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La République libyenne, la Libye puis l'État de Libye sont les noms donnés au régime de la Libye durant sa période de transition qui dure depuis la mort de Mouammar Kadhafi en 2011.
En , Mouammar Kadhafi est alors le chef d'État ou de gouvernement le plus ancien du monde arabe. La Libye est à son tour touchée par le Printemps arabe, et Kadhafi doit faire face à une révolte populaire, qui démarrent en Cyrénaïque, région historiquement rétive à son autorité.
2011-2012 : le Conseil national de transition prend le pouvoir
À la suite des premières élections législatives depuis la «libération» du pays, le Congrès général national de 200 membres est investi et élit son président qui sera chef de l'État de facto. Les membres du Congrès général national soutiendront le gouvernement et le Conseil présidentiel installés par l'ONU en 2016.
En , les élections législatives recueillent moins de 30% de participation. En août, le gouvernement et la Chambre des représentants, le parlement nouvellement élu — qui doit remplacer le Congrès général national mais que les islamistes, battus aux élections, boycottent — déménagent à Tobrouk, à plus de 1 000 km de la capitale libyenne jugée trop dangereuse. Quelques semaines plus tard, la coalition Aube de la Libye (Fajr Libya) formée par les groupes islamistes, prend le contrôle de Tripoli et reforme le Congrès général national. Deux gouvernements se disputent alors la légitimité: celui de la Chambre des représentants, à Tobrouk, et celui du Congrès général national, à Tripoli. Le gouvernement de Tobrouk est cependant le seul à être reconnu par la communauté internationale de 2014 à 2016.
Face à l'urgence de la situation en Libye, et à la progression de l'État islamique, la communauté internationale pousse à la formation d'un nouveau gouvernement. Après plusieurs mois de négociations, Fayez el-Sarraj forme officiellement, le , un gouvernement d'union nationale, initialement rejeté par les parlements de Tripoli et de Tobrouk. Grâce au soutien des Occidentaux, ce gouvernement peut s'installer fin mars à Tripoli; il obtient ensuite un vote favorable des parlementaires de Tobrouk, et installe progressivement son autorité.
La Chambre des représentants annonce son remplacement pour le [4].
Candidat au poste de Premier ministre[5], Fathi Bachagha est élu le par le Parlement[6]. Abdel Hamid Dbeibah, qui occupe alors les fonctions, refuse cependant de quitter le pouvoir, estimant que son mandat court jusqu'en et qu'il ne transférera le pouvoir qu'à un exécutif élu[7]. Bachagha reçoit le soutien de l'Armée nationale libyenne de Khalifa Haftar tandis que Dbeibah demeure reconnu par l'ONU[8].
Disposant de deux semaines pour former son gouvernement, il obtient la confiance de la Chambre des représentants le mais Dbeibah refuse de lui céder le pouvoir, estimant que le quorum n'a pas été atteint et que des fraudes ont eu lieu[9]. Il prête serment le , mais deux ministres sont absents, celui de la Culture et celui des Affaires étrangères, qui ont été enlevés[10].
Le , il tente un coup de force en entrant dans la capitale[11]. De nouveaux affrontements éclatent alors entre milices rivales et après plusieurs heures d'échange de tirs, Bachagha annonce avoir «quitté Tripoli pour préserver la sécurité (...) des citoyens»[11]. Il se replie alors sur Syrte[11].