Pour remédier aux graves désordres constatés dans sa gestion, l'hospice d'Aigueperse, en Auvergne, probablement fondé vers l'an , est transformé par Hugues d'Arcy en un chapitreséculier dont le doyen doit être agréé par l'évêque d'Autun, et sa chapelle, consacrée à sainte Marie-Madeleine, est érigée en collégiale[1],[2].
À Saint-Quentin, dans le Vermandois, Mathieu Buridan et sa femme créent l'hôpital Buridan, «réservé aux pauvres femmes accouchées [et] desservi par les «buridanes», femmes qui portent le vêtement religieux mais ne font pas de vœux[3]».
Depuis le milieu du siècle, on soumet généralement à une expertise médicale l'admission en léproserie, qui condamne à rompre avec le monde, mais qui est aussi un privilège en raison du nombre limité des places; ainsi par exemple, à Pistoia en Toscane, «le médecin Laurent est appelé par le père d'une patiente à poser «devant Dieu» son diagnostic, après avoir soigneusement observé les symptômes et s'être entretenu avec elle[4]».
À Bologne, en Italie, les experts médicaux sont choisis dans une liste de médecins installés depuis au moins dix ans dans les différents quartiers de la ville[5].
Vers 1288-: le médecin François André (†) est au service des fils de Charles II, roi de Naples, laissés en otages à Barcelone[8].
Publication
Sous le titre de Liber servitoris, Simon de Gênes (fl.1288-) et Abraham Tortuensis traduisent de l'arabe en latin le 28elivre, consacré à la pharmacie, du Tasrif d'Abulcasis (c.-c.[9]).
Personnalités
Fl. Abraham Tortuensis, auteur d'un petit manuel de thérapeutique, collaborateur de la traduction latine du Traité des plantes attribué à Galien (-) et, avec Simon de Gênes (fl.1288-), du Liber aggregatus in medicinis simplicibus («Livre des remèdes simples») de Sérapion (XIIesiècle) et du 28elivre du Tasrif d'Abulcasis (c.-c.[8]).
1288-: fl.Simon de Gênes (†), médecin au service des papes Nicolas IV et Boniface VIII[11], traducteur de la pharmacopée du Tasrif d'Abulcasis (c.-c.) et auteur de la Clavis sanationis, «ouvrage de référence sur les termes techniques médicaux et botaniques[12],[13]».
1288-: fl.François André (†), médecin au service de Charles II, roi de Naples, et de ses fils laissés en otages à Barcelone[8].
Naissance
Lorenzo Rusio (mort en ), vétérinaire italien, auteur du Liber marescalciae equorum, traité d'hippiatrie et de maréchalerie composé vers et dédicacé à Avignon au cardinal Napoléon Orsini[14].
↑Ferdinand de La Roche La Carelle, Histoire du Beaujolais et des sires de Beaujeu, suivie de L'Armorial de la province, t.2, Lyon, impr. de Louis Perrin, , 432p. (lire en ligne), «État alphabétique des paroisses du Beaujolais: Aigueperse, et St-Bonnet-des-Bruyères», p.6-8.
↑Jean-Pierre Guitton, «Le Chapitre collégial Sainte-Marie-Madeleine d'Aigueperse sous l'Ancien Régime», dans Au contact des Lumières: Mélanges offerts à Philippe Loupès, Presses universitaires de Bordeaux, , p.31-40.
↑Jean-Luc Collart, «Saint-Quentin», Revue archéologique de Picardie, no16, spécial, , p.100 (lire en ligne).
↑François-Olivier Touati, «Facies leprosorum: Réflexions sur le diagnostic facial de la lèpre au Moyen Âge», Histoire des sciences médicales, vol.20, no1, , p.63 (lire en ligne).
↑Marilyn Nicoud, «Formes et enjeux d'une médicalisation médiévale: Réflexions sur les cités italiennes (XIIIe – XVesiècles)», Genèses, no82, , §11 [en ligne] (lire en ligne).
↑Auguste Gasser, L'Église et la Paroisse de Soultz (Haute-Alsace), Colmar, H. Huffel, , 82p. (lire en ligne), p.70.
↑Andrée Diniz Silva, «Réformes et innovations dans l'université portugaise au XVIIIesiècle: Le Cas des études de droit», dans François Cadilhon (dir.) et al., Universités et institutions universitaires européennes au XVIIIesiècle: Entre modernisation et tradition (Actes du colloque international organisé par le Centre interdisciplinaire bordelais d'études des Lumières (2-4 octobre 1997)), Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux, coll.«Etudes sur l'éducation», , 280p. (ISBN2-86781-221-6, lire en ligne), p.81.
1234Ernest Wickersheimer et Guy Beaujouan (éd.), Dictionnaire biographique des médecins en France au Moyen Âge, vol.1, Genève, Droz, coll.«Hautes études médiévales et modernes» (no34/1), (1reéd. 1936) (ISBN978-2-600-04664-0, lire en ligne), «François André», p.151, «Abraham ben Schem Tob, dictus Tortuensis», p.3, «Halîm», p.270.
↑Olivier Lafont, «Médecine arabe en Andalousie médiévale [compte rendu, référence: Sleim Ammar, Trois grands médecins andalous: Ezzahraoui - Ibn Zohr - Ibn Roschd, Tunis, , 228p.]», Revue d'histoire de la pharmacie, vol.87, no322, , p.281 (lire en ligne).
↑Raymond Arveiller et Max Pfister, Addenda au FEW XIX (Orientalia), Tübingen, Max Niemeyer Verlag, , 656p. (ISBN3-484-52298-4, lire en ligne), p.253.
↑Danielle Jacquart, «Du Moyen Âge à la Renaissance: Pietro d'Abano et Berengario da Carpi, lecteurs de la Préface de Celse», dans Guy Sabbah (dir.) et Philippe Mudry (dir.), La Médecine de Celse: Aspects historiques, scientifiques et littéraires, Publications de l'université de Saint- Étienne, coll.«Mémoires» (no13), (ISBN2-86272-051-8, lire en ligne), p.344.
↑(it + la) Lorenzo Rusio, Pietro Giovanni Delprato(it) (éd.) et Luigi Barbieri (éd.), La Mascalcia di Lorenzo Rusio: Volgarizzamento del secolo XIV, messo per la prima volta in luce da Pietro Delprato, aggiuntovi il testo latino, Bologne, Presso Gaetano Romagnoli, coll.«Opere inedite o rare», 1867-1870, 462-344p., 2 vol. (lire en ligne: vol.1 et vol.2).
↑Danielle Jacquart, «Ibn an-Nafîs: Premier découvreur de la circulation pulmonaire», La Revue du praticien, vol.57, , p.111 (lire en ligne).
↑(en) John B. West, «Ibn al-Nafis, the Pulmonary Circulation, and the Islamic Golden Age», Journal of Applied Physiology, vol.105, no6, , p.1877-1880 (lire en ligne).