Fils d'Étienne et de Marianne Barathieu et frère de Victor Balsenq, Étienne Balsenq quitte l'Aveyron pour gagner sa vie à Paris[1] où il exerce divers petits métiers notamment celui de cocher. En contact avec les groupes blanquistes dès 1867, il entrepose chez lui les armes ayants servies pour l'attaque ratée du 14 août 1870 contre la caserne des pompiers de la Villette menée par Émile Eudes et Gabriel Brideau[2]. Après avoir réussi à échapper à la police, il devient imprimeur et gérant du journal de Blanqui La Patrie en danger[1].
Capitaine au 138e bataillon fédéré lors du 18 mars 1871, il rejoint la Commune de Paris et devient le 19 avril 1871, commissaire spécial à la gare du Nord et enfin commissaire central du 13e arrondissement. Blessé le 23 mai, il est arrêté, enfermé à l'Orangerie puis déféré devant le troisième conseil de guerre. Refusant de signer les procès-verbaux du conseil, il est condamnée à la déportation en Nouvelle-Calédonie le 15 avril 1872[3].
Revenu en France après avoir été gracié le 8 mai 1879[4], il devient employé auxiliaire à la Caisse municipale[2] puis membre de l'administration de La Voie du Peuple[5], éphémère journal socialiste fondé en 1887 par Jules Guesde. Il est déclaré comme un « assidu de La Petite République » par Gérault-Richard avant sa mort[6].