Étienne Bézout
mathématicien français
From Wikipedia, the free encyclopedia
Étienne Bézout, né à Nemours le et mort aux Basses-Loges, dans la paroisse d’Avon, le , est un mathématicien français. Il est passé à la postérité pour le théorème de Bachet-Bézout en arithmétique, pour le bézoutien, utilisé en algorithmique, et pour son théorème sur le nombre de points d'intersection de deux courbes algébriques, résultat crucial en géométrie algébrique.
| Naissance |
Nemours |
|---|---|
| Décès |
(à 53 ans) Avon |
| Nationalité | française |
| Domaines | arithmétique, algèbre |
|---|---|
| Institutions | Académie des sciences (France) |
| Renommé pour |
Identité de Bézout Théorème de Bézout |

Biographie
Fils d'un magistrat de Nemours, Pierre Bézout, et de Jeanne-Hélène Filz, il est nommé par Étienne François de Choiseul en 1763 examinateur des gardes de la marine[1]. Puis, il est chargé de la rédaction d'un cours de mathématiques qui conduira au Cours de mathématiques à l'usage des gardes du pavillon et de la marine. À la mort de Charles-Étienne Camus en 1768, il est nommé examinateur des élèves du corps de l'artillerie et rédige le Cours complet de mathématiques à l'usage de la marine et de l'artillerie[1], qui devient plus tard le livre de référence des candidats au concours d'entrée à l'École polytechnique.
Il est également l'auteur d'une Théorie générale des équations algébriques, publiée en 1779, consacrée à la théorie de l'élimination et aux fonctions symétriques des racines d'une équation algébrique[1] : il utilise les déterminants dans un article de l’Histoire de l'Académie royale, parue en 1764, mais ne traite pas de la théorie générale.
Il est nommé adjoint mécanicien à l'Académie royale des sciences le [1], associé mécanicien-géomètre le , puis pensionnaire mécanicien surnuméraire le , enfin pensionnaire mécanicien le .
Il meurt prématurément le 27 septembre 1783, possiblement à la suite des émanations de l'éruption catastrophique du volcan islandais Laki de 1783, qui a augmenté notablement le taux de mortalité en Europe fin 1783, époque où sont morts également Euler et d'Alembert[2]. Sa sépulture est dans l'église Saint-Pierre d'Avon.
Publications

- Cours de mathématiques à l'usage des gardes du pavillon et de la marine, première partie Éléments d'arithmétique, Imprimerie Ph.-D. Pierres, Paris, 1781 (lire en ligne)
- Cours de mathématiques à l'usage des gardes du pavillon et de la marine, seconde partie contenant les éléments de géométrie, la trigonométrie rectiligne & la trigonométrie sphérique, Imprimerie Ph.-D. Pierres, Paris, 1782 (lire en ligne)
- Cours de mathématiques à l'usage des gardes du pavillon et de la marine, troisième partie, contenant l'algèbre et l'application de cette science à l'arithmétique et la géométrie, chez J. B. G. Musier, Paris, 1766 (lire en ligne)
- Cours de mathématiques à l'usage des gardes du pavillon et de la marine, quatrième partie, contenant les principes généraux de la mécanique, précés des principes de calcul qui servent d'introduction aux sciences physico-mathématiques, imprimerie Baudelot et Eberhart, Paris, an IV (lire en ligne)
- Suite du cours de mathématiques à l'usage des gardes du pavillon et de la marine contenant le traité de navigation, chez J. B. G. Musier, Paris, 1769 (lire en ligne)
- Cours de mathématiques, à l'usage du corps de l'artillerie, tome 1, contenant l'arithmétique, la géométrie et la trigonométrie rectiligne, chez Richard, Caille et Ravier libraires, Paris, an VIII (lire en ligne)
- Cours de mathématiques, à l'usage du corps de l'artillerie, tome 2, contenant l'algèbre et l'application de l'algèbre à la géométrie, Imprimerie Ph.-D. Pierres, Paris, 1788 (lire en ligne)
- Cours de mathématiques, à l'usage du corps de l'artillerie, tome 3, contenant les principes généraux de la mécanique, & l'hydrostatique ; précédés des principes de calcul qui servent d'introduction aux sciences physico-mathématiques, Imprimerie Ph.-D. Pierres, Paris, 1788 (lire en ligne)
- Cours de mathématiques, à l'usage du corps de l'artillerie, tome 4, contenant l'application des principes généraux de la mécanique à différents cas de mouvement & d'équilibre, chez Richard, Caille et Ravier libraires, Paris, an VII (lire en ligne)
- Théorie générale des équations algébriques, Imprimerie Ph.-D. Pierres, Paris, 1779 (lire en ligne)
- Cours de mathématiques à l'usage des gardes du Pavillon et de la Marine. Impr. Baudelot & Eberhart, Paris, 1795. Texte disponible en ligne sur LillOnum: 3ème partie ; 4ème partie ; Suite de la 4ème partie
Mémoires de l'Académie royale des sciences
- Mémoire sur les Courbes dont la rectification dépend d'une quantité donnée, 1758, p. 65-80 (lire en ligne)
- Mémoire sur plusieurs classes d'équations de tous les degrés qui admettent une solution algébrique ; 1762, p. 17-52 (lire en ligne)
- Recherches sur le degré des Équations résultantes de l'évanouissement des inconnues, & sur les moyens qu'il convient d'employer pour trouver ces équations, 1764, p. 288-338 (lire en ligne)
- Mémoire sur la résolution générale des équations de tous les degrés, 1765, p. 533-552 (lire en ligne)
- Formules calculées par Monsieur Bézout ajoutées au Mémoire sur quelques expériences relatives à la dioptrique par M. le Duc de Chaulnes, 1767, p. 468-470 (lire en ligne)
- Avec Lavoisier et Vandermonde, Expériences faites par ordre de l'Académie, sur le froid de l'année 1776, 1777, p. 505-526 (lire en ligne)
Mémoires de mathématique et de physique présentés à l'Académie royale des sciences
- Mémoire sur les quantités différencielles, qui n'étant point intégrables par elles-mêmes, le deviennent néanmoins quand on leur joint des quantités de même forme qu'elles, Imprimerie royale, Paris, 1760, tome 3, p. 326-343 (lire en ligne)
- BEZOUT (M.), dans Table générale des matières contenues dans l'"Histoire" et dans les "Mémoires de l'Académie royale des sciences", chez Panckoucke, Paris, 1768, tome 7, 1751-1760, p. 115-116 (lire en ligne)
- BEZOUT (M.), dans Table générale des matières contenues dans l'"Histoire" et dans les "Mémoires de l'Académie royale des sciences", chez Panckoucke, Paris, 1774, tome 8, 1761-1770, p. 132-133 (lire en ligne)
- BEZOUT (M.), dans Table générale des matières contenues dans l'"Histoire" et dans les "Mémoires de l'Académie royale des sciences", Imprimerie de Moutard, Paris, 1786, tome 9, 1771-1780, p. 137 (lire en ligne)
Bibliographie
- Nicolas de Condorcet, « Éloge de M. Bezout », Histoire de l'Académie royale des sciences - Année 1783, , p. 69-75 (lire en ligne).
- Liliane Alfonsi, Étienne Bézout (1730-1783) : Mathématicien des Lumières, Paris, L'Harmattan, , 414 p. (ISBN 978-2-296-56553-1).
- Liliane Alfonsi, « Un « savant » du siècle des Lumières : Étienne Bézout (1730-1783), mathématicien, académicien et enseignant », sur Images des mathématiques, CNRS.
Hommages
Une rue de Paris porte son nom, depuis 1867.
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la recherche :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Académie des sciences : Les membres du passé dont le nom commence par B
- (en) John J. O'Connor et Edmund F. Robertson, « Étienne Bézout », sur MacTutor, université de St Andrews.
- Ouvrages de Bézout numérisés par le SCD de l'Université de Strasbourg
- Texte de Bézout (1764) sur la résolution des équations algébriques, en ligne et commenté sur Bibnum
