Équité des connaissances
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L'équité des connaissances (en anglais : knowledge equity) est un concept des sciences sociales qui se réfère à la diversification des connaissances valorisées. Il est associé à l'analyse des formes de marginalisation de certaines communautés exclues du partage des connaissances en raison de structures déséquilibrées de pouvoir (par exemple entre pays occidentaux et pays du Sud).
Le concept s'applique aux processus de création de connaissances et engage la question de savoir qui produit les connaissances. Il peut aussi s'appliquer aux processus de réception, posant alors la question de savoir qui a accès aux connaissances produites.
Le concept d'équité des connaissances s'est développé au sein de la discipline de la gestion des connaissances (knowledge management). Cette discipline est liée à « l'étude de l'économie de l'information, de la gestion stratégique, de la culture organisationnelle, de l'intelligence artificielle, de la gestion de la qualité et de la mesure de la performance organisationnelle »[1]. La gestion de la connaissance a donné naissance à de nouveaux concepts parmi lesquels l'infrastructure du savoir et l'équité des connaissances[1].
Rashi Glazer suggère que pour consolider l'équité des connaissances il faut développer des instruments de mesure des connaissances, en vue d'identifier et d'accompagner les progrès accomplis dans l'acquisition des savoirs[2]. Critique à l'égard des mesures conventionnelles, il propose d'introduire les facteurs tacites ou subjectifs de valorisation des connaissances dans les méthodes de mesure[2]. De fait, la subjectivité participe de la valorisation à la connaissance, de la promotion de ceux qui savent, elle contribue à donner un sens au savoir et à l'organiser[1].
Équité dans la production des connaissances
Les connaissances discursives sont valorisées de manière exclusive dans les sociétés occidentales et du Nord, tandis que les connaissances produites dans les régions rurales du Sud ont été sous-évaluées[3]. De ce fait, des populations du Sud ont perdu le pouvoir de décider de leur avenir[3]. L'équité en matière de connaissances implique de se demander qui est considéré comme un créateur valable de connaissances[4]. Elle engage une résistance à la monoculture dans le domaine intellectuel, et une pratique de l'écologie du savoir, qui cultive des types de connaissances variés[3].
Équité dans l'accès aux connaissances
L'équité en matière de connaissances suppose de se préoccuper de l'accès à divers domaines de création de connaissances, notamment grâce aux publications en libre accès[5].