Église catholique au Canada
Église catholique d'une zone
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L'Église catholique au Canada est une partie intégrante de l'Église catholique universelle sous l'autorité spirituelle du pape et de la Conférence des évêques catholiques du Canada[2]. Elle comprend tous les baptisés de l'Église catholique vivant au Canada qui sont en communion avec le pape. L'Église catholique est la plus grande confession religieuse au Canada, comprenant 12 millions de Canadiens lors du recensement du Canada de 2011[3],[4], ce qui correspond à environ 58 % de tous les Chrétiens du pays[3]. L'archevêque de Québec est d'office le primat de l'Église catholique du Canada[5]. La grande majorité de l'Église catholique au Canada est de l'Église latine, mais des Églises catholiques orientales sont également présentes.
(Date de la première messe)
| Église catholique au Canada (la) Ecclesia catholica in Canada | |
| Informations générales | |
|---|---|
| Pays | |
| Église | Église catholique |
| Type de juridiction | Église catholique dans un État |
| Création | (Date de la première messe) |
| Province ecclésiastique | 18 provinces ecclésiastiques |
| Siège | |
| Conférence des évêques | Conférence des évêques catholiques du Canada |
| Titulaire actuel | Gérald Cyprien Lacroix
Primat du Canada |
| Langue(s) liturgique(s) | Anglais et français |
| Calendrier | Calendrier romain |
| Superficie | 9 984 670 km2 |
| Population totale | 33 476 688 (2011) |
| Population catholique | 12 810 705[1] (2011) |
| Pourcentage de catholiques | 39 % |
| Site web | http://www.cccb.ca/ |
| modifier |
|
Saint Joseph est le saint patron du Canada[6],[7].
Histoire
Régime français

L'histoire du catholicisme au Canada commença avec la première messe qui fut célébrée le sur la péninsule gaspésienne dans ce qui est aujourd'hui le Québec. Il s'agissait d'un prêtre français célébrant la messe pour l'équipage de Jacques Cartier. La colonisation de la Nouvelle-France commença en 1608 avec la fondation de la première colonie par Samuel de Champlain : Québec. En 1632, la préfecture apostolique de l'Acadie fut créée[9].
Les communautés religieuses catholiques, notamment les Jésuites, envoyèrent des missionnaires dans le but d'évangéliser les Amérindiens. Le premier chef amérindien à se faire baptiser fut le grand chef micmac Henri Membertou en 1610[10].
En 1642, la préfecture apostolique des terres américaines habitées par les Français fut créée[9]. La même année, la colonisation continua avec la fondation de Ville-Marie, aujourd'hui Montréal, par Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve. Les congrégations catholiques étaient très présentes au sein de ces colonies. En effet, les Franciscains récollets, les Jésuites, les Ursulines, les Augustines de la Miséricorde de Jésus, les Pères de Saint-Sulpice et les Hospitalières de Saint-Joseph ont envoyé des membres de leur communauté en Nouvelle-France afin de fonder des écoles, des hôpitaux et des séminaires[11].
Entre 1642 et 1649, dans le cadre des missions jésuites en Nouvelle-France, six missionnaires jésuites ainsi que deux laïcs furent tués et devinrent des martyrs connus collectivement en tant que les saints Martyrs canadiens[11].
En 1658, le vicariat apostolique pour le Canada (Nouvelle-France) fut créé et saint François de Montmorency-Laval en devint le premier vicaire[9]. Ce vicariat apostolique couvrait la majorité du Canada actuel et une grande partie des États-Unis. La même année, la Congrégation de Notre-Dame de Montréal fut fondée par sainte Marguerite Bourgeoys[11]. En 1674, ce vicariat apostolique fut élevé au rang de diocèse et devint le diocèse de Québec[9]. François de Montmorency-Laval en fut le premier évêque[12].
En 1737, les Sœurs de la Charité de Montréal (les Sœurs grises) furent fondées sainte Marguerite d'Youville[11].
Régime britannique

À la suite de la conquête des Britanniques de 1759, la Nouvelle-France devint une colonie britannique. Néanmoins, l'Église catholique a continué de croître au Canada grâce aux souplesses imposées au régime britannique du Canada par les souverains du Royaume-Uni qui se prononcèrent toujours en faveur d’une protection du catholicisme et du français au Canada[14],[13]. Cette perspective historique influence encore la société canadienne de nos jours[15],[16].
En 1784, la préfecture apostolique de Terre-Neuve fut créée. En 1795, elle devint le vicariat apostolique de Terre-Neuve[9].
En 1817, le vicariat apostolique de la Nouvelle-Écosse fut créé[9]. En 1818, deux districts épiscopaux furent créés : le district épiscopal de l'Île-du-Prince-Édouard, du Nouveau-Brunswick, des Îles-de-la-Madeleine et du Cap-Breton ainsi que le district épiscopal du Haut-Canada[9]. En 1819, le diocèse de Québec fut élevé au rang d'archidiocèse[9]. En 1820, deux autres districts épiscopaux furent créés : le district épiscopal de Montréal et le district épiscopal du Nord-Ouest[9]. En 1826, le district épiscopal du Haut-Canada devint le diocèse de Kingston. En 1829, le district épiscopal de l'Île-du-Prince-Édouard, du Nouveau-Brunswick, des Îles-de-la-Madeleine et du Cap-Breton devint le diocèse de Charlottetown. En 1836, le district épiscopal de Montréal devint le diocèse de Montréal[9].
En 1841, le diocèse de Toronto fut créé. En 1842, le vicariat apostolique de la Nouvelle-Écosse devint le diocèse de Halifax. La même année, le diocèse du Nouveau-Brunswick fut créé et, l'année suivante, devint le diocèse de Fredericton, avant de devenir le diocèse de Saint-Jean en 1857. En 1844, l'archidiocèse de Québec devint un siège métropolitain. La même année, le district épiscopal du Nord-Ouest devint le vicariat apostolique du Nord-Ouest et le diocèse d'Arichat fut créé. En 1846, le diocèse de l'Île de Vancouver fut créé, incluant alors ad personam les Îles-de-la-Reine-Charlotte et la Nouvelle-Calédonie, en tant que suffragant de l'archidiocèse d'Oregon City. En 1847, le vicariat apostolique de Terre-Neuve devint le diocèse de Terre-Neuve, avant de devenir le diocèse de Saint-Jean de Terre-Neuve en 1856, et le vicariat apostolique du Nord-Ouest devint le diocèse du Nord-Ouest, avant de devenir le diocèse de Saint-Boniface en 1851. Également en 1847, le diocèse de Bytown fut créé, avant de devenir le diocèse d'Ottawa en 1860[9].
En 1852, le diocèse de Halifax fut élevé au rang d'archidiocèse et devint un siège métropolitain. La même année, les diocèses de Saint-Hyacinthe et de Trois-Rivières furent créés. En 1856, les diocèses de Harbour Grace, de London et de Hamilton furent créés[9].
En 1860, le diocèse de Chatham fut créé, avant de devenir le diocèse d'Antigonish en 1886. En 1862, le vicariat apostolique d'Athabaska-Mackenzie fut créé. L'année suivante, le vicariat apostolique de la Colombie-Britannique fut créé. En 1867, le diocèse de Rimouski fut créé[9].
Histoire contemporaine
La Constitution et la loi garantissent la liberté de conscience et de religion, de pensée, de croyance, d’opinion, d’expression, ainsi que le droit à la même protection et au même bénéfice de la loi, sans discrimination fondée sur la religion. Les lois fédérales et provinciales interdisent la discrimination fondée sur la religion et prévoient des recours en cas de plainte[17],[18].
Déclin
Il semble que, au Canada, l'Église catholique soit en déclin ce qui entraîne des fermetures d'églises de plus en plus fréquentes dans la plupart des provinces et territoires du pays. De plus l'appartenance au catholicisme (tout comme au christianisme) au Canada est aussi en déclin. En marge de ce phénomènes s’établissent de nouvelles communautés religieuses en rapport avec les nouveaux arrivants au Canada[19],[20],[21].
Population

| Province ou territoire | Population catholique | Différence population entre 2001 et 2011 | Pourcentage de la population totale | Différence % de population entre 2001 et 2011 | ||
|---|---|---|---|---|---|---|
| 2001 | 2011 | 2001 | 2011 | |||
| 5 939 715 | 5 766 750 | -2,9 % | 83,4 % | 74,5 % | -8,9 % | |
| 3 911 760 | 3 948 975 | +1,0 % | 34,7 % | 31,2 % | -3,5 % | |
| 786 360 | 850 355 | +8,1 % | 26,7 % | 23,8 % | -2,9 % | |
| 675 320 | 679 310 | +0,6 % | 17,5 % | 15,0 % | -2,5 % | |
| 386 050 | 366 000 | -5,2 % | 53,6 % | 49,7 % | -3,9 % | |
| 328 700 | 297 655 | -9,4 % | 36,6 % | 32,8 % | -3,8 % | |
| 323 690 | 294 495 | -9,0 % | 29,3 % | 25,0 % | -4,3 % | |
| 305 390 | 287 190 | -6,0 % | 31,7 % | 28,5 % | -3,2 % | |
| 187 440 | 181 550 | -3,1 % | 36,9 % | 35,8 % | -1,1 % | |
| 63 265 | 58 880 | -6,9 % | 47,4 % | 42,9 % | -4,5 % | |
| 16 990 | 15 755 | -7,2 % | 45,8 % | 38,7 % | -7,1 % | |
| 6 215 | 7 580 | +22,0 % | 23,3 % | 23,9 % | +0,6 % | |
| 6 015 | 6 095 | +1,3 % | 21,1 % | 18,3 % | -4,9 % | |
Population autochtone
Les Autochtones forment environ 3,8 % de la population totale du Canada. Environ 25 % de ceux-ci sont catholiques[10].
Organisation et administration

L'ensemble de l'Église catholique au Canada est placée sous le primat[25],[5] du Canada qui correspond à l'archevêque de Québec. Le pape est représenté au Canada par la nonciature apostolique au Canada à Ottawa[24]. En plus de l'Église latine, qui forme la majorité de l'Église catholique universelle, le Canada comprend différentes Églises catholiques orientales issues de la diaspora de leurs pays d'origine.
L'Église latine compose la grande majorité de l'Église catholique au Canada. Elle est divisée en 18 provinces ecclésiastiques. Ces dernières sont composées d'un archidiocèse métropolitain et de diocèses suffragants, à l'exception de l'archidiocèse de Saint-Boniface qui n'a aucun diocèse suffragant. De plus, l'archidiocèse de Winnipeg ne fait partie d'aucune province ecclésiastique et dépend directement du Saint-Siège. De son côté, l'ordinariat militaire du Canada est un diocèse canadien non territorial desservant les membres des Forces armées canadiennes. L'Église latine au Canada comprend également des paroisses de l'Ordinariat personnel de la chaire de Saint-Pierre qui sont d'anciennes paroisses anglicanes qui sont entrées en pleine communion avec le pape tout en conservant l'usage anglican, une forme particulière du rite latin. La prélature de la Sainte Croix et Opus Dei est également présente au Canada. Il s'agit d'une prélature personnelle placée sous l'autorité d'un évêque et qui comprend un vicaire pour le Canada.
Les évêques canadiens se rassemblent au sein de la Conférence des évêques catholiques du Canada, mais aussi au sein de l'une des quatre régions ecclésiastiques[26] :
- l'Assemblée des évêques de l'Atlantique ;
- l'Assemblée des évêques catholiques du Québec ;
- l'Assemblée des évêques catholiques de l'Ontario ;
- l'Assemblée des évêques catholiques de l'Ouest.

Personnalités catholiques canadiennes

Saints
Bienheureux


Vénérables
Cardinaux
En 2022, il y a quatre cardinaux catholiques canadiens :
Personnalités publiques canadiennes notoires catholiques
- Jim Carrey, un acteur[30]
- John Candy, un acteur[31]
- Paul Martin, Premier ministre du Canada de 2003 à 2006[32]
- Pierre Elliott Trudeau, Premier ministre du Canada de 1968 à 1979 et de 1980 à 1984[33]
- Wilfrid Laurier, Premier ministre du Canada de 1896 à 1911[33]
Annexes
Bibliographie
- (en) Terence J. Fay, A History of Canadian Catholics: Gallicanism, Romanism, and Canadianism,
- (en) Angus Anthony Johnston, A History of the Catholic Church in Eastern Nova Scotia, vol. I : 1611-1827,
- (en) Raymond J. Lahey, The First Thousand Years: A Brief History of the Catholic Church in Canada,
- (en) Terrence Murphy et Gerald Stortz, Creed and Culture: The Place of English-Speaking Catholics in Canadian Society, 1750-1930,
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Observatoire de la liberté religieuse - Présentation de la situation religieuse du Canada
- « Catholicisme au Canada » dans L'Encyclopédie canadienne, Historica Canada, 1985–. (consulté le )., section: Histoire des catholiques du Canada
- (en) « Assemblée des évêques catholiques de l’Ontario », sur ACBO (consulté le )
- « Assemblée des évêques catholiques du Québec », sur Assemblée des évèques catholiques du… (consulté le )
- Nonciature Apostolique au Canada - Site officiel