Île aux Corsaires
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| Arrondissement administratif | |
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0 km2 |
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| Catégorie UICN |
IV (aire de gestion des habitats ou des espèces) |
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L’île aux Corsaires est une île située entre l'Ourthe et le canal de l'Ourthe, sur la section d'Angleur de la commune de Liège, dans la province de Liège, en Belgique. Sa pointe orientale est classée comme réserve naturelle pour protéger les pelouses calaminaires qu'elle héberge.
L'île aux Corsaires est située entre l'Ourthe et le canal de l'Ourthe, juste en aval du point de confluence de l'Ourthe avec la Vesdre : sa partie occidentale est occupée par le centre commercial de Belle-Île ; vers l'est se trouvent successivement les bureaux de la Compagnie intercommunale liégeoise des eaux, le Guichet de la Navigation de Liège du Service public de Wallonie, et la station d'épuration des Grosses Battes[1] ; la pointe orientale est classée en réserve naturelle sur une superficie de 2,56 ha[2].
Étymologie
Histoire
Depuis 1837, ce site a été utilisé par la Société des mines et fonderies de zinc de la Vieille-Montagne qui y entassait des scories métallifères, résidus de son activité, toutefois l'île, artificielle, n'a été créée que lors du creusement du canal latéral à l'Ourthe, mis en service en 1847. À la fin du XIXe siècle, le terril de scories qui atteignait plusieurs dizaines de mètres d'épaisseur a été exploité pour la construction de routes et de voies ferrées[4], si bien qu'en 1925 il n'en restait qu'un vaste plateau[2]. L'intérêt biologique des pelouses calaminaires colonisant ces sols pollués par des métaux lourds est souligné dès 1959[5]. À partir de 1966, les dépôts de scories cessent en raison de la modification des techniques de production du zinc[2]. Resté à l'abandon, le site sert de terrain de jeux ou de motocross, ou encore de décharge sauvage[4]. En 2002, la zone est reprise à l'inventaire Natura 2000 comme « terrain vague dépendant de l'Usine de la Vieille Montagne à Chênée (site également calaminaire) », faisant partie du « site de la vallée de l'Ourthe entre Comblain-au-Pont et Angleur »[6],[7]. En 2005, la société Umicore, qui a repris les activités de la Vieille-Montagne, propose à l'association Natagora une convention de gestion, l'autorisant à créer une réserve naturelle pour protéger la flore calaminaire sur le site dont Umicore reste propriétaire[2].
