Cet article présente les faits marquants de l'année 1371 en santé et médecine.
: Gervais Chrétien, Premier médecin du roi Charles V, fonde à Paris le collège Notre-Dame de Bayeux, dit «collège de maître Gervais», voué à l'accueil d'écoliers en théologie et où la présence de boursiers en médecine ne sera attestée qu'à partir de 1377[1].
Le roi Charles V rectifie et complète les statuts des barbiers de Paris, leur confirmant le droit «de panser […] les plaies qui ne seraient pas mortelles, nonobstant l'opposition des chirurgiens[2]».
Le roi Édouard III autorise le chapelain Robert Denton à fonder à Londres, «pour les pauvres prêtres et pour les hommes et les femmes de ladite cité qui tombent soudain en frénésie et perdent la mémoire[3]», un asile connu sous le nom de Berking Church Hospital[4].
Pierre Chartreis, maître ès-arts et licencié en médecine de l'université de Montpellier, rédige une première copie du régime de pestilence (Preservatio pestilentie) de Jean Jacme († 1384) dont le texte, probablement «recueilli de la bouche même du maître, […] a retenu plus particulièrement l'attention des historiens de la médecine[7]».
↑Jean-Patrice Boudet, «Charles V, Gervais Chrétien et les manuscrits scientifiques du collège de maître Gervais», Médiévales, vol.52, 2007, mis en ligne le 6 septembre 2009, §6-9 (lire en ligne, consulté le ).
↑Philippe Le Bas, Dictionnaire encyclopédique de la France, t.2: B-Big, Firmin Didot, coll.«L'Univers pittoresque: Histoire et description de tous les peuples», , 576p. (lire en ligne), p.121.
↑«[…] for the poor priests and for the men and women in the said city who suddenly fall into a frenzy and lose their memory» (James J. Walsh, op. cit.)
↑(en) James Joseph Walsh(en), «Asylums and Care for the Insane», dans Catholic Encyclopedia, vol.8, New York, The Encyclopedia Press, Inc., (lire en ligne).
↑(de) Zdeňka Hledíková(de), «Johann Ocko von Vlasim (†1380). 1351-1364 Bischof von Olmütz. 1364-1378 Erzbischof von Prag. 1378 Kardinal», dans Erwin Gatz (dir.), Die Bischöfe des Heiligen Römischen Reiches: Ein biographisches Lexikon, vol.1: 1198 bis 1448, Berlin, Duncker und Humblot Verlag, , 926p. (ISBN978-3-428-10303-4), p.589–590.
↑Laurie Baveye et Bertrand Schnerb (dir.), Exercer la médecine en milieu princier au XVesiècle: L'Exemple de la cour de Bourgogne, 1363-1482 (thèse d'histoire soutenue à l'université Charles-de-Gaulle - Lille III), S. l., s. n., , 304p. (lire en ligne), p.111.
↑Sven Stelling-Michaud, «Sur quelques médecins suisses romands (genevois, valaisans et vaudois) aux XIIIeetXIVesiècles», dans Mémoires et documents publiés par la Société d'histoire et d'archéologie de Genève, vol.XL: Mélanges offerts à M. Paul-Edmond Martin par ses amis et collègues, Genève, , 682p. (lire en ligne), p.191-192.
↑Christian Guilleré, «Une famille de médecins géronais au XIVesiècle: Les Sarriera», Acta historica et archaelogica mediaevalia, no26, , p.682 (lire en ligne).