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112e régiment d'infanterie (France)

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Le 112e régiment d'infanterie (112e RI) est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir de la 112e demi-brigade de première formation.

Création1794
Dissolution1940
PaysDrapeau de la France France
Faits en bref Création, Dissolution ...
112e régiment d’infanterie
Image illustrative de l’article 112e régiment d'infanterie (France)
Insigne du 112e régiment d'infanterie alpine.

Création 1794
Dissolution 1940
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment d'infanterie
Rôle Infanterie
Garnison Toulon
Ancienne dénomination 112e demi-brigade
Devise Le vainqueur de Raab
Inscriptions sur l’emblème Raab 1809
Wagram 1809
Lutzen 1813
Bautzen 1813
Argonne 1915
Verdun 1916-1917
Montdidier 1918
Mont d'Origny 1918
Guerres Guerres de la Révolution
Guerres napoléoniennes
Guerre de 1870
Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Fourragères au couleur du ruban de la Médaille militaire
Décorations Croix de guerre 1914-1918
quatre palmes
une étoile de vermeil
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Création et différentes dénominations

Chefs de corps (colonel sauf mention contraire)

  • 1794 : chef de brigade Pierre-André Miquel
  • 1801 : chef de brigade Rossignol (?)
  • 1802 : chef de brigade Trepied (?)
  • 1803 : colonel Jean-Baptiste L'Olivier
  • 1807 : colonel Raymond Pierre Penne
  • 1811 : colonel Jean Joseph Benuzan
  • 1813 : colonel Charles Angélique François Huchet de La Bédoyère
  • ...
  • - 1903 : Félix Washington Latour d’Affaure
  • -  : Charles Holender
  • ? -  : Corneille Gustave Ernest Trumelet-Faber
  • -  : Gaston Dupuis
  • -  : Charles Alexis Vandenberg
  • -  : Hubert Alexandre Victor Garnier
  • -  : lieutenant-colonel Honoré Michel Étienne Tronyo
  • -  : lieutenant-colonel Jean François Henri Gustave de Gail
  • -  : Fernand Marie Robert De France
  • -  : Eugène Carlier
  • 1922 - 1923 {dissolution} : René Mangematin
  • 1939 - 1940 {dissolution} : lieutenant-colonel Nauche

Recréation dans la réserve, régiment de défense de points sensibles

  • 1977 - 1981 : colonel Hubert Michel
  • 1981 - 1984 : colonel Roland Gras
  • 1984 - 1987 (dissolution) colonel Claude Martin-Jaubert

Historique des garnisons, combats et batailles

Guerres de la Révolution et de l'Empire

Sous-officier de voltigeurs du 112e de ligne, 1809.
Sous-officier de voltigeurs du 112e de ligne, 1809.

À la suite d'un arrêté du , le 112e régiment d'infanterie de ligne est créé à Bruxelles par le colonel Jean-Baptiste L'Olivier. Il était principalement formé de conscrits et de volontaires, tant flamands que wallons ou bruxellois, recrutés dans les neuf départements établis par le régime français[1].


Second Empire

Un décret impérial du portait que les quatrièmes bataillons des régiments d’infanterie de ligne pourraient être formés en régiments de marche, composés chacun de trois bataillons. En conséquence de ce décret, le les quatrièmes bataillons des 90e, 93e et 95e de ligne, réunis au fort d'Aubervilliers, furent constitués en régiment, sous la dénomination de 12e régiment de marche d'infanterie.

Un décret, daté du , prescrivit que les 39 régiments de marche formés jusqu'alors prendraient la dénomination de régiments d’infanterie de ligne, qu'ils porteraient les numéros 101 et suivants jusqu'au numéro 139. En exécution de ce décret, le 12e régiment d'infanterie de marche prit, à la date du , la dénomination de : 112e régiment d'infanterie de ligne.

De 1871 à 1914

Le le 112e régiment d'infanterie rentre dans Paris, et le il est désarmé en exécution de la convention signée, le , entre la Prusse et le gouvernement français.

Le , le régiment est fusionné avec le 12e régiment d'infanterie de ligne puis en , le 112e régiment d'infanterie est dissous.

Un décret du président de la République en date d'avril 1872 ayant prescrit que les régiments provisoires devenaient définitifs et prendraient la dénomination de régiment de ligne avec un numéro de série, le 12e régiment d'infanterie provisoire prend la dénomination de « 112e régiment d'infanterie de ligne »[2].

Le régiment, qui est depuis 1871 en Algérie, forme son 4e bataillon à Dellys.

Il prend ensuite garnison à Toulon et Digne, puis à Antibes, avant de revenir à Toulon[3].

Première Guerre mondiale

Rattachements : Toulon et Hyères, 57e brigade d'infanterie, 15e corps d'armée, 3e armée.

1914

1915

  • Juin-août : Argonne (bois de la Gruerie, secteur de la Haute-Chevauchée)

1916

  • Mai : repos
  • Mai-juillet : Verdun (cote 304, Mort-Homme)
  • Novembre-décembre : repos et instruction
  • Décembre : Verdun
  • - : repos (Salmagne, Géry)

1917

  • Côte du Talou, Charny, Champneuville, Samogneux.

1918

  • Les combats de Chevincourt et Mélicocq, les combats d'août (Santerres - Arvillers), bataille du Vermandois.

Entre-deux-guerres

Après la guerre, le régiment revient à Toulon et Antibes[3]. Il est dissous le [4] et forme le IIIe bataillon du 3e régiment d'infanterie[3].

Seconde Guerre mondiale

Formé le à Hyères sous le nom de 112e régiment d'infanterie alpine (RIA) sous les ordres du lieutenant-colonel Nauche, il appartient à la 29e division d'infanterie[3],[5].

Il est quasi totalement détruit lors des combats sur la Somme début [3].

Après 1945

Drapeau du régiment

Le drapeau du 112e régiment d'infanterie, avec sa cravate portant la croix de guerre et la fourragère.

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[6] :

Décorations du régiment

Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec quatre palmes et une étoile d'argent (quatre citations à l'ordre de l'armée et une citation à l'ordre du corps d'armée).

Le port de la fourragère aux couleurs du ruban de la médaille militaire lui est décerné le .

Insigne

L'insigne du régiment, réalisé en 1939, présente, sur un fond de montagnes avec un petit morceau de mer, un lion contourné d'argent[3].

Personnalités ayant servi au 112e RI

  • Maurice Bokanowski (1879-1928), député de la Seine, a servi comme officier jusqu'au printemps 1915.
  • René Cassin (1887-1976) y a effectué son service militaire en 1906-1907.
  • Pierre Costantini (1889-1986), pionnier de l’aviation, pilote de chasse, organisateur de la croisière jaune, chef fondateur de la Ligue française, puis cofondateur de la LVF. Il fut aussi journaliste, poète et écrivain.
  • Paul Didier (1889-1961), magistrat et fonctionnaire du ministère de la Justice, y est mobilisé durant la Première Guerre mondiale.
  • Jules-Gérard Jordens (1885-1916), poète, y fait la première année de service militaire de 1906 à 1907. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale.
  • Charles Eugène de Lalaing d'Audenarde (1779-1859), alors capitaine
  • André Martel (1893-1976) y a effectué son service militaire d'août 1914 à juin 1915[7]. Son premier recueil poétique Poèmes d’un poilu, poèmes des tranchées et des cantonnements (Reims, J. Matot, 1916) le fera lauréat des Jeux floraux de Reims de 1914-1915.
  • Jean de Latard de Pierrefeu (1881-1940), futur rédacteur du communiqué du Grand Quartier général avant d'être l'auteur de Plutarque a menti, a servi au début de la guerre comme sous-officier puis officier de réserve.
  • Henri Poeymirau (1869-1924), en 1911, commandant du 4e bataillon, compagnon de Lyautey et futur général de division.
  • Simon Sabiani (1888-1956), député et maire de Marseille, proche du grand banditisme durant l'entre-deux-guerres.
  • Pierre Louis Sarlandie des Rieux (1870-1915), qui signait Lionel des Rieux en littérature.
  • Victor Tuby (1888-1945), mort lors des combats du Bois-le-Prêtre[8].


Notes et références

Annexes

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