111e régiment d'infanterie (France)
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Le 111e régiment d'infanterie (111e RI) est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment colonial de l'Île-de-Bourbon, un régiment français d'Ancien Régime.
| 111e régiment d’infanterie | |
Casque Adrian modèle 1915. | |
| Création | |
|---|---|
| Dissolution | |
| Pays | |
| Branche | Armée de terre |
| Type | Régiment d'infanterie |
| Rôle | Infanterie |
| Devise | À moi, soldats du 111e |
| Inscriptions sur l’emblème | Austerlitz 1805 Auertaedt 1806 Friedland 1807 Wagram 1809 Moskowa 1812 Extrême-Orient 1884-1885 La Marne 1914 |
| Guerres | Guerres de la Révolution Guerres napoléoniennes Guerre de 1870 Première Guerre mondiale |
| Décorations | Le 111e RI n'a reçu aucune distinction ou décoration |
| modifier |
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Dissous à la fin des guerres napoléoniennes, le régiment est recréé pendant la guerre franco-allemande de 1870. Il est finalement dissous en 1916.
Création et différentes dénominations
- : renommé 111e régiment d’infanterie de ligne
- 1794 : création de la 111e demi-brigade de première formation.
- 16 germinal an XI () : devient la 111e demi-brigade de deuxième formation.
- 1er vendémiaire an XII () : formation du 111e régiment d'infanterie de ligne.
- : le régiment est licencié comme l'ensemble des régiments d'infanterie de ligne et légère et n'est pas recréé.
- : création du 111e régiment d'infanterie de ligne à partir du 11e régiment de marche.
- : dissolution.
- 1872 : formation du 111e régiment d'infanterie de ligne à partir du 11e régiment provisoire.
- 1887 : renommé 111e régiment d'infanterie.
- 1914 : à la mobilisation il donne naissance au 311e régiment d'infanterie.
- : le régiment est renforcé par des hommes provenant du 402e régiment d'infanterie qui vient d'être dissout.
- : dissolution, une partie de ses hommes formera le 3e bataillon du 216e régiment d'infanterie.
Chefs de corps
- Deuxième quart du XVIIIe siècle, le marquis Louis de Covarruvias[1] ;
- 1800 : colonel Jacques François Gay ;
- 1806 : colonel Pierre Antoine Husson (**) ;
- 1905 : colonel François Léon Victor Colle ;
- 1914 - 1916 : lieutenant-colonel Perrier, officier qui devint par la suite général de brigade.
- 1916 - dissolution : lieutenant-colonel Blanc, officier qui devint par la suite général de division.
Historique des garnisons, combats et batailles du 111e RI de ligne
Ancien Régime
Guerres de la Révolution et de l'Empire
Le 15 mai 1793 le régiment de l'Île-de-Bourbon est renommé « 111e régiment d’infanterie de ligne ».
Le « 111e régiment d'infanterie de ligne » a toujours servi à l'armée des côtes de l'Océan. Le , le 1er bataillon est incorporé dans la 197e demi-brigade de première formation.
Le 2e bataillon n'a pas été amalgamé en 1794, il est entré directement, le 22 septembre 1796, dans la 58e demi-brigade du Directoire.
Lors de la réorganisation des corps d'infanterie français, en 1794, la « 111e demi-brigade de première formation » est formée avec les :
- 1er bataillon du 56e régiment d'infanterie (ci-devant Bourbon)
- 1er bataillon de volontaires de l'Orne
- 2e bataillon de volontaires de la Meurthe
Le 16 germinal an XI (), la « 111e demi-brigade de seconde formation » est créée avec :
- des troupes piémontaises[2]
- le 1er bataillon de la 112e demi-brigade de première formation (2e bataillon du 56e régiment d'infanterie (ci-devant Bourbon), 7e bataillon de volontaires du Doubs et 2e bataillon de volontaires des Deux-Sèvres également appelé 22e bataillon des réserves)
Le1er vendémiaire an XII () le « 111e régiment d'infanterie de ligne » est formé à 3 bataillons avec les :
- 1er et 2e bataillons de la 111e demi-brigade de deuxième formation (2 bataillons)
- 3e bataillon de la 112e demi-brigade de deuxième formation (1 bataillon)
- 1805 :
- 1806 :
- 1807 :
- 1809 :
Drapeau modèle de 1812 (avers) Drapeau modèle de 1812 (revers)
- 1812 : Campagne de Russie
- 1813 : Campagne d'Allemagne
En , à la Restauration, le régiment est licencié comme l'ensemble des régiments d'infanterie de ligne et légère et n'est pas recréé. Son numéro reste vacant jusqu'en 1870
Second Empire
Le 11e régiment de marche est formé à Cambrai le , avec les[3]
- 4e bataillon du 75e régiment d'infanterie de ligne
- 4e bataillon du 81e régiment d'infanterie de ligne
- 4e bataillon du 86e régiment d'infanterie de ligne
Il fait partie de la 2e division du 13e corps d'armée[4]. Après le désastre de Sedan, il est envoyé sur Paris et dès les premiers jours de l'investissement. Le , le 11e de marche est renommé 111e de ligne[5].
Chargé de défendre la redoute du Moulin de Saquet, le 11e de marche, devenu 111e de ligne, participe le au combat de Chevilly, le une reconnaissance à Vitry, puis combat à Thiais le .
Les 67 officiers et 3 019 hommes de troupe du régiment capitulent avec le reste de la garnison le [6]. Le régiment est dissous fin , fusionnant avec le 11e régiment de ligne[7].
De 1872 à 1914
Le 111e régiment de ligne est recréé le [8], à partir du 11e régiment provisoire. Ce régiment avait été créé le à Cambrai avec divers éléments des régiments rentrant de captivité[9] et avait été envoyé en Algérie révoltée[7].
Il est à la division d'Alger en 1872[10], avec dépôt à Antibes[11].

En , à la formation de la 29e division d'infanterie du 15e corps d'armée, il est rattaché à la 58e brigade de cette division[12].
En 1881, le 1er bataillon participe à la campagne de Tunisie
De 1884 à 1886, il effectue l'expédition du Tonkin durant laquelle il participe aux offensives de Bac Ninh, de Hong Hoa et de Lang Son[réf. nécessaire].
Lors de la réorganisation des corps d'infanterie de 1887, le 1er bataillon forme le 159e régiment d'infanterie.
Première Guerre mondiale
Rattachements : 57e brigade d'infanterie, 15e corps d'armée, 2e armée puis 3e armée à partir du avec leur participation à la bataille de la Marne.
- 29e division d'infanterie d' à
- 57e brigade, 29e division d'infanterie : d' au
- 214e brigade, 133e division d'infanterie :
1914
- Août en Lorraine à Diarville, Saffais, Haraucourt, Drouville, Serres, bataille des frontières (combat de Moncourt, bois du haut de la Croix, Dieuze, Bidestroff)
1915
- Mars 1915 à février 1916 - Verdun (alternance d'occupation des lignes et de travaux dans le bois de Malancourt)
- Mars à avril - déplacement vers la Haute-Alsace
- Avril à juin - Haute-Alsace
1916
- 23 mars : le régiment est presque totalement anéanti dans le bois de Marlencourt
- Juin : Dissolution du régiment
Devise et uniformes
- Devise : « À moi, soldats du 111e ! » Sergent Combet, 1805
- Fête : (1806 : Auerstaedt)
- Refrain : « Le 111e ne connaît pas la peur. Il a de bonnes jambes et surtout très bon cœur. »
Uniformes d'Ancien Régime
Uniformes sous la Révolution et le Premier Empire
Drapeau
Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[13] :
Décorations du régiment
Le 111e régiment d'infanterie n'a reçu aucune distinction ou décoration.
Personnalités ayant servi au 111e RI
- Augustin Trébuchon, dernier soldat français mort lors de la Première Guerre mondiale sur le sol français.
- Alfred Veillet, (Ézy-sur-Eure 1882-Rolleboise 1958), artiste peintre paysagiste, postimpressionniste, caporal au 111e RI, grand mutilé de guerre, officier de la Légion d'honneur à titre militaire, adjoint au maire de Rolleboise, conseiller d'arrondissement, beau-frère de M. Maurice maire d'Hargeville.
- Eugène Paul (dit Gen Paul), (Paris 1895-Paris 1975), artiste peintre.
Personnalités ayant servi au 36e léger
- Henri Sanfourche (1775-1841) alors chef de bataillon.