Éric Pichet

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Naissance
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Enseignant-chercheur
Éric Pichet
Éric Pichet en séminaire en novembre 2012
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Enseignant-chercheur
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Éric Pichet (né en 1960) est un enseignant-chercheur et économiste français[1], spécialiste en finance de marché, en économie monétaire, en économie fiscale, en gouvernance d’entreprise[2] et en gouvernance publique.

Enseignant-chercheur en sciences sociales

Éric Pichet est diplômé d’HEC Paris (promotion 1985), de l’ESORSEM (promotion 1985 Colonel Touny), de l’IMPI, docteur en sciences de gestion et en droit et HDR en sciences de gestion. En 2006 il obtient un doctorat de l’université du Littoral-Côte-d’Opale (en sciences de gestion) sur le thème "Convergence des pratiques de gouvernance dans les grandes sociétés cotées" et en 2008 son habilitation à diriger des recherches de la même université avec un mémoire-HDR intitulé « une analyse hypermoderne des gouvernances contemporaines ». Sa thèse de doctorat en droit à PANTHEON-ASSAS s'intitulait : “Essai d'une théorie générale des dépenses socio-fiscales”[3] et a fait l’objet d’une publication en 2016 sous intitulé « Théorie générale des dépenses socio-fiscales »[4].

Il fait ses débuts dans une société de bourse française Cholet Dupont, puis dans un établissement anglais HSBC en tant que spécialiste des options, trader options, puis analyste financier (membre de la Société française des analystes financiers SFAF). Il est expert à l'Association progrès du management et président du Comité de réflexion pour l'avenir du livre (CORAL[5]).

Professeur d’économie à la Kedge Business School, il dirige depuis 2000 l’IMPI, le 3e cycle (Mastère spécialisé de la CGE) en gestion patrimoniale et immobilière de Kedge.
Il est Fellow de la Royal Institution of Chartered Surveyors, chercheur-affilié à Bordeaux Sciences Economiques[6], chercheur-associé au CEFEP de Paris II ASSAS et professeur au centre de formation de la SFAF depuis 1990. Il a publié en 2011 un guide méthodologique à destination des enseignants-chercheurs candidats à l’habilitation à diriger des recherches, L’art de l’HDR, contenant des conseils pour la rédaction du mémoire HDR et sur la manière d’encadrer des doctorants et en 2019 un guide méthodologique et pratique destiné aux doctorants en sciences sociales L’Aventure de la thèse[7].

Théories

Éric Pichet est à l'origine de plusieurs théories dans différents domaines.

Théorie en gouvernance d'entreprise

Son expérience d’administrateur indépendant depuis 2004 comme administrateur indépendant dans des fonds internationaux et des sociétés cotées comme Signaux Girod[8] (dont il a été également président du comité d'audit) ou non cotées comme Gestion 21[9] et sa participation à l’Institut français des administrateurs (IFA) et en particulier du club recherche de l'IFA[10] et du club des présidents de comité d'audit de l'IFA l’ont amené à confronter ses recherches à la réalité de la gouvernance d’entreprise. Il a ainsi pointé les défaillances de la gouvernance dans la faillite de la société Casino[11] dès mai 2019[12] puis analysé plus en détail la défaillance de la gouvernance de la société en juin 2023[13].

Théorie actionnariale éclairée

Sa théorie actionnariale éclairée (Enlightened Shareholder Theory[14])[15] qui est une théorie de gouvernement d'entreprise fondamentalement actionnariale mais qui intègre certaines avancées des théories partenariales. Cette théorie est issue de la confrontation de ses recherches en gouvernance et de son expérience d’administrateurs. La version originelle date de 2008 et la version étoffée en 2011[16],[17].

Théorie de la gouvernance des établissements financiers

Après avoir analysé les causes liées aux défaillances des mécanismes de gouvernance dans l’affaire Kerviel[18],[19], il conclut à la nécessité d’améliorer significativement la gouvernance des grands établissements financiers en :

  • rattachant le contrôle interne des grandes banques non pas au dirigeant, mais au conseil d’administration
  • en renforçant la compétence du conseil d’administration dans le domaine des marchés financiers
  • en instaurant systématiquement des comités spécialisés au sein du conseil d’administration, notamment un comité stratégique et un comité des risques

Théorie en fiscalité

Théorie sur l’utilité d’un impôt sur la fortune

S’il ne conteste pas l’intérêt théorique de l’instauration d’un impôt sur la fortune dans un système fiscal moderne, ses travaux sur les conséquences économiques de l’ISF[20] l'ont amené à démontrer que l’ISF coûte en perte de recettes deux fois ce qu’il rapporte. Les conclusions de ses recherches, et notamment ses évaluations du cout de l'ISF ont été largement reprises dans les différents pays et débattues aux États-Unis[21],[22].

Ouvrages

Notes et références

Liens externes

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