13,2 × 92 mm SR

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Pays d'origineDrapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Conception1917
Production1918-1919
13,2 × 92mm SR
Image illustrative de l'article 13,2 × 92 mm SR
Comparaison entre le .303 British (à gauche) et le 13,2 mm Tuf allemand (à droite).
Historique
Pays d'origine Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Conception 1917
Production 1918-1919
Caractéristiques
Type de cartouche Fusil antichar
Mitrailleuse lourde
Ø projectile 13,2 mm[1] mm
Ø collet 14,6 mm mm
Ø raccordement de la douille 19,1 mm mm
Ø corps de douille 20,9 mm mm
Ø culot 23,1 mm mm
Longueur de douille 91,3 mm mm
Longueur de la cartouche 132,6 mm mm
Poids
Poids du projectile 51,5 g g
Données numériques/balistique
Vitesse de sortie V0 785 m/s m/s
Énergie du projectile 15 868 J J

Le 13,2 × 92 mm SR, également connu sous le nom de Mauser 13,2 mm TuF (en allemand : Tank und Flieger, littéralement « char et aviateur », désignation militaire historique), est une cartouche à demi-bourrelet de fusil antichar et de mitrailleuse lourde, développée par l’Empire allemand pour une utilisation antichar et antiaérienne, introduite pendant la Première Guerre mondiale. Cette cartouche fut une étape majeure dans le développement des cartouches antichars, étant la première conçue uniquement pour détruire des cibles blindées.

La cartouche a été utilisée dans le fusil antichar Mauser Tankgewehr M1918. Son utilisation était également prévue dans une nouvelle mitrailleuse lourde prévue pour 1919, la MG 18 TuF.

Le 13,2 mm Tuf a été conçu pour contrer les premiers chars britanniques qui sont apparus à la fin de la Première Guerre mondiale. Comme la trajectoire d’un char était difficile à déterminer avant son déploiement près du front, il était difficile d’utiliser des mines terrestres comme moyen de dissuasion pour leur avancée. Les pièces d’artillerie légère mises en service comme canons antichars étaient très efficaces, mais encombrantes et difficiles à mettre en action assez rapidement. Ainsi, il fallait trouver un autre moyen de combattre ces premiers véhicules blindés. Comme le blindage en plaques des débuts était relativement mince en raison de la nécessité de réduire le poids des véhicules aux groupes motopropulseurs de faible puissance (et puisque les chars étaient principalement conçus pour protéger leur équipage des tirs de mitrailleuses), les fusils de gros calibre pouvaient être utilisés pour harceler et tuer les équipages de chars[2].

Lorsque la nouvelle de la propagation des balles antichars allemandes s’est répandue, il y a eu un débat parmi les armées alliées quant à savoir s’il fallait les copier pour servir de base à une nouvelle cartouche de mitrailleuse. Cependant, après analyse, une copie exacte des munitions allemandes a été écartée. Premièrement, ses performances étaient jugées insuffisantes, comparées, par exemple, à la .50 BMG apparue ultérieurement, qui peut elle-même être considérée comme une cartouche de .30-06 Springfield agrandie. Deuxièmement, la cartouche de 13,2 mm était une cartouche à demi-bourrelet, ce qui la rendait sous-optimale pour les armes automatiques. Néanmoins, lorsque l’armée américaine apprit l’existence de la cartouche allemande, le .50 BMG était encore en phase de conception. Le fait que le .50 BMG ait été lancé avant la découverte de la cartouche allemande ne peut en aucun cas exclure la possibilité que la cartouche allemande ait joué un rôle significatif dans la formulation des paramètres de la .50 BMG, même si cette dernière présentait des caractéristiques et performances significativement différentes[3].

Conception

La 13.2 Tuf utilisait un étui à demi-bourrelet de 92 mm de long avec un collet peu profond. Elle a été développée par l’usine de munitions Polte à Magdebourg, en Allemagne[2],[4].

Voir aussi

Notes et références

Liens externes

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