Éthique des données

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L’éthique des données Big Data ethics » en anglais) désigne la réflexion et la mise en œuvre de bonnes pratiques relatives à la protection des données, en particulier le stockage et l'utilisation des données d'entreprises et des données personnelles.

Avec la démocratisation de l'informatique dans le monde de l'entreprise comme chez les particuliers, la quantité de données numériques générées a augmenté de manière exponentielle. L'adoption de technologies comme la 5G ou l'internet des objets, ainsi que le développement des smartphones, a également contribué à cet essor[1].

En 2020, 64 zettaoctets (mille milliards de gigaoctets) de données ont été générés à l'échelle mondiale. Ce volume a atteint 181 zettaoctets en 2025[2], lorsque les prévisions annonçaient plus de 180 zettaoctets[3].

Nombre de ces données, notamment les données personnelles, ont un caractère sensible, que ce soit pour les personnes directement concernées ou indirectement pour la société en général. On peut notamment penser à la question des données de santé[4],[5].

C'est dans ce contexte que l'éthique des données est de plus en plus présente dans le domaine du numérique.

Principes

En France, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) identifie cinq principes de protection des données personnelles[6] :

  • Le principe de finalité : l'enregistrement et l'utilisation de données personnelles doit répondre à un besoin et à un but précis, légal et légitime,
  • Le principe de proportionnalité et de pertinence : les données personnelles utilisées doivent être strictement nécessaires pour l'obtention du but indiqué,
  • La durée limitée de la conservation des données : l'enregistrement des données personnelles doit avoir une limite dans le temps,
  • La sécurité et la confidentialité : l'organisme disposant des données personnelles doit s'assurer que seules les personnes autorisées puissent avoir accès aux données personnelles,
  • Le respect du droit des personnes[7].

Exercice des droits

Les entreprises et les administrations peuvent générer et stocker des données d'utilisateurs.

Depuis l’entrée en vigueur du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD)[8] en , chaque service qui traite des données à caractère personnel, dénommé « responsable du traitement », se doit de se conformer au règlement européen et doit permettre à ses utilisateurs d'exercer leurs droits plus facilement (accès aux données détenues, rectification, suppression, droit à l'oubli, etc.). Pour ce faire, chaque organisme doit se doter d'un Délégué à la Protection des Ponnées (DPO)[9] qui servira de point de contact pour les utilisateurs.

Sécurité et mise en œuvre

Les organismes chargés du traitement des données sont tenus de garantir leur sécurité. Dans son "Guide de la sécurité des données personnelles", la CNIL détaille une vingtaine de précautions techniques et organisationnelles pour respecter l'éthique des données. Ces mesures incluent notamment la sensibilisation des utilisateurs, l'authentification et la gestion des habilitations, la sécurisation des infrastructures (postes de travail, serveurs, réseaux), l'archivage sécurisé, l'encadrement des échanges et de la sous-traitance, ainsi que l'utilisation du chiffrement pour garantir l'intégrité des données.

Éthique des données des mineurs

Actualités et législation

Notes et références

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