Saint-André-sur-Orne
commune française du département du Calvados
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Saint-André-sur-Orne est une commune française située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 1 664 habitants[Note 1].
| Saint-André-sur-Orne | |
Le village de Saint André-sur-Orne. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Calvados |
| Arrondissement | Caen |
| Intercommunalité | Caen la Mer |
| Maire Mandat |
Christian Delbruel 2020-2026 |
| Code postal | 14320 |
| Code commune | 14556 |
| Démographie | |
| Population municipale |
1 664 hab. (2023 |
| Densité | 452 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 07′ 09″ nord, 0° 22′ 55″ ouest |
| Altitude | Min. 3 m Max. 53 m |
| Superficie | 3,68 km2 |
| Type | Ceinture urbaine |
| Unité urbaine | Saint-Martin-de-May (banlieue) |
| Aire d'attraction | Caen (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Caen-5 |
| Législatives | Sixième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.saint-andre-sur-orne.com |
| modifier |
|
Géographie
Localisation
Commune située à 7 km au sud de Caen et à 35 km au sud-est de Bayeux.
Les communes limitrophes sont Feuguerolles-Bully, Fleury-sur-Orne, Louvigny, Maltot et Saint-Martin-de-May.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Orne et et un autre petit cours d'eau[1],[Carte 1].
L'Orne, d'une longueur de 170 km, prend sa source dans la commune d'Aunou-sur-Orne et se jette dans l'embouchure de l'Orne à Merville-Franceville-Plage, après avoir traversé 60 communes[2]. Les caractéristiques hydrologiques de l'Orne sont données par la station hydrologique située sur la commune de Saint-Martin-de-May. Le débit moyen mensuel est de 23,8 m3/s[Note 2]. Le débit moyen journalier maximum est de 442 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 477 m3/s, atteint le même jour[3].
- Réseau hydrographique de Saint-André-sur-Orne.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[6] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[7]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 2,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 713 mm, avec 11,9 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Carpiquet à 9 km à vol d'oiseau[10], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 740,3 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19,6 °C, atteinte le [Note 3].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[13], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Saint-André-sur-Orne est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Martin-de-May, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue[15],[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Caen, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[16]. Cette aire, qui regroupe 296 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[17],[18].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (57,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (69,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (26,3 %), terres arables (25,6 %), prairies (21 %), zones agricoles hétérogènes (10,7 %), mines, décharges et chantiers (9,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (7,3 %)[19]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes ecclesia S. Andree vers 1060[20], Saint-André-de-Fontenay en 1801. En 1911, Saint-André-de-Fontenay est rebaptisé Saint-André-sur-Orne[21].
La paroisse est dédiée à l'apôtre André.
L'Orne, fleuve côtier dans les deux départements de l'Orne et du Calvados, est en limite nord-ouest du territoire de la commune.
Histoire
L'histoire de Saint-André est intimement liée à celle de l'importante abbaye fondée par Raoul Tesson (ou Taisson) sur son fief de Fontenay vers 1047. L'actuelle « Sente aux Moines » (qui débute rue du Minerai à Saint-André et se poursuit jusqu'à l'autre côté de la route d'Harcourt à Saint-Martin-de-Fontenay) perpétue le souvenir des moines bénédictins qui furent présents sur cette commune pendant près de 700 ans, du XIe au XVIIIe siècle.
La paroisse de Fontenay fut divisée une première fois pour former les paroisses et seigneuries de Fontenay-le-Marmion et Fontenay-le-Tesson. Entre le XIe et le XIVe siècle, cette dernière fut divisée à nouveau pour former Saint-Martin-de-Fontenay et Saint-André-de-Fontenay[22].
En 1827, Saint-André-de-Fontenay absorbe la commune voisine d'Étavaux[21], dotée d'un très ancien village adjacent à la commune d'Allemagne (aujourd'hui Fleury-sur-Orne).
La vie de ce village d'agriculteurs et d'artisans se transforme profondément à la fin du XIXe siècle avec l'arrivée du chemin de fer en 1873 (gare de Feuguerolles - Saint-André), ainsi que l'extension de la carrière d'Étavaux (toujours en activité aujourd'hui) tandis que, en bordure de la commune voisine de May-sur-Orne, s'ouvrent en 1893 des mines (minerai de fer) qui seront exploitées jusqu'à leur fermeture en 1968.
Durant la Seconde Guerre mondiale, lors de la bataille de Caen, de nombreux écoliers de la Maison du Clos (à Caen) ont été « rapatriés » par les nazis à Saint-André-sur-Orne. Mais le village fut peu de temps après libéré par les armées britanniques et surtout canadiennes dans le cadre de l'opération Spring[23]. Les combats furent acharnés, les destructions nombreuses, près de cent jeunes Canadiens donnèrent leur vie pour la libération du village en , d'où les noms de la rue du Royal Black Watch (le régiment canadien), et de l'artère principale du vieux bourg : rue des Canadiens. Les soldats canadiens tués pendant l'opération reposent au cimetière militaire canadien de Bretteville-sur-Laize à côté de Cintheaux.
Politique et administration
Liste des maires

La commune a intégré la communauté d'agglomération Caen la Mer le [26].
École élémentaire René-Goscinny
Le , l'école primaire de Saint-André-sur-Orne a été baptisée du nom du scénariste de bandes dessinées René Goscinny, créateur dAstérix, du Petit Nicolas et dIznogoud notamment. Lors de l'inauguration, de nombreuses personnalités étaient présentes : Albert Uderzo, Anne Goscinny, Enki Bilal, Frank Margerin, Philippe Druillet, Pierre Tchernia et Guy Vidal. Une plaque en verre représentant Astérix et Obélix a été fixée près de l'entrée de l'établissement[27].
Jumelages
Stockstadt am Main (Allemagne) depuis 1993.
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[29].
En 2023, la commune comptait 1 664 habitants[Note 5], en évolution de −9,12 % par rapport à 2017 (Calvados : +2,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Église Saint-André dont le chœur du XIIIe siècle est inscrit au titre des Monuments historiques depuis le [31].
- Chapelle Saint-Orthaire, ancienne église paroissiale d'Étavaux, des XIIe et XIIIe siècles, inscrite au titre des Monuments historiques depuis le [32]. On trouve un cadran canonial sur le mur sud de la chapelle.
- Ancienne abbaye Saint-Étienne de Fontenay dont les bâtiments conventuels (un bâtiment du XIIIe siècle au bord de l'Orne et le logis abbatial du XVIIIe siècle) sont inscrits au titre des Monuments historiques depuis le et le parc site classé depuis le [33].
- Gare de Feuguerolles Saint-André.
- École élémentaire René-Goscinny.
- Première et Seconde Guerres mondiales : monument aux morts 1914-1918 et 1939-1945 (en face de l'école René-Goscinny), et monument aux morts canadiens (rue des Canadiens, à côté du vieux lavoir alimenté par le Coisel).
- Château du Val des Moulins (XVIIIe siècle) aujourd'hui Clos Saint-Joseph, rue des Moulins.
- La chapelle Saint-Orthaire d'Étavaux.
- La porte de la chapelle Saint-Orthaire.
- Le cadran canonial de la chapelle.
- L'église Saint-André.
- Le cadran solaire sur l'église Saint-André.
- L'abbaye Saint-Étienne de Fontenay (bâtiment conventuel du XIIIe siècle).
Personnalités liées à la commune
- Henri V d'Angleterre (1387 - 1422), roi d'Angleterre de 1413 à 1422. Alors qu'il menait avec son armée une vaste opération de reconquête du territoire français, le roi passa la nuit du lundi à l'abbaye Saint-Étienne de Fontenay[34].
- Pierre-Daniel Huet (1630-1721), natif de Caen, sous-précepteur du Grand Dauphin à la Cour, membre de l'Académie française (1674), évêque d'Avranches, fut abbé de l'abbaye de Fontenay, qu'il aménagea et où il résida, de 1699 à 1721.
- Juan Bautista Alberdi (1810-1884) : Argentin, homme politique et juriste de classe internationale, inspirateur de la Constitution argentine de 1853, ministre plénipotentiaire à Paris, vient passer ses étés à Saint-André où une rue conserve son souvenir.
- Alexandre Carel (1833-1896), commandeur de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand, avocat, professeur, collaborateur puis successeur de Demolombe dans la chaire de procédure civile à l'université de Caen, auteur de La France après le traité de Brétigny. Un monument lui est consacré au palais de justice de Caen[35]. Il fait l'acquisition de l'ancienne abbaye de Fontenay en 1872.
- Maurice Fouque (1899 - 1945), résistant né à Saint-André-de-Fontenay, déporté et mort au Schloss Hartheim. Un stade porte son nom à Caen, et une rue à Mondeville.
- Ernest Bourgault (1918 - 2009), écrivain canadien. Séjourna à Saint-André-sur-Orne durant la Seconde Guerre mondiale. Il raconte cet épisode dans son livre Ma guerre buissonnière[36].

