Éric Sléziak
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Éric Sléziak, né en 1960 dans les Ardennes, est un sculpteur français, très attaché à son département d'origine, qui travaille principalement le métal.
Il naît à Bogny-sur-Meuse en 1960[1], de Ladislas Sleziak dit Woidouche, né en France, métallurgiste d'origine polonaise[2], et de Nicole Pigeot[3]. Il occupe d'abord un emploi dans la métallurgie puis, avec le statut d'entrepreneur individuel[4], il se consacre, en autodidacte, à la réalisation d'œuvres d'art généralement monumentales, en matériaux ferreux et en faisant le plus souvent appel aux techniques de soudage[1].
Dans sa vie privée, il soutient plusieurs associations et actions humanitaires ou solidaires[5],[6],[7].
Collections publiques
La plupart de ses œuvres ont fait l'objet de commandes publiques :
- Woinic : Le nom de cette œuvre, réalisée entre 1983 et 1993[8], achetée en 2008 par le conseil général des Ardennes[9], et implantée sur une aire de repos de l'autoroute A34 située sur la commune de Saulces-Monclin, est constitué des trois premières lettres du surnom de son père et du prénom de sa mère[10]. Elle représente un sanglier, symbole des Ardennes ; ses mensurations sont hors du commun : 8,5 m de hauteur, 4,5 m de largeur et 14 m de longueur ; elle pèse 50 tonnes et a demandé 12 000 heures de travail à son créateur[11],[5],[1].
- Woinic
Bien qu'en 2017 Thomas Schlesser, historien de l'art, l'ait éreinté dans un article de L'Obs[12], Woinic reste une fierté pour une majorité d'Ardennais[13],[14].
- Deux de ses œuvres sont implantées sur la commune de Bogny-sur-Meuse[1] :
- En 2009, une statue de chevalier carolingien dénommée Dardennor (ou Dardenor), de 3,5 tonnes et 5 mètres de haut[9], juchée sur le site de l'Ermitage qui domine la vallée de la Meuse[15],[16]. À demi agenouillé, il brandit son épée par la lame, tout en orientant son regard vers le monument des quatre fils Aymon érigé de l'autre côté de la vallée[17],[18].
- Dardennor
- Le Cheval Bayard (ou Bayart), du nom du cheval légendaire des quatre fils Aymon, sculpture de 3 m de haut pesant 800 kg[19],[20],[21].
- Sur la commune marnaise de Warmeriville, on peut voir les œuvres suivantes[5],[22] :
- Le long des berges de la Marne, sur la commune viticole de Cumières, plusieurs œuvres montrent les différentes étapes du travail de la vigne (2005)[25].
- Aux alentours des années 2020, Éric Sléziak est sollicité par la communauté de communes des Crêtes Préardennaises pour orner de scuptures métalliques le « sentier Rimbaud » qui relie Chuffilly-Roche à Voncq, villages où séjourna le poète, qui y avait des racines familiales[26],[27],[28],[29] :
- Œuvres d'Éric Sléziak le long du sentier Rimbaud entre Chuffilly-Roche et Voncq
Silhouette à Arthur, à Roche[30] Épouvantail rimbaldoïdal, sur le parcours Semelles de vent, à Voncq
Collection privée
Enio Fontana, riche industriel italien et collectionneur d'art, a acheté un Centaure archer signé Sléziak destiné à enrichir sa collection de César et Giacometti[8].
Réalisations diverses
Le musée de la métallurgie ardennaise, ouvert en 2009, comprend une installation d’Éric Sléziak appelée « parcours de Paulin »[31], comprenant des centaines de pièces métalliques et de bavures, qui permet au visiteur d'être « au plus près du métal » par la vue, le toucher et l'odorat[32],[33].
- Musée de la métallurgie ardennaise