Étienne François Joseph Schwendt

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Étienne François Joseph Schwendt, né le à Strasbourg et mort le à Saint-Maur-des-Fossés, est un homme politique et magistrat français.

Député du tiers état aux États généraux de 1789, il siège jusqu'à la fin de la session de l'Assemblée nationale constituante le et devient ensuite conseiller à la Cour de cassation, jusqu'à sa mort.

Noble alsacien

M. Schwendt. Collection des portraits des deputés a l'Assemblée nationale de 1789, Musée Carnavalet, Paris.

Étienne François Joseph Schwendt est né le à Strasbourg[1],[2],[3]. Catholique, il est le fils de Jean Nicolas Schwendt, syndic du directoire de la noblesse immédiate de Basse-Alsace et subdélégué de l'intendant d'Alsace, et de Béatrice Neuweg[2].

Il suit des études de droit à Strasbourg à partir de [2]. Il est syndic du directoire de la noblesse immédiate de Basse-Alsace[4],[5],[1],[6],[2] et subdélégué de l'intendant d'Alsace[5]. Il est membre de l'Assemblée provinciale de [2].

Député

Le [1],[2], il est élu député du tiers état de la ville de Strasbourg aux États généraux[4],[1],[5],[3],[2] avec 97 voix sur 126 votants[1]. Il est le second député du tiers état de Strasbourg élu, après Jean de Turckheim[5]. Son élection permet d'élire un catholique après un protestant, conformément au vœu de la municipalité de Strasbourg[6].

À l'Assemblée nationale constituante, il est partisan des réformes, prête le serment du Jeu de paume et fait partie du comité des Finances. Le , il est élu membre de l'administration du département du Bas-Rhin mais cette élection est annulée[1]. Le , il s'oppose à l'abandon des poursuites contre François-Joseph Westermann, accusé d'être un des auteurs des émeutes de l'été à Haguenau[7],[1].

Juge à la Cour de Cassation

Après la fin de la session de l'Assemblée nationale constituante, il est juge à la cour de cassation. Suspendu sous la Terreur, il est réintégré sous le Directoire[2]. Rallié au Consulat, il devient conseiller de préfecture le 1er germinal an VIII ()[1].

Il devient membre de la Légion d'honneur le 25 prairial an XII () et est fait chevalier de l'empire le . À partir de la réorganisation de la Cour de cassation, il y porte le titre de conseiller et conserve cette fonction jusqu'à sa mort[1].

Il meurt le à Saint-Maur-des-Fossés[8],[a].

Mariage

Étienne François Joseph Schwendt épouse Marie Caroline Victoire Grau, fille de Philippe Grau, avocat au Conseil souverain d’Alsace[2].

Titre de noblesse

Chevalier de l'empire le [1].

Décoration

Notes et références

Voir aussi

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