Étienne de Montauban

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Décès
Activité
Étienne de Montauban
Chromo publicitaire, vers 1888.
Biographie
Naissance
Décès
Activité

Étienne de Montauban est un célèbre chef de flibustiers, mort à Léogâne (Saint-Domingue) en 1710[1]. On ignore la date et le lieu de sa naissance et les causes qui l’amenèrent à embrasser le genre de vie des fameux écumeurs de mer des Antilles.

Il joint l’habileté d’un marin consommé à une bravoure à toute épreuve. Il acquiert un rapide ascendant sur ses compagnons. A la tête d’équipages majoritairement composés de Français résidant aux îles de l'Amérique, il fait une guerre acharnée pendant vingt ans aux Espagnols et aux Anglais en prenant pour principal théâtre de ses exploits les côtes de la Nouvelle-Espagne, de Carthagène des Indes, du Mexique, de la Floride, de la Nouvelle-York, de la Guinée, des Canaries et du Cap Vert.

En 1691, il va ravager la côte de Guinée et détruit le fort de Sierra-Leone. Trois ans plus tard, Montauban amene en France et vend plusieurs prises faites sur les Anglais dans les mers d’Amérique. En 1695, il quitte Bordeaux sur une corvette de 34 canons, retourne sur les côtes de Guinée où il capture ou rançonne un grand nombre de navires hollandais et anglais. Il croise ensuite sur les côtes d’Angola, aborde un bâtiment anglais de 52 canons, s'en empare, lorsque le feu prend aux poudres et fait sauter les deux vaisseaux.

Échappé comme par miracle à l'explosion, Montauban parvient, avec quelques-uns de ses compagnons, à gagner la côte. Il y est accueilli par des Africains qu'il connaissait pour avoir pratiqué la traite avec eux auparavant. Au bout de quelque temps, il peut s’embarquer sur un navire portugais, gagner les Antilles. C'est de là qu'il revient en France.

Œuvres

Son nom apparaît sur la Relation du voyage du sieur de Montauband, capitaine de flibustiers, en Guinée, en l’année 1695, publiée d'abord à Bordeaux en 1697[2] puis en Hollande à la suite de la traduction de Las Casas[3], Tyrannies et cruautés des Espagnols (Amsterdam, 1698, in-12)[4]. Selon Maxime Martignon[5], le texte pourrait avoir été écrit avec l'aide de plusieurs auteurs, dont Jules Bellet, chanoine de Cadillac et signataire de la préface du livre.

Notes et références

Source

Liens externes

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