Étienne Davignon
homme d'affaires belge
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Étienne Davignon est un homme politique et homme d'affaires belge né le à Budapest (royaume de Hongrie) et mort le à Bruxelles (Belgique).
| Comte |
|---|
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 93 ans) |
| Nom de naissance |
Étienne François Jacques Davignon |
| Nationalité | |
| Formation |
Université catholique de Louvain (doctorat en droit (en)) UCLouvain Saint-Louis Bruxelles |
| Activités |
Diplomate (- |
| Famille | |
| Père |
Jacques Davignon (d) |
| Mère |
Jacqueline de Liedekerke de Pailhe (d) |
Biographie
Origines familiales et vie privée
Étienne François Jacques Davignon, parfois appelé « Stevie Davignon » ou « Le vicomte »[1] est issu d'une famille de diplomates.
Il est le fils du vicomte Jacques Davignon, docteur en droit, ambassadeur honoraire du roi des Belges et de la comtesse Jacqueline de Liedekerke, dame d'honneur de la reine Élisabeth[2]. Il est marié à Françoise de Cumont. Ils ont trois enfants[2]. Il était le compagnon d'Antoinette Spaak, ancienne femme politique belge et fille de Paul-Henry Spaak.
Formation
Étienne Davignon commence ses études de droit aux Facultés universitaires Saint-Louis (à Bruxelles), les poursuit à l'Université de Louvain où il obtient un doctorat[3]. Il complète sa formation par un diplôme en économie et un baccalauréat spécial en philosophie thomiste.
Carrière professionnelle
Étienne Davignon est chef de cabinet de Paul-Henri Spaak et de Pierre Harmel de 1964 à 1969. En 1969, il devient le directeur général de la politique étrangère[4].
En 1970, le rapport Davignon (en) qu'il a rédigé est approuvé par le Conseil de l'Union européenne[5].
Il est également le premier président de l’Agence internationale de l'énergie de 1974 à 1977, le vice-président de la Commission européenne de 1981 à 1985 et président de l'Institut royal des relations internationales[6]. Il est membre du groupe Bilderberg depuis 1974, président jusqu'en 1999, puis président honoraire[7].
En 1985 il entre à la Société générale de Belgique dont il est le président d' à , puis vice-président jusqu'à la fusion du de la Société générale de Belgique et de Tractebel[8].
En 2001, il contribue à la fondation de la compagnie aérienne belge Brussels Airlines qui succède à la Sabena et absorbe la compagnie Virgin Express tout en desservant 70 destinations[9].
De 2003 à 2010, il est vice-président de Suez Tractebel[10].
Procès potentiel pour l'arrestation de Patrice Lumumba
Le , le parquet fédéral belge requiert le renvoi devant le Tribunal correctionnel de Bruxelles d’Étienne Davignon dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat en 1961 de l’ancien Premier ministre de la République démocratique du Congo (RDC), Patrice Lumumba. Davignon est accusé de culpabilité « pour détention et transfert illicite d’un prisonnier de guerre, pour l’avoir privé du droit d’être jugé de manière impartiale et pour lui avoir fait subir des traitements humiliants et dégradants »[11]. Au moment de l’indépendance du Congo et de la mise à l'écart du pouvoir de Patrice Lumumba en , le diplomate stagiaire Étienne Davignon avait été envoyé dans la région par le ministère des Affaires étrangères. Déjà interrogé par la commission d’enquête parlementaire, Davignon n’a cessé de nier toute implication des autorités belges dans l’assassinat[12].
Fonctions et mandats
- Président de la Table ronde des industriels européens (ERT), de l'AG et du CA de l'ICHEC Brussels Management School[13], de la Société générale de Belgique, Union minière du Haut Katanga (UMHK), de la Compagnie maritime belge, de la Compagnie des wagons-lits, Recticel, SN Airholding, du palais des Beaux-Arts de Bruxelles.
- Vice-président d’Accor, Arbed, Tractebel, Fortis Belgique, Umicore, Sibeka.
- Membre du conseil d'administration de Anglo American Mining, Gilead Sciences, ICI, Pechiney, Foamex, Kissinger Associates, Fiat, Suez, BASF, Solvay, Sofina, Recticel, CMB, Cumerio, Brussels Airlines, BIAC, Petrofina, Real Software.
- Président de l’Association pour l’union monétaire en Europe depuis 1991, de la Fondation Paul Henri Spaak et d'EGMONT.
- Membre de la Commission trilatérale et de la Fondation Ditchley.
- Membre du directoire du think tank Centre for European Policy Studies. Ainsi que président de Friends of Europe, un think tank influent.
- Président du comité de direction du groupe Bilderberg de 1998 à 2010[14].
Étienne Davignon a présidé le Forum des entreprises pour le multilinguisme, un document qui analyse le rapport entre les compétences linguistiques, la compétitivité économique et professionnelle dans un monde globalisé. Le document passe en revue, de façon détaillée, tous les éléments nécessaires pour aider une entreprise à accéder à de nouveaux marchés et à de nouveaux contrats d'affaires. Le document a été élaboré à partir des rapports de recherche, des études de cas, des interviews et de l'expérience personnelle des membres du Forum[15].
Mort
Étienne Davignon meurt le 18 mai 2026 à Bruxelles (Belgique)[16].
Distinctions
- En 2004, le roi Albert II lui a conféré le titre de ministre d'État[17]
- Le roi Philippe lui accorde le titre de comte transmissible à tous ses descendants en 2018[2].
- Grand-croix de l'ordre de Léopold II, commandeur de l'ordre de la Couronne (Belgique)[2]
- Grand officier de la Légion d'honneur (France), grand-croix de l'ordre du Mérite (Luxembourg), grand-croix de l'ordre d'Isabelle la Catholique (Espagne), grand-croix de l'ordre Al Mérito (Chili), grand officier de l'ordre de la République (Tunisie), grand officier de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand (Saint-Siège), grand officier de l'ordre de la Couronne de chêne (Luxembourg), grand officier de l'ordre du Dannebrog (Danemark), grand officier de l'ordre du Lion (Finlande), grand officier de l'ordre de l'Aigle aztèque (Mexique), grand officier de l'ordre du Cèdre (Liban), grand officier de l'ordre de la Valeur (Cameroun), grand officier de l'ordre du Mérite (Autriche), grand officier de l'ordre du Mérite (Allemagne), grand officier de l'ordre du Drapeau (Yougoslavie), grand officier de l'ordre du Mérite (Italie), grand officier de l'ordre du Soleil Levant (Japon), grand officier de l'ordre Bintang Jasa Utama (Indonésie), grand officier de l'ordre d'Al Istikal (Jordanie)[2],[18]
- Commandeur de l'ordre de la Couronne (Thaïlande), commandeur de l'ordre de Saint-Olaf (Norvège), commandeur de l'ordre national de la Côte d'Ivoire, commandeur de l'ordre du Léopard (Zaïre), commandeur de l'ordre de l'Étoile polaire (Suède), commandeur de l'ordre d'Orange-Nassau (Pays-Bas), commandeur de l'ordre du Ouissam Alaouite (Maroc), commandeur de l'ordre national du Zaïre, commandeur de l'ordre Tudor Vladimirescu (Roumanie)[2],[18].
- Officier de l'ordre du Phénix (Grèce), officier de l'ordre des Saint-Michel et Saint-George (Royaume-Uni)[2],[18].
