1527-: Paracelse séjourne à Bâle, en Suisse, où il a le temps de soigner Johann Froben, de devenir médecin municipal et d'obtenir une chaire à la faculté de médecine, avant de quitter la ville, craignant d'être arrêté pour ses provocations, et surtout pour avoir montré son dédain de la médecine scolastique en brûlant en public, le , les œuvres d'Hippocrate et d'Avicenne[5].
Publications
Novembre: sous la forme d'une lettre ouverte qui sera «réimprimée ailleurs, encore et encore, en période d'épidémie», Martin Luther adresse de Wittenberg à Johann Hess(de), à Breslau, ses conseils sur la conduite à tenir en cas de peste[6].
Jacques de Béthencourt publie en latin, sous le titre de Nova Penitentialis quadragesima necnon Purgatorium in morbum gallicum sive venereum[7] («Nouveau Carême et Purgatoire du mal français ou vénérien»), le premier traité consacré en France à la syphilis[8], où il introduit le terme de «maladie vénérienne» («morbus venereus») pour en indiquer l'origine sexuelle[9].
À la suite de l'Anatomice de Benedetti (†), paraît à Cologne un petit traité de Giorgio Valla (†) sur «les parties de la face et du corps humain» (De humanae faciei, corporis partibus[16]).
Naissances
Louis Duret (mort en ), né à Bâgé, alors en Savoie, «l'un des plus célèbres médecins de son temps[17]».
Adrien L'Allemant (mort en 1559), reçu docteur en médecine à Paris, commentateur d'Hippocrate et auteur d'une Dialectique en français pour les barbiers et chirurgiens[18].
↑Géraud de Pierredon (comité de lecture du 17 décembre 1994 de la Société française d'histoire de la médecine), «L'Ordre de Malte: Neuf siècles au service des pauvres», Histoire des sciences médicales, vol.30, no1, , p.77 (lire en ligne).
↑Pierre Julien, «L'Apothicairerie de l'Hôtel-Dieu de Lyon [compte rendu, référence: Jacqueline Roubert, La Pharmacie à l'Hôtel-Dieu de Lyon du XVIe au XIXesiècle (1), Lyon, Comité d'action culturelle au musée des hospices civils de Lyon, s. d., 23p., in-4°, fig., couv. ill. coul.]», Revue d'histoire de la pharmacie, vol.82, no300, , p.118 (lire en ligne).
↑Jean de Sismondi, Histoire des républiques italiennes du Moyen Âge, t.8, Bruxelles, Société typographique belge, , 5eéd., 558p. (lire en ligne), p.532.
↑Michael A. Chorney, Chirag D. Gandhi et Charles J. Prestigiacomo, «Berengario's Drill: Origin and Inspiration», Neurosurgical Focus, vol.36, no4, , p.1, col.2 (lire en ligne).
↑Jean-Marc Brogard et Jean-Frédéric Blickle, «Histoire des contributions rhénanes et alsaciennes à la compréhension du diabète», Histoire des sciences médicales, vol.38, no4 «Histoire de l'endocrinologie», , p.422 (lire en ligne).
↑(en) Martin Luther, «To John Hess», dans Luther: Letters of Spiritual Counsel, traduction et édition de Theodore G. Tappert, Vancouver, Regent College Publishing, (1reéd. 1960, The Westminster Press, Philadelphia), 368p. (lire en ligne), chap.8: «Advice in Time of Epidemic and Famine», p.230-244.
↑(la) Jacques de Béthencourt, Nova penitentialis quadragesima, necnon Purgatorium in morbum gallicum sive venereum, una cum Dialogo aquae argenti ac ligni guajaci colluctactium, super dicti morbi curationis prelatura opus fructiferum, a Jacobo Abethencourt Rhotomagensi medico nup[er] editum, quo sequentia continentur, Parisiis [à Paris], typis Nicolai Savetier [sur les presses de Nicolas Savetier], (lire en ligne).
↑Jacques-Charles Brunet, Manuel du libraire et de l'amateur de livres, vol.1, Paris, Firmin Didot, (lire en ligne), «Bethencourt (Jacobus a.)», col.832.
↑Ariane Bayle, «Nommer la vérole: Quelques enjeux linguistiques et littéraires d'une maladie nouvelle au XVIesiècle», Les Cahiers du Gadges [Groupe d'analyse de la dynamique des genres et des styles], Lyon, université Jean-Moulin, centre de recherche Jean-Prévost, no15 «L’Imaginaire des langues: Représentations de l’altérité linguistique et stylistique (XVIe – XVIIIesiècles), sous la direction de S. Lardon et M. Rosellini», , p.122 (lire en ligne).
↑(en) Hieronymus Brunschwig (trad.Laurence Andrew), The Vertuose Boke of the Distyllacyon of All Maner of Waters of the Herbes in this Present Volume Expressed, Londres, (présentation en ligne).
↑(la) Thaddée de Florence, Hippocrate, Hunayn ibn Ishaq et Giambattista Niccolini (éd.), Thaddei Florentini Expositiones, in arduum Aphorismorum Ipocratis volumen, in divinum Pronosticorum Ipocratis librum, in praeclarum Regiminis auctorum Ipocratis opus, in subtilissimum Joannitii Isagogarum libellum, Joannis Baptiste Nicollini Salodiensis opera in lucem emisse, in inclyta Venetiarum urbe [dans la célèbre ville de Venise], d[omi]ni Luce Antonii Junta Florentini sumptibus editum [édité pour le compte de maître Lucantonio Giunta, de Florence, anno a partu virgineo m.d.xxvii, julii kalendis [le 1erjuillet de l'an de grâce 1527], [4]-400-[2] f., in-fol. (lire en ligne).
↑(es) Bernardin de Laredo, Modus faciendi cum ordine medicandi, a medicos y boticarios muy comun y necessario, copilado nuevamente con orden tan peregrina que no se aura visto otra vez tan aclarada manera de platicar ni por la orden que esta lleva, impresso en Sevilla [imprimé à Séville], por Jacobo Cromberger [par Jacobo Cromberger], , CCXXVIII f. (lire en ligne).
↑Fidèle de Ros, Un inspirateur de sainte Thérèse: Le Frère Bernardin de Laredo, Paris, J. Vrin, , 370p. (lire en ligne), chap.V: «Les Livres de médecine», p.85-104.
↑(la) Æmilius Macer, Walafrid Strabon et Johann Grimm(de), Aemilius Macer, De herbarum virtutibus, jam primum emaculator, tertiorque in lucem editus, praetered. Strabi Galli, poetae et theologi clarissimi, Hortulus vernantissimus, uterque scholiis Joannis Atrociani illustratus, Basileae [à Bâle], apud Joannem Fabrum Emmeum Juliacensem [chez Johann Faber Emmeus, de Juliers], m.d.xxvii [1527], [7]-73 f., in-8° (lire en ligne).
↑(la) Jean Mesué, Mondino de Luzzi, Pierre d'Abano, Nicolas de Salerneet al., Divi Mesue et nova quedam ultra ea que secum associari consueverunt opera preclarissima ut inferius speculanti sub manus indicio demonstratur [...], in urbe Venetiarum [à Venise], domini Luce Antonii Junta Florentini [...] sumptibus excusa [imprimé aux frais de maître Lucantonio Giunta], 1527 marcii idibus [le 15 mars 1527], 388 f. (lire en ligne).
↑(la) Alessandro Benedetti et Giorgio Valla, Alexandri Benedicti physici Anatomice sive Historia corporis humani, adjectum est huic opusculum Georgii Vallae [i.e. De humanae faciei, corporis partibus] Placen[entini], ejusdem rei sive argumenti, elegans, sane et perutile, [Coloniae Agrippinae] [à Cologne], Eucharius [Cervicornus] excudebat [imprimé par Eucharius Hirtzhorn], anno m.d.xxvii [l'an 1527] (1reéd. 1502, pour l'Anatomice de Benedetti), [238] p., in-8° (lire en ligne).
↑R-d-n [Léopold Joseph Renauldin], «Duret (Louis)», dans Biographie universelle, ancienne et moderne, t.12: Dr-Ei, Louis-Gabriel Michaud, , 606p. (lire en ligne), p.366.
↑Nicolas Éloy, Dictionnaire historique de la médecine ancienne et moderne, t.3: L-P, Mons, H. Hoyois, , 648p. (lire en ligne), «L'Allemant (Adrien) », p.5.
↑(es) Luis Martínez Ferrer, «La preocupación médica y religiosa del doctor Pedro López por las personas de raza negra de la ciudad de México (1582-1597)», Anuario de estudios americanos, vol.65, no2, , p.72-73 (lire en ligne).
↑(it) Antonio Clericuzio, «Quattrami, Evangelista», dans Dizionario biografico degli Italiani, Treccanivolume=85, (lire en ligne).
↑(ga + en) John O'Donovan, Annala Rioghachta Eireann. Annals of the Kingdom of Ireland, by the Four Masters, from the earliest period to the year 1616, edited from MSS. in the Library of the Royal Irish Academy and of Trinity College, Dublin, with a Translation and copious notes, by John O'Donovan, vol.5, Dublin, Hodges, Smith and Co, , 2eéd. (lire en ligne), p.1389.
↑Jean-Pierre Bénézet, Lignées de pharmaciens (conférence prononcée à la Rencontre du siècle, manifestation consacrée aux «pharmacies centenaires» à l'occasion des Journées du patrimoine), Dignes-les-Bains, (lire en ligne), «Démographie infantile».
↑(la) Hippocrate (trad.Fabio Calvo), Hippocratis [...] Octoginta volumina, quibus maxima ex parte, annorum circiter duo millia, Latina caruit lingua [...], nunc tandem per M. Fabium Calvum Latinitate donata ac nunc primum in lucem aedita, Romae [à Rome], ex aedibus Francisci Minitii Calvi Novocomensis [chez Francesco Minizio Calvo, de Comun Nuovo], anno a partu Virginis M.D.XXV [l'an de grâce 1525], pièces limin., DCCXXXV p., in fol. (lire en ligne).
↑Marie-Laure Monfort, «Les Premières Éditions imprimées de la Collection hippocratique à la Bibliothèque interuniversitaire de santé: Présentation», bibliothèque numérique Medica, s. d. [lire en ligne(page consultée le 21 janvier 2021)].