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Ülle Madise

femme d'État, juriste et universitaire estonienne (1974–) From Wikipedia, the free encyclopedia

Ülle Madise, née Anton le à Tartu, est une juriste et universitaire estonienne, élue présidente de la république d'Estonie le .

Premier ministreKristen Michal
PrédécesseurAlar Karis
PrédécesseurIndrek Teder
Faits en bref Fonctions, Présidente de la république d'Estonie (élue) ...
Ülle Madise
Illustration.
Ülle Madise en 2021.
Fonctions
Présidente de la république d'Estonie
(élue)
En attente d'investiture –
Élection
Premier ministre Kristen Michal
Prédécesseur Alar Karis
Chancelière de justice d'Estonie
En fonction depuis le
(11 ans, 7 mois et 18 jours)
Prédécesseur Indrek Teder
Biographie
Nom de naissance Ülle Anton
Date de naissance (51 ans)
Lieu de naissance Tartu (RSS d'Estonie, URSS)
Nationalité Estonienne
Père Tõnu Anton
Conjoint Lauri Madise
Diplômée de Université de Tartu
Université de technologie de Tallinn
Profession Juriste, universitaire

Image illustrative de l’article Ülle Madise
Présidents de la république d'Estonie
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Avocate spécialiste en droit constitutionnel, elle a travaillé au ministère de la Justice et dans diverses institutions politiques, avant d'occuper le poste chancelière de justice de 2015 à 2026. Pressentie et désignée candidate par les principaux partis du Riigikogu, elle remporte l'élection présidentielle de 2026[1].

Origines et formation

Ülle Anton est la fille de Tõnu Anton, ancien membre de la Cour d'État d'Estonie[1]. Elle obtient en 1998 sa licence à la faculté de droit de l'université de Tartu, avec mention cum laude, qu'elle complète par un master de droit. Elle obtient ensuite un doctorat en administration publique à l'université de technologie de Tallinn, consacré aux élections, aux partis politiques et au fonctionnement du Parlement estonien depuis le rétablissement de l'indépendance jusqu'à l'essor de l'e-démocratie[1]. Elle devient par la suite professeure de droit constitutionnel à l'université de Tartu[1].

Carrière avant la chancellerie de justice

Avant sa nomination comme chancelière de justice, Ülle Madise travaille successivement au ministère de la Justice, à la commission constitutionnelle du Riigikogu, au Contrôle général des finances (Office national d'audit) et au bureau du président de la République, où elle est notamment conseillère juridique[1].

Chancelière de justice

Ülle Madise en 2015.

Le , le Riigikogu désigne Ülle Madise chancelière de justice, sur proposition du président de la République Toomas Hendrik Ilves, en remplacement d'Indrek Teder[2]. Le , elle est reconduite par le Riigikogu pour un second mandat de sept ans, qui débute le [2].

En tant que chancelière de justice, fonction indépendante des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, elle est chargée de veiller à la conformité constitutionnelle des lois et des actes des autorités publiques, ainsi qu'à la protection des droits fondamentaux, notamment ceux des personnes handicapées et des enfants. Elle supervise également l'inspection des lieux de détention et des établissements pour personnes âgées, l'institution assurant depuis 2007 le rôle de mécanisme national de prévention de la torture au titre du protocole facultatif se rapportant à la convention des Nations unies contre la torture[3]. Depuis 2017, elle patronne également le concours « Selge sõnum » (« Message clair »), destiné à promouvoir un usage clair de la langue estonienne dans la communication publique[4].

Élection présidentielle de 2026

Après l'annonce, le , par le président sortant Alar Karis de sa décision de ne pas briguer un second mandat, le nom d'Ülle Madise circule rapidement parmi les personnalités susceptibles de lui succéder[1]. Le , le Parti social-démocrate (SDE) la propose publiquement comme candidate, un choix jugé prématuré par certaines formations politiques, dont le Parti du centre[5]. Le lendemain, Madise indique ne pas avoir donné son accord pour se présenter[5], avant que le Parti de la réforme du premier ministre Kristen Michal et Estonie 200 n'annoncent à leur tour la soutenir si elle se déclare candidate[5].

Début , Madise se dit disposée à se présenter à condition de bénéficier d'un soutien suffisamment large au Riigikogu[6]. Le , la présidente du groupe parlementaire d'Estonie 200, Kristina Kallas, évalue à 67 le nombre de députés prêts à la soutenir — sur les 68 requis —, associant les groupes du Parti de la réforme (37 élus), d'Estonie 200 (13 élus) et du SDE, moins une élue non-inscrite ayant fait savoir qu'elle ne la soutiendrait pas[7]. Sa candidature dépend donc, en dernier ressort, du positionnement du Parti du centre et d'Isamaa, qui n'ont à cette date ni apporté leur soutien ni exclu de le faire, réclamant au préalable une position publique claire de l'intéressée[8]. Le président du Riigikogu, Lauri Hussar, convoque à ce sujet le conseil des anciens du Parlement pour le [8].

Le , elle se déclare candidate pour l'élection présidentielle dont le premier tour doit se tenir le . Le lendemain, le parti Isamaa décide à son tour de lui apporter son soutien[9].

Elle est élue le en obtenant 71 voix de parlementaires sur les 68 nécessaires[10]. Selon les commentateurs, Madise est présentée par ses soutiens comme une figure de consensus et une autorité constitutionnelle susceptible de rassembler au-delà des clivages partisans, plutôt que comme la candidate d'un seul parti[11],[12].

Présidente de la république d'Estonie

Ülle Madise sera investie présidente de la république d'Estonie le en prêtant serment devant le Riigikogu. Elle succédera ainsi à Alar Karis et deviendra la deuxième femme à exercer cette fonction après Kersti Kaljulaid (de 2016 à 2021).

Vie privée

Ülle Madise est mariée avec Lauri Madise, juge à la Cour de justice de l'Union européenne[13].

Notes et références

Liens externes

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