Île Sandja
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Îles Sandja Guelli (mul) | |||
Îles Sandja vues depuis le port d'El Marsa | |||
| Géographie | |||
|---|---|---|---|
| Pays | |||
| Localisation | Mer Méditerranée | ||
| Coordonnées | 36° 49′ 15″ N, 3° 16′ 24″ E | ||
| Administration | |||
| Wilaya | wilaya d'Alger | ||
| Commune | El Marsa | ||
| Démographie | |||
| Population | Aucun habitant | ||
| Autres informations | |||
| Fuseau horaire | UTC+01:00 | ||
| Géolocalisation sur la carte : mer Méditerranée
Géolocalisation sur la carte : Algérie
| |||
| Île en Algérie | |||
| modifier |
|||
Les îles Sandja (parfois mentionnées au singulier : île Sandja) sont un petit groupe d'îlots rocheux de la mer Méditerranée au large d’El Marsa (anciennement Jean Bart), près du cap Matifou sur la côte algéroise[1].
Dans un diagnostic écologique réalisé dans le cadre du projet MedMPAnet (CAR/ASP – PNUE/PAM, 2015), elles sont citées avec d’autres repères insulaires et rocheux du secteur (île Aguelli, rocher de la Bordelaise) au titre des « habitats marins et insulaires » dans une perspective de classement et de protection[2].
Localement, l’ensemble est désigné sous le nom de Guelli[réf. nécessaire].
Géographie
Localisation
Les îlots se situent au large d’El Marsa, près du cap Matifou[1]. Un document de points côtiers mentionne l’« île Sandja » et un « rocher Est île Sandja » avec des coordonnées distinctes, attestant une pluralité d’éléments rocheux au sein de l’ensemble[3].
Mentions et représentations
Une source du XIXe siècle situe « l’île Sandja » au nord-est et près du cap Matifou[1]. Dans des avis nautiques, l’appellation au pluriel (« les îles Sandja ») est également employée[4]. Le contre-amiral Mouchez les représente dans ses Vues des côtes algériennes (1882)[5].

Un compte-rendu radioamateur (2005) décrit l’ensemble comme « en Trois îles », à environ 950 m « face Jean Bart », entre Tamentfoust (La Pérouse) et Aïn Taya ; il indique aussi l’absence d’habitations[6].
Ensemble insulaire et repères voisins (Sandja–Bordelaise–Aguelli)
Le diagnostic MedMPAnet (2015) cite les îlots de Sandja, l’île Aguelli et le rocher de la Bordelaise parmi les « habitats marins et insulaires » du secteur côtier Est algérois[2].
Dans l’approche méthodologique du même document, la zone d’étude est segmentée en unités d’analyse ; pour la partie marine, les unités comprennent notamment « (D) la Bordelaise » et « (F) îlots de Sandja », en plus de l’unité « (B) île Aguelli »[7].
Milieu marin
Méthodes et cartographie (transects)
La description des habitats marins de la zone située entre l’île Aguelli et les îlots de Sandja s’appuie sur des travaux antérieurs et sur des investigations réalisées en 2014 et 2015 ; la synthèse est présentée sous forme de carte des transects explorés (Figure 27) et vise à identifier les habitats et espèces clés afin d’apprécier la valeur patrimoniale de l’espace marin destiné au classement et à la protection[8]. Pour la partie marine, les efforts d’exploration sont concentrés dans la tranche bathymétrique 0–25 m[7].
Bathymétrie et morphologie autour de Sandja
Le diagnostic décrit, au voisinage de l’îlot Sandja, une pente initiale relativement raide (environ 13 %) et la présence de tombants vers 15–20 m de profondeur ; ces tombants ne sont plus observés au-dessus d’environ 7 m, tandis qu’un substrat dur est signalé jusque dans les petits fonds (≈ 4 m)[9]. À 25 m, les fonds sont décrits comme des éboulis et des dalles inclinées dominés par un faciès à Eunicella singularis et à Astroides calycularis[9].
Résultats biologiques : peuplements observés autour de Sandja (par profondeur)
Le diagnostic précise que les substrats durs autour de l’îlot Sandja forment une mosaïque associant posidonie, algues vertes, brunes et rouges, et qu’ils hébergent également de nombreux cnidaires (dont Parazoanthus axinellae, Alcyonium acaule, Lophogorgia sarmentosa, Eunicella singularis, Astroides calycularis)[10].
- Petits fonds (~2 m) : le rapport signale une diversité végétale élevée à faible profondeur (ex. Flabellia petiolata, Lithophyllum lichenoides, Corallina elongata, Peyssonnelia sp., Jania rubens, Lithophyllum incrustans, Acrosorium uncinatum, Sphaerococcus coronopifolius, Mesophyllum lichenoides, Asparagopsis armata, Cystoseira amentacea var. stricta, Halopteris filicina, Cladostephus spongiosus)[10].
- ~5 m : diversification de l’ichtyofaune signalée (Diplodus vulgaris, Serranus cabrilla, Mullus surmuletus, Chromis chromis, Thalassoma pavo, Coris julis)[10].
- ~10 m : paysage dominé par les fonds durs, avec un herbier de Posidonia oceanica très épars et des algues rouges (Peyssonnelia squamaria, Corallina elongata, Asparagopsis armata) ; présence de petites touffes d’algues brunes (Cystoseira sp.)[10].
- Tombants (15–20 m) : tombants recouverts d’algues rouges où Asparagopsis armata occupe une part importante, associée notamment à Peyssonnelia squamaria, Jania rubens et Corallina elongata ; la diversité des autres groupes taxonomiques est décrite comme globalement comparable le long du transect[9].
- ~25 m : fonds d’éboulis et dalles inclinées dominés par Eunicella singularis et Astroides calycularis ; les macrophytes récoltés sont essentiellement des algues rouges (dominance du genre Lithophyllum, avec notamment Lithophyllum incrustans, Lithophyllum lichenoides, Peyssonnelia squamaria, Jania rubens, Titanoderma byssoides, Liagora viscida) et des échinodermes tels que Echinaster sepositus et Paracentrotus lividus[9].
Le rapport liste enfin, pour le secteur incluant Sandja, plusieurs « espèces remarquables » (ex. Centrostephanus longispinus, Astroides calycularis, Cystoseira amentacea var. stricta, Ophidiaster ophidianus, Posidonia oceanica, Paracentrotus lividus, Scyllarides latus, Scyllarus arctus, Epinephelus costae, Epinephelus marginatus)[10].
Espèces invasives signalées
Le diagnostic signale, pour le secteur, des espèces invasives rencontrées dont Asparagopsis armata, A. taxiformis, Codium fragile et Caulerpa racemosa[10].
Navigation
En 1900, Le Yacht utilise les îles Sandja comme repère de route (notamment pour franchir/éviter une zone rocheuse), en recommandant de « tenir les îles Sandja ouvertes »[4].
Pêche et faune
Pêche
Le diagnostic MedMPAnet décrit des pratiques de pêche de plaisance et de petit métier sur le secteur ; il mentionne notamment la ligne de traîne visant le « limon » autour des îles et des hauts-fonds, ainsi que la chasse sous-marine dans des fonds rocheux près des îles et au niveau des escarpements rocheux[11].
Le même document indique que l’effort de pêche reste focalisé sur les mêmes zones ; il précise que la plupart des filets sont calés quotidiennement aux alentours des îles (îlots de Sandja et île Aguelli) et des herbiers, ce qui peut créer localement une situation de surpêche et un déclin des stocks[12].
Faune (mentions historiques)
La presse algéroise rapporte la capture d’un « veau-marin » aux îles Sandja par les marins de la madrague du cap Matifou, l’animal ayant ensuite été présenté au public à Alger[13],[14].