Bayeux

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Bayeux
Bayeux
Le centre historique, avec l'Aure, l'ancienne halle aux poissons et la cathédrale Notre-Dame en arrière-plan.
Blason de Bayeux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
(sous-préfecture)
Arrondissement Bayeux
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de Bayeux Intercom
(siège)
Maire
Mandat
Patrick Gomont
2020-2026
Code postal 14400
Code commune 14047
Démographie
Gentilé Bajocasse
Bayeusain, Bayeusaine
Population
municipale
12 659 hab. (2023 en évolution de −3,52 % par rapport à 2017)
Densité 1 780 hab./km2
Population
unité urbaine
17 775 hab. (2017)
Géographie
Coordonnées 49° 16′ 46″ nord, 0° 42′ 10″ ouest
Altitude Min. 32 m
Max. 67 m
Superficie 7,11 km2
Type Centre urbain intermédiaire
Unité urbaine Bayeux
(ville-centre)
Aire d'attraction Bayeux
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Bayeux
(bureau centralisateur)
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Bayeux
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Bayeux
Liens
Site web www.bayeux.fr

Bayeux [bajø][1] est une commune française et une des trois sous-préfectures du département du Calvados et de la région Normandie, peuplée de 12 659 habitants[2].

Siège d'évêché depuis le IVe siècle et sous-préfecture du Calvados, Bayeux est célèbre pour sa tapisserie retraçant, sous forme de broderie, la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant, exposée au Centre Guillaume-le-Conquérant et inscrite depuis 2007 au registre Mémoire du monde de l'Unesco.

Capitale du Bessin, située à quelques kilomètres des plages du Débarquement, Bayeux a été la première ville que l'opération Overlord a libérée et une des rares en Normandie à être restée intacte après les combats, conservant ainsi un riche patrimoine architectural et culturel.

Localisation

Bayeux est distante de sept kilomètres des côtes de la Manche (plages du Débarquement) et à 30 kilomètres à l'ouest de Caen. La ville, située entre 32 et 67 mètres d'altitude pour une moyenne de 46 mètres, est traversée par l'Aure. Bayeux est située sur les axes routier (RN 13) et ferroviaire Paris - Caen - Cherbourg. Elle est la capitale du pays du Bessin au nord-ouest du Calvados.

Les communes limitrophes sont Guéron, Monceaux-en-Bessin, Saint-Loup-Hors, Saint-Martin-des-Entrées, Saint-Vigor-le-Grand, Vaucelles et Vaux-sur-Aure.

Géologie

Coupe géologique détaillée montrant la couverture sédimentaire du Bassin parisien.

Sur le bâti ancien du Massif armoricain, la région du Bessin et de la Plaine de Caen se comportent « durant le Mésozoïque comme une bordure soumise aux variations du niveau marin qu'elles soient d'origines épirogéniques ou eustatiques. Après un premier comblement des points bas durant le Trias, la conquête de la mer jurassique, vers le Sud et l'Ouest, s'affirme petit à petit, au cours de trois grands cycles de transgression de plus en plus large. Tout d'abord, durant le Lias, puis au Bajocien, enfin au cours du Bathonien. Les formations déposées sont essentiellement calcaires dans la Campagne de Caen et plus argileuses dans le Bessin. De nombreux niveaux fossilifères, dont l'épaisseur n'excède parfois pas plus d'un mètre, peuvent se retrouver avec une grande continuité[3] ».

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Aure, le cours d'eau 01 du Château de Bellefontaine[4] et un autre petit cours d'eau[5],[Carte 1].

L'Aure, d'une longueur de 82 km, prend sa source dans la commune de Caumont-sur-Aure et se jette dans la Vire en limite d'Osmanville, Isigny-sur-Mer et Carentan-les-Marais, après avoir traversé 26 communes[6].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Bayeux[Note 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[9] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[10]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 754 mm, avec 13,4 jours de précipitations en janvier et 6,9 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bernières-sur-Mer à 21 km à vol d'oiseau[13], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 695,0 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −8 °C, atteinte le [Note 2].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[16], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Bayeux est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[17].

Elle appartient à l'unité urbaine de Bayeux, une agglomération intra-départementale dont elle est ville-centre[18],[19].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bayeux, dont elle est la commune-centre[Note 3],[19]. Cette aire, qui regroupe 29 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[20],[21].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (83,2 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (75,7 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (72,6 %), prairies (10,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (10,7 %), terres arables (5,9 %)[22].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Logement

Sur les 6 900 logements que compte la commune, il y a 2 800 logements individuels[23].

Bayeux a une proportion de logements sociaux de 42 % sur son territoire[24], dont 80 % sont des appartements.

Voies de communication et transports

Histoire des transports

À partir de 1899, Bayeux est desservie par un chemin de fer d'intérêt local reliant la ville à Port-en-Bessin et à Courseulles-sur-Mer par les chemins de fer du Calvados. La ligne est prolongée vers Balleroy en 1904. Ce réseau est déclassé en 1931 et 1932.

Le premier périphérique construit en France fut celui de Bayeux en 1944. À la suite du débarquement de juin, l'armée britannique cherchait à contourner rapidement le centre-ville et bâtit une rocade, le « By-Pass », en trois semaines[25]. Cet équipement est aujourd'hui communément appelé le « bi-pass » par les habitants de la ville et de ses environs.

Dessertes actuelles

La gare de Bayeux se trouve sur la ligne Paris-Saint-Lazare - Cherbourg achevée en 1858, et inaugurée par Napoléon III, et la ligne TER Caen-Rennes.

La ville de Bayeux est desservie par le réseau « ByBus » composé de quatre lignes et exploité par Keolis.

Le Bybus dessert la ville et les communes de Saint-Martin-des-Entrées et de Saint-Vigor-le-Grand avec la ligne principale, Chojnice / Saint-Martin-des-Entrées et trois dessertes vers les quartiers. Le réseau Bus verts mis en place par le Conseil général permet de se rendre dans les communes voisines (lignes 30, 47, 70, 71, 72, 73, 74, 77). Trois mille places de parking en centre-ville permettent de stationner facilement, la plupart des places étant gratuites. Le By-pass est le périphérique de Bayeux. Un premier tronçon a été construit à la suite du débarquement par les soldats britanniques car les rues du centre étaient trop étroites pour les chars. Le By-pass prolongeait la route nationale 13 jusqu'à l'ouverture de la déviation de Bayeux aux normes autoroutières (voir : Autoroute française A13). Le réseau cyclable est encore très limité mais des aménagements sont prévus[26].

L'aéroport le plus proche se situe à Caen-Carpiquet21 km) et la liaison maritime vers l'Angleterre, la ligne Caen - Ouistreham - Portsmouth32 km).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous la forme Augustodurum au Ier siècle av. J.-C., civitas Baiocassium vers 400, Baiocas vers 410[27], Baieus en 1155[28].

Chef-lieu de l'ancien peuple gaulois des Badiocassi (voir ce nom), il s'agit du transfert du nom de la tribu au nom de leur cité[29], selon un processus fréquemment observé au Bas-Empire (cf. Paris, Angers, Limoges, Tours, etc.).

Le gentilé semble distinguer les Bajocasses des Bayeusains selon que les habitants sont respectivement natifs ou non de la localité[30].

Histoire

L'Aure.

Antiquité

Époque gallo-romaine (52 av. J.-C. à 313)

Plan d'Augustodurum.

Fondée à l'époque gallo-romaine, au Ier siècle av. J.-C. sous le nom d'Augustodurum, Bayeux est la capitale du Bessin autrefois territoire des Bajocasses, peuple de l'ancienne Gaule dont le nom apparaît dans Pline l'Ancien. Mais les preuves d'occupation humaine du territoire sont antérieures comme en témoigne le camp fortifié du cavalier d'Escures à Commes avec ses fortifications dominant la mer d'un côté et la vallée de l'Aure de l'autre. Un autre camp fortifié existait à Castillon d'une surface de trente-cinq hectares. Les historiens n'ont pas de preuves de l'existence d'une ville celte antérieure à l'intégration du Bessin dans l'Empire romain. Bayeux se limitait sans doute à des cabanes disséminées sur les bords de l'Aure et de la Drôme à l'emplacement de Saint-Loup-Hors et aux habitations des druides sur le mont Phaunus, à l'est de la ville, où ils célébraient leur culte. César envahit les Gaules et un de ses lieutenants, Titus Sabinus, entra dans le Bessin et le soumit à la domination romaine.

Les informations que nous possédons sur le Bayeux antique restent succinctes. La ville est citée par Ptolémée, qui vivait sous Antonin le Pieux, sous le nom de Noemagus Biducassium (pour Noviomagos Badiocasso : le nouveau marché des Badiocassi) et a gardé ce nom jusqu'à la domination romaine. Elle a été ensuite désignée sous le nom de Bajocassum. La grande rue actuelle en constituait déjà l'axe principal. Deux bâtiments thermaux, l'un sous l'actuelle église Saint-Laurent, l'autre sous l'ancienne poste, rue Laitière, sont attestés témoignant de l'adoption des coutumes et croyances romaines car on y a trouvé une tête sculptée de Minerve, conservée au musée Baron-Gérard. La mise au jour au XIXe siècle d'énormes blocs sculptés sous la cathédrale faisait pressentir l'existence d'un important édifice romain, ce qu'une campagne de fouilles menée en 1990 sur le bas-côté nord a confirmé. La ville a été bâtie à un carrefour important entre Noviomagus Lexoviorum (Lisieux) et Alauna (Valognes), axe que suit la decumanus maximus, l'actuelle Grand-rue. La ville s'est d'abord développée sur la rive ouest du fleuve, est devenue un centre commercial et artisanal important en Normandie. Sur le mont Phaunus, partagé entre Bayeux et Saint-Vigor-le-Grand, des fouilles archéologiques ont mis au jour des restes de nécropoles. Le mont Phaunus, ancien centre druidique, a fortement contribué à la construction de l'identité religieuse de la ville.

Antiquité tardive (313 à 496)

La cité s'entoure à la fin du IIIe siècle d'une enceinte quadrangulaire  castra de 450 × 350 mètres [Note 4], qui sera détruite au XVIIIe siècle[31], pour se protéger des invasions (rue des Chanoines). La cathédrale occupait l'angle sud-est. Le château médiéval, à l'emplacement de la place De Gaulle, était à l'angle sud-ouest. Au fond des jardins des rues Bourbesneur au sud (dans le fond de la cour de l'hôtel du Gouverneur) et Saint-Malo au nord, subsistent quelques pans de la fortification. Bayeux était alors une des cités les plus importantes de la Seconde Lyonnaise qui deviendra la Normandie. Elle était l'un des points forts du Litus Saxonicum, le système de défense côtier du Bas-Empire romain contre les pirates saxons et frisons. Une garnison romaine de lètes bataves y est attestée dans la notitia dignitatum. Les historiens situent le martyre de saint Floxel sous Maximin le Thrace vers 235-238 sur le mont Phaunus. Bayeux devient un évêché vers 360 avec saint Exupère[32], son premier évêque, qui y aurait impulsé le premier élan de l'évangélisation. Saint Vigor, évêque de Bayeux, y terrassa un dragon et créa un monastère. Au IVe siècle, après la déliquescence de Rome, des groupes de saxons originaires de Basse-Saxe parviennent à s'implanter dans la région de Bayeux qu'ils détruisirent[33] ; la région est alors appelée Otlinga saxonia. À la fin du VIe siècle, la population est christianisée, la ville prospère et devient un centre religieux. Au Ve siècle, avec la chute de l'Empire romain d'Occident, Bayeux est rattachée à la Neustrie, les évêques, parfois issus de la famille royale comme Hugues, le neveu de Charles Martel, augmentent leur pouvoir.

Durant l'époque carolingienne, Bayeux possède un important atelier monétaire d'où sortent des deniers d'argent. Curieusement, les États pontificaux créeront quelques siècles plus tard une monnaie de cuivre appelée baiocco en souvenir de cette pratique impériale[34].

Moyen Âge

En 847, les Bretons de Nominoë, en rébellion contre l'autorité franque et leur roi Charles le Chauve, poussent leurs incursions jusqu'aux environs de Bayeux[35].

Période normande

En 890, Rollon, à la tête des Normands de Basse Seine, mène une expédition contre le comte de Bayeux Bérenger II de Neustrie[36],[Note 5]. On suppose que Poppa, épouse « more danico » de Rollon, est sa fille.

Bayeux est reconstruite au début du Xe siècle, sous le règne de Bothon, compagnon de route de Rollon et comte du Bessin. En 846, les Bretons mènent un raid contre la ville et parviennent probablement à annexer dans la foulée l'Avranchin[38].

Au XIe siècle, cinq bourgs se créent à l'extérieur de l'enceinte, essentiellement au nord et à l'est, traduisant le développement de la ville pendant la période ducale. Lors de la minorité du duc Richard Ier de Normandie, une forte troupe avec des hommes d'armes du Cotentin, s'opposant à la mainmise sur la Normandie par le roi de France, s'était emparée de la place. Le duc Hugues vassal du roi mit le siège devant Bayeux[39],[Note 6]. Sous l'impulsion de l'évêque Hugues II et de son successeur, Odon de Conteville, demi-frère de Guillaume le Conquérant, la ville s'enrichit d'une nouvelle cathédrale, dédicacée en 1077. C'est pourtant à cette période que la ville perd de son influence. Guillaume le Conquérant décidant en 1050 d'installer la capitale de son duché à Caen. On peut voir sur la scène 22 de la tapisserie de Bayeux une représentation de la ville forte de Bayeux[40].

Extrait de la tapisserie de Bayeux.

Le , le roi d'Angleterre Henri Beauclerc, après avoir débarqué à Barfleur afin de conquérir le duché de Normandie possession de son frère Robert Courteheuse, se présente devant Bayeux. La ville, défendue par Gounier d'Aunay, partisan fidèle de Robert Courteheuse, est prise d'assaut le [41] et incendiée pour montrer l'exemple aux autres villes de Normandie[42].

Centre drapier normand, la cité épiscopale connaît un essor important au XIe siècle grâce à cette industrie textile. La ville intègre une vaste population d'éleveurs de moutons et une main-d'œuvre qualifiée travaillant la laine (teinturiers, fileurs, tisserands), exportant par la Manche et vers la Méditerranée des produits réputés. Elle est assez riche pour acheter une charte communale à Richard Cœur de Lion[43].

Sous les rois de France

L'annexion de la Normandie au domaine royal capétien en 1204 renforce l'importance politique et économique de la ville. Bayeux compte alors une vingtaine d'églises paroissiales ou chapelles. En 1256, Saint Louis lors de sa première venue en Cotentin passa par Bayeux[44].

Guerre de Cent Ans et peste noire

Entre le début du XIIe siècle et la fin de la guerre de Cent Ans, Bayeux souffre à plusieurs reprises de pillages, notamment en 1356, où la ville est incendiée par Philippe III de Navarre, père de Charles le Mauvais[45], et à la Noël 1388, à la suite d'une chevauchée du comte d'Arundel débarqué à Cherbourg, où il rembarquera pour l'Angleterre[46].

Restée à peu près intacte jusqu'en 1417 contrairement à d'autres villes normandes comme Avranches ou Caen, après le siège et la prise de Caen par le roi d'Angleterre Henri V, la ville ouvre ses portes aux Anglais[47] qui s'en emparent et la saccagent pendant de longues années en la forçant à se soumettre à « leur » roi.

Alors que la Normandie est en passe d'être reconquise par Charles VII, le , Thomas Kyriell débarque à Cherbourg à la tête d'une armée de secours dans l'objectif de gagner Caen où s'est retranché Edmond Beaufort, 2e duc de Somerset, et doit pour ce faire passer par Carentan, tenu par les Français, ou traverser la baie des Veys. Thomas Gough, le capitaine anglais de Bayeux, connaissant bien la région, décida de se porter au devant de l'armée de Kyriell, qui se trouva ainsi renforcée de 1 800 hommes. Les troupes anglaises n'atteindront jamais Caen, et seront battues le , à Formigny. S'ensuit le siège de Bayeux, du au , où Thomas Gough, qui avait échappé à la capture lors de la bataille de Formigny, s'était enfermé[48]. Le comte de Dunois reprend la ville et Charles VII amnistie ses habitants. L'année 1450 marque le début d'une période de prospérité, de nouvelles familles accèdent au pouvoir, les anciennes ayant été décimées par la guerre et les épidémies. On construit des maisons et manoirs à tours dont il reste une soixantaine disséminée dans la ville. Désormais, la pierre supplante progressivement le bois.

Pendant le conflit franco-anglais qui perturbe les échanges commerciaux et entraîne une baisse de la demande pour les textiles de luxe, Bayeux connaît un déclin et ne pourra reconstituer ses ressources industrielles après la guerre[Note 7].

La peste noire n'épargne pas la ville. En , autorisation est donnée aux chanoines de Bayeux de se disperser, « à cause de la mortalité »[49].

Temps modernes

La Renaissance a laissé peu de traces. Parmi les plus belles créations de l'époque, on trouve l'église Saint-Patrice construite entre 1544 et 1548 et l'architecture intérieure de la chapelle de l'ancien palais épiscopal.

En 1619, la peste noire s'installe à nouveau à Bayeux[50].

Époque contemporaine

Chars M4 Sherman et Jeep du 30e corps d'armée britannique traversant Bayeux en 1944, pendant la bataille de Normandie.
Chars M4 Sherman et Jeep du 30e corps d'armée britannique traversant Bayeux en 1944, pendant la bataille de Normandie.
Accueilli par une foule enthousiaste, le général de Gaulle marchant dans les rues de Bayeux le 14 juin 1944.
Accueilli par une foule enthousiaste, le général de Gaulle marchant dans les rues de Bayeux, le .
Le centre-ville en 2011.
Le centre-ville en 2011.

Bayeux, au XIXe siècle, célèbre pour son terroir agricole, ses dentelles et sa porcelaine ne subit pas de profondes modifications. Elle garde toujours son tracé médiéval et s'enrichit de demeures bourgeoises. Dès l'époque, on peut découvrir la célèbre tapisserie, dite « de la reine Mathilde», qui en est l'emblème. Une bibliothèque-musée ouvre ses portes en 1835.

La ville n'échappe pas aux bouleversements apportés par les découvertes scientifiques et techniques du XIXe siècle. La ligne de chemin de fer Paris-Cherbourg est inaugurée le par l'empereur Napoléon III et l'impératrice Eugénie, l'éclairage public au gaz fait son apparition en 1861, l'eau courante en 1886 et l'électricité en 1913. Le premier cinéma, le Cinéma Normandie ouvre en 1923.

La Seconde Guerre mondiale

En 1940, Bayeux est occupée par les troupes allemandes, ce qui permet à ces dernières de contrôler les côtes.

Les réseaux de résistance sont démantelés mais des noms restent, comme celui de Guillaume Mercader, coureur cycliste qui se servait de ses entraînements sur les routes du Bessin pour transporter des messages.

Le , au lendemain de l'opération Neptune, les troupes britanniques débarquées sur la plage Gold entrent dans Bayeux, qui devient, pour la France continentale, la première ville importante et sous-préfecture à être libérée.

Bayeux, miraculée, est épargnée lors des bombardements alliés et des combats de . Elle est en effet suffisamment loin de la côté pour échapper aux bombardements préventifs et a été choisie pour servir de ville-hôpital aux Britanniques afin d'y accueillir et soigner des milliers de blessés victimes des bombardements ou des combats de la bataille de Normandie (les victimes militaires qui y décèdent se retrouvent d'ailleurs dans le plus grand cimetière britannique de la Seconde Guerre mondiale. Les écoles, les monastères et les collèges sont transformés en hôpitaux de fortune. C'est ainsi une des rares villes du Calvados à être restée complètement intacte[51].

Le , dès son arrivée sur le sol français à Courseulles, le général de Gaulle se rend à Bayeux qu'il traverse à pied, entouré d'une foule enthousiaste, avant de prononcer un discours dans lequel il affirme l'appartenance de la France aux pays alliés. Il installe François Coulet, commissaire de la République institué par le Gouvernement provisoire de la République française dans l'actuelle sous-préfecture et désigne Raymond Triboulet sous-préfet après la révocation de Pierre Rochat, nommé par Vichy en 1942[52].

De nombreux monuments commémorent cette période, dont le plus grand cimetière britannique de la Seconde Guerre mondiale en France. Il accueille 4 648 tombes de soldats des deux camps, dont 3 935 Britanniques, 17 Australiens, huit Néo-Zélandais, un Sud-Africain, 25 Polonais, trois Français, deux Tchèques, eux Italiens, 7 Russes, 466 Allemands et un non-identifié. Sur un mémorial sont inscrits les noms de 2 808 soldats disparus : 1 537 Britanniques, 270 Canadiens et un Sud-Africain. Le musée mémorial de la Bataille de Normandie présente une riche collection d'uniformes du jour J.[réf. nécessaire]

Charles de Gaulle revient à Bayeux le pour inaugurer une stèle sur la place qui porte aujourd'hui son nom. Il prononce alors le discours de Bayeux dans lequel il présente les bases de ce qui deviendra la Constitution de 1958.

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Patrick Gomont, maire.

Chef-lieu d'arrondissement du Bessin, Bayeux est en la première sous-préfecture de France continentale libérée. À sa tête, le général de Gaulle nomme alors Raymond Triboulet. Depuis le , le sous-préfet de Bayeux est monsieur Gwenn Jeffroy, nommé par décret du président de la République du .[réf. nécessaire]

Anciennement centre de la quatrième circonscription, Bayeux est la principale ville de la cinquième circonscription législative du Calvados dite « Bessin - Côte de Nacre » dont le député est Bertrand Bouyx (La République en marche) depuis 2017. Le canton de Bayeux, redécoupé en 2014, comprend trente-quatre communes et est représenté par deux conseillers départementaux : Jean-Léonce Dupont (LC-UDI), ancien maire de Bayeux et ancien sénateur du Calvados, président du conseil départemental depuis 2015 et Mélanie Lepoultier (DVD), maire de Sommervieu et vice-présidente du conseil départemental.

Intercommunalité

Trente-six communes forment la communauté de communes Bayeux Intercom. Créée par Jean-Léonce Dupont, alors maire-adjoint de Bayeux en 1993, l'intercommunalité comprend l'ensemble du canton de Bayeux et certaines communes des cantons de Balleroy, Creully et Ryes.

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Depuis l'après-guerre, quatre maires se sont succédé à la tête de la commune.

Liste des maires depuis 1945
Période Identité Étiquette Qualité
[53]
(démission)
Henry Jeanne[54] RPF puis RS puis
UNR puis UDR
Chirurgien puis médecin-chef à l'hôpital de Bayeux
Conseiller général de Bayeux (1945 → 1973)
[55] Jean Le Carpentier[56] DVD puis UDF-PR
puis RPR
Agent général d'assurance puis expert foncier
Conseiller général de Bayeux (1973 → 1979 et 1985 → 1998)
[57] [58]
(démission)
Jean-Léonce Dupont UDF (PRIL) Directeur d'école de commerce international
Sénateur du Calvados (1998 → 2017)
Conseiller général de Bayeux (1998 → 2015)
1er vice-président du conseil général (2001 → 2011)
Président de Bayeux Intercom (1993 → 2000)
[59] en cours Patrick Gomont[60] UDF puis NC
puis LC-UDI
Expert-comptable
Conseiller régional de Normandie (2015 → )
Vice-président du conseil régional de Normandie[61] (2018 → )
Président de Bayeux Intercom (2008 → )
Réélu pour le mandat 2020-2026

Finances

La commune de Bayeux a fortement réduit son endettement depuis 2011 et présente en 2016 une situation financière saine, avec un taux d'endettement de 259  par habitant, très inférieur aux 941  par habitant qui est la moyenne dans les communes de 10 000 à 19 999 habitants[62].

Jumelage et villes amies

Équipements et services publics

Eau et déchets

Espaces publics

Musées

Centre Guillaume-le-Conquérant
Extrait de la tapisserie de Bayeux.

Le centre Guillaume-le-Conquérant expose la tapisserie de Bayeux (auparavant nommée « de la reine Mathilde »), inscrite au registre international Mémoire du monde de l'Unesco depuis . Le musée se trouve dans l'ancien séminaire dont la construction a débuté en 1693 sous l'impulsion de l'évêque François de Nesmond et qui abritait une communauté de frères lazaristes.

Musée Baron-Gérard

Le musée d'Art et d'Histoire Baron-Gérard qui regroupe une riche collection d'objets d'art et retrace l'histoire de la cité est situé dans l'ancien palais épiscopal, place de la Liberté. On peut y voir entre autres des œuvres de Gustave Caillebotte, Jacques Louis David, Jean-Baptiste Corot, Eugène Boudin, Maurice Utrillo, Kees van Dongen, Maurice de Vlaminck… L'établissement porte depuis 1959 le nom du baron Henri-Alexandre Gérard, donateur de nombreuses œuvres présentées au musée (à ne pas confondre avec François Gérard, peintre néoclassique et député de Bayeux qui était son oncle). Le musée a vocation à retracer l'histoire de Bayeux à travers ses collections d'objets archéologiques, la peinture, les arts graphiques, le mobilier, la porcelaine et la dentelle.

Musée de la Bataille de Normandie

Le musée mémorial de la Bataille de Normandie retrace les 76 jours qui suivirent le débarquement de Normandie qui furent dramatiques pour la région mais dont l'issue victorieuse pour les Alliés annonça la libération de l'Europe. Ce musée est consacré à la mémoire des combattants qui participèrent aux combats, au fronton, une phrase en latin rappelle qu'en 1944, les Britanniques sont venus libérer leurs vainqueurs de 1066 (bataille d'Hastings).

Médiathèque

La bibliothèque a été créée par l'administration révolutionnaire le pour gérer les milliers de documents saisis au clergé[63].

Elle occupait depuis 1983 une partie du Centre Guillaume-le-Conquérant où est exposée la tapisserie. Le fonds ancien regroupe environ 40 000 documents, dont six incunables[64]. La bibliothèque possède aussi un fonds J.-H. Rosny aîné offert par son petit-fils Robert Borel-Rosny.

Ce service municipal a fermé ses portes au public le pour être remplacé par une médiathèque intercommunale. Géré par Bayeux Intercom, l'établissement baptisé Les 7 lieux[65] a ouvert ses portes le [66]. Comme son nom l'indique, la médiathèque dispose de sept espaces : le hall d'entrée avec son coin café et presse, le plateau de lecture, une galerie avec salle d'exposition, une salle de travail, le forum pouvant accueillir 80 personnes, l'atelier-découverte et le patio avec sa grainothèque. L'ensemble se développe sur une superficie de 2 500 m2[67].

Salles de spectacle

  • La Halle aux Grains (325 places).
  • L'Auditorium (140 places).
  • La salle Saint-Laurent (200 places).
  • La Halle Saint-Patrice (100 places).

Cinéma

Il ne subsiste aujourd'hui qu'un établissement à Bayeux, le cinéma le Méliès, trois salles, 12 rue Genas-Duhomme. La ville a pourtant compté deux autres cinémas désormais fermés (Le Modern, rue des Bouchers, détruit en 1993, et le Cinéma Normandie, impasse Glatigny qui ouvrit en 1923 et fut le premier cinéma bayeusain, fermé en 1975 puis repris par un brocanteur pour sa brocante et fermé depuis à son tour).

La ville de Bayeux a accueilli quelques tournages de films, dont quelques scènes et dont une partie du montage se réalisa au cinéma Modern du Jour le plus long et La Petite Voleuse (dont on ne vit que peu de chose : l'entrée vitrée) de Claude Miller, long métrage se déroulant dans les années 1950 sorti en 1988 pour lequel se prêtaient bien les anciennes rues du centre-ville. En 2003 y est tourné Virus au paradis d'Olivier Langlois avec Richard Bohringer. En 2014, le film de Julie Lopes-Curval, Le Beau Monde, est tourné en partie à Bayeux et sur les plages du Bessin[68].

Sports

  • Huit stades (Henri-Jeanne, Baron-Gérard, Argouges, Laquerbe, Nihault, Saint-Julien, route de Littry et le stade de l'Ouest).
  • Cinq salles omnisports (Laquerbe, COSEC Saint-Julien, Pierre-de-Coubertin, Eindhoven, aire couverte).
  • Quatre espaces multisports (square du Bois-de-Boulogne, quartier Argouges, quartier Saint-Jean et Avenue de la Vallée-des-Prés).
  • Un skate-park.
  • Un practice de golf (3,5 hectares).
  • Une piscine municipale de trois bassins.

Enseignement

La commune de Bayeux est rattachée à l'académie de Caen. Bayeux compte dix écoles de la maternelle au cours moyen, une école spécialisée pour enfants handicapés, trois collèges, deux lycées d'enseignement général et un lycée technique et professionnel Caumont. Bayeux compte plus de 2000 enfants scolarisés en écoles maternelles et élémentaires, ainsi que 3500 collégiens et lycéens[69].

Établissements scolaires :
Écoles maternelles
  • École d'Argouges
  • École Louise-Laurent
  • École Reine-Mathilde
  • École de la Place-aux-Pommes
  • Groupe scolaire Letot-La Poterie
  • Groupe scolaire Bellevue
Écoles publiques
  • École d'Argouges
  • École Alain-Chartier
  • École Louise-Laurent
  • École Reine-Mathilde
  • Groupe scolaire Letot-La Poterie
  • Groupe scolaire Bellevue
Écoles privées
  • École Notre-Dame/Saint-Joseph
  • École Saint-Patrice
  • École du Sacré-Cœur
École spécialisée
  • École du Manoir-d'Aprigny
Collèges publics
  • Collège Alain-Chartier
  • Collège Letot
Collège privé
  • Collège Jeanne-d'Arc
Lycée public d'enseignement général
  • Lycée Alain-Chartier
Lycée privé d'enseignement général
  • Lycée Jeanne-d'Arc
Lycée professionnel et technique public
  • Lycée Arcisse-de-Caumont

Le lycée Arcisse-de-Caumont permet de préparer trois BTS (BTS Assistance technique d'ingénieurs, BTS Transport, BTS Comptabilité et gestion des organisations).

Le lycée Arcisse-de-Caumont accueille également la filière générale ES absente dans le lycée Alain-Chartier.

Santé

La ville de Bayeux compte deux centres hospitaliers :

  • Centre hospitalier de Bayeux, 13 rue de Nesmond ;
  • Clinique de la Croix-Rouge, 2 rue d'Aprigny.

Un Centre de rééducation fonctionnelle (C.R.F.) existe rue Louvière.

Foyers pour personnes âgées :

  • Foyer Georges-Clemenceau ;
  • Foyer Saint-Floxel.

Maisons de retraite :

  • Résidence "Le Champ-Fleury" ;
  • Résidence "Bellevue" ;
  • Résidence "Reine-Mathilde".

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[70],[Note 8].

En 2023, la commune comptait 12 659 habitants[Note 9], en évolution de −3,52 % par rapport à 2017 (Calvados : +2,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
10 5789 60010 41910 28010 30310 2429 8409 7659 360
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9 6679 4839 1388 5368 6148 3578 3478 1027 912
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 8067 7367 6387 2067 5257 3517 63710 24610 077
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
9 67811 45113 45714 72114 70414 96114 46613 51113 525
2021 2023 - - - - - - -
12 77512 659-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[71] puis Insee à partir de 2006[72].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 30,1 %, soit en dessous de la moyenne départementale (35,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 36,5 % la même année, alors qu'il est de 27,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 5 919 hommes pour 7 098 femmes, soit un taux de 54,53 % de femmes, largement supérieur au taux départemental (51,95 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[73]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,3 
90 ou +
3,0 
9,8 
75-89 ans
16,2 
19,0 
60-74 ans
22,4 
20,2 
45-59 ans
17,6 
15,6 
30-44 ans
13,8 
17,8 
15-29 ans
13,3 
16,3 
0-14 ans
13,6 
Pyramide des âges du département du Calvados en 2022 en pourcentage[74]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90 ou +
2,1 
7,5 
75-89 ans
10,4 
18,3 
60-74 ans
19,5 
19,4 
45-59 ans
18,7 
17,6 
30-44 ans
16,9 
19 
15-29 ans
17,1 
17,3 
0-14 ans
15,2 

Manifestations culturelles et festivités

  • La Fête médiévale (depuis 1987) et le Salon du livre médiéval (depuis 1999) réunissent artisans, artistes de rue et écrivains chaque premier week-end de juillet autour de la cathédrale.
  • Le prix Bayeux Calvados-Normandie des correspondants de guerre récompense les meilleurs reportages sur les conflits du monde. En 2007 a été inauguré un jardin blanc, le Mémorial des reporters de Bayeux, dédié aux journalistes tués au cours de l'exercice de leur profession depuis 1944, réalisé par Reporters sans frontières et la ville de Bayeux.
  • Le Festival international du cirque, créé en 2005, a lieu tous les deux ans début mars.
  • La ville de Bayeux organisait le festival Calvadose de Rock à Sully chaque année au début du mois d'août de l'an 2000 à 2012.
  • Le Festival des jeux.
  • "Graine de mots" organisé tous les deux ans en février met en valeur les mots, sous toutes les formes, théâtre, contes et chansons.
  • Le Festival Tout un foin.

Sports et loisirs

L'équipe première du Bayeux Football Club évolue pour la saison 2017/2018 en National 3.

Des associations proposent la pratique de nombreux sports : boxe, gymnastique, escrime, aïkido, athlétisme, badminton, basket-ball, croquet, cyclisme, handball, judo, karaté (kyokushin et shotokan), lutte, musculation, natation, pêche, pétanque, plongée, Qwan Ki Do, taekwondo, tai-chi-chuan, rugby, flag, tennis, tennis de table, tir sportif, tir à l'arc, volley-ball et football américain (l'Overlord).

La ville de Bayeux accueille et/ou organise quelques évènements sportifs comme les Foulées LCL-Ville de Bayeux, tous les ans en mars ou la course à la bayeusaine en septembre (VTT-course à pied).

Cultes

Bayeux fut le siège d'un diocèse catholique dès le IVe siècle, le premier évêque fut Exupère. En 1855, est créé le Diocèse de Bayeux et Lisieux qui compte huit doyennés et cinquante et une paroisses, le diocèse appartient à la province ecclésiastique de Rouen. L'évêque actuel est Jean-Claude Boulanger depuis 2010 et l'évêché est situé rue Lambert-Leforestier à Bayeux. Le séminaire n'existe plus depuis 1969, il abrite désormais le Musée de la tapisserie. Aujourd'hui, Bayeux appartient au doyenné du Pays du Bessin et à la paroisse Notre-Dame du Bessin qui regroupe trente communes et 26 000 habitants[75]. La cathédrale et l'église Saint-Patrice accueillent encore des messes régulières.

Il existe un couvent de bénédictines depuis 1648, le monastère de la Sainte-Trinité, un temple protestant, ainsi qu'une église évangélique, l'Église biblique baptiste de Bayeux.

Culte catholique

  • Cathédrale Notre-Dame, rue du Bienvenu.
  • Église Saint-Patrice, rue d'Étreville.
  • Église de la Sainte-Trinité, rue Saint-Loup (couvent des Bénédictines).
  • Église Saint-Exupère, route de Caen.
  • Église Saint-Laurent, rue Saint-Laurent (auditorium).
  • Église Saint-Pierre-Maubant de Bayeux.
  • Chapelle des Augustines, allée des Augustines (centre hospitalier, ancien Hôtel-Dieu). C'est Marie-Madeleine de la Hunaudière (1619-1680), née à Colomby qui fonda en 1644 la communauté des Augustines hospitaliers de Bayeux[76].
  • Chapelle du couvent des Sœurs de la Charité, rue du Marché.
  • Chapelle de l'ancien couvent des Ursulines, rue Saint-Patrice (école primaire Alain Chartier).
  • Chapelle du Grand Séminaire, allée des Augustins (salle d'expositions).
  • Chapelle de la Miséricorde, rue du Général de Dais.
  • Chapelle de la résidence Champs Fleury, rue Saint-Expère.

Culte protestant et évangélique

  • Temple réformé, impasse Prudhomme.
  • Église biblique baptiste de Bayeux, rue Nesmond.
  • Église néo-apostolique, boulevard d'Eindhoven.

Culte millinariste

  • Salle du royaume des témoins de Jéhovah, rue d'Argouges.

Médias

Il existe un journal bi-hebdomadaire, La Renaissance - Le Bessin fondé en 1944 et publié à Bayeux. Il existe également Le Bessin libre, hebdomadaire local rattaché à La Manche libre. Enfin, le quotidien Ouest-France publie aussi une édition « Bayeux-Caen ».

Plusieurs titres ont disparu comme Les Nouvelles de Bayeux et du Bessin, L'Indicateur de Bayeux, Le Journal de Bayeux, L'Écho bayeusain et Le Courrier du Bessin.

Économie

Le territoire de l'agglomération comprend six zones d'activités. Trois sont implantées sur la commune : Zone de la Résistance (37 hectares); zone de la route de Caen (10 ha), Parc Ouest (5,3 ha), ce dernier est réservé aux entreprises du secteur tertiaire. Le parc de Nonant (8 ha) et la ZAC des Lonchamps (35 ha) sont situés à proximité de la ville.

Les secteurs d'activité principaux sont :

  • Agro-alimentaire ;
    • Frial, (plats surgelés) à Saint-Martin-des-Entrées, 400 employés,
    • Lactalis, 280 employés,
    • Prodis Boissons (commerce de gros de boissons), 180 employés,
    • cidrerie Viard.
  • santé (Hôpitaux) : 1 000 employés ;
  • banque (LCL Le Crédit Lyonnais, 480 employés) ;
  • industrie ;
    • Etamic, 125 employés,
    • SNEC, 115 employés,
  • Piercan, 90 employés.
  • tourisme : Bayeux est dénommée « commune touristique » depuis [77].

L'usine Moulinex a fermé en , elle employait 441 personnes.

Le premier supermarché de l'enseigne Champion a ouvert en 1969 à Bayeux.

Taux de chômage (2009) : 14,2 %[78].

La commune se situe dans la zone géographique des appellations d'origine protégée (AOP) Beurre d'Isigny et Crème d'Isigny[79].

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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