

Historique de publication

Nous avons connaissance de ces lettres grâce, notamment, à une édition de Léon Allatius à Paris en 1637, sous le titre d’Épîtres socratiques. Il a travaillé sur ces textes afin d'en prouver l'authenticité, sans toujours y parvenir[5]. Jean Stobée cite également des lettres dans son Florilège[6]. La première édition élaborée de l’œuvre a lieu en 1815 à Leipzig, par Orelli[1]. L'authenticité des lettres censées être écrites par Socrate est alors toujours objet de doutes[7], quoique Richard Bentley apporte des arguments forts en faveur de leur inauthenticité[8].

Les trente-cinq lettres sont aujourd'hui conservées dans une version datant des années 1270 dans les Archives apostoliques du Vatican, sous le nom de Codex Vaticanus graecus 64[9].

Résumé

Postérité

Notes et références

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