Le bâtiment principal de l'hôpital Saint-Georges de Sion, dans le Valais«devient un orphelinat lors de la réunion des trois hôpitaux de la ville[3]».
La «première occurrence d'une expertise médicale de la folie[4]» s'offre peut-être, à l'occasion du procès en hérésie mené contre Thomas d'Apulie par l'évêque de Paris, Pierre d'Orgement, et par les maîtres de l'université.
Les chanoines de la collégiale Saint-Jacques-aux-Pèlerins de Paris sont tenus d'habiter dans l'enclos de l'hôpital[6], mais leur conduite laisse à désirer, au point qu'on en vient à «leur interdire de jouer aux cartes et aux dés, d'aller à la taverne en habits de chœur, de faire entendre à l'église pendant les offices des rires indécents, des contes facétieux et des disputes[7],[8]».
Claus bi dem Sluche représente les baigneurs[9] et barbiers au Conseil de la ville de Strasbourg[10].
Publication
Jehuda ben Salomon, dont le frère Bonsenior vient de traduire du latin en hébreu (1387) le « Lis de la médecine » (Lilium medicine) de Bernard de Gordon[11], publie une version hébraïque de trois autres traités du célèbre professeur de Montpellier[12].
1388 au plus tard: Amaudry Chapelle[10] (né à une date inconnue), maître en médecine lyonnais, et Bertrand Ministralis[10] (né à une date inconnue), barbier à Avignon.
Notes et références
↑Joseph Roman, Tableau historique du département des Hautes-Alpes, vol.1: État ecclésiastique, administratif et féodal antérieur à 1789 […], Paris, Alphonse Picard, , XXXII-206p. (lire en ligne), p.74.
↑« Selles-sur-Cher », sur Actuacity, 27 janvier 2017 (lire en ligne).
↑Laura Bottiglieri, Liquidation totale (catalogue d'exposition), La Grenette: Galerie de la Ville de Sion, (lire en ligne), «La Chapelle Saint-Georges. État d'origine».
↑Maud Ternon, «Hérétique ou dément?: Autour du procès de Thomas d'Apulie à Paris en 1388», Criminocorpus, dossier «Folie et justice de l'Antiquité à l'époque contemporaine», (lire en ligne).
↑Laurence Moulinier, «Un flacon en point de mire: La Science des urines, un enjeu culturel dans la société médiévale (XIIIe – XVesiècles)», Annales: Histoire, sciences sociales, vol.65, no1, , §11, n.35 (lire en ligne).
↑« Hôpital Saint-Jacques-aux-Pèlerins. Paris » (BNF13755887).
↑Jean Cheymol, «Hôpitaux et confrérie des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle à Paris», Histoire des sciences médicales, vol.14, no1, , p.34 (lire en ligne).
↑«Il fallut même qu'au XVesiècle le gouverneur demande qu'il leur soit interdit de prendre des chambrières trop jeunes.» (Jean Cheymol, op. cit.)
↑« Baigneur »: celui qui tient des bains publics (vieilli).
123Ernest Wickersheimer et Guy Beaujouan (éd.), Dictionnaire biographique des médecins en France au Moyen Âge, vol.1, Genève, Droz, coll.«Hautes études médiévales et modernes» (no34/1), (1reéd. 1936) (ISBN978-2-600-04664-0, lire en ligne), «Claus bi dem Sluche», p.102, «Amaudry Chapelle», p.21, Bertrand Ministralis, p.83.
↑Charles Ravel, «Nouvelle preuve authentique de l'ancienneté de l'École de médecine de Montpellier: Gazette médicale de Montpellier», Revue thérapeutique du Midi, 2e série, vol.9, t.6, , p.253, n.1 (lire en ligne).
↑(it) Tiziana Pesenti, «Dondi dall'Orologio, Giovanni», dans Dizionario Biografico degli Italiani, vol.41, Treccani, (lire en ligne).