1er régiment de lanciers (Belgique)
From Wikipedia, the free encyclopedia
| 1er régiment de lanciers | |
Insigne métallique du 1er régiment de lanciers belges et plaque commémorative du 150ème anniversaire de ce régiment. | |
| Création | |
|---|---|
| Dissolution | |
| Pays | |
| Allégeance | |
| Branche | Composante Terre |
| Type | Cavalerie |
| Garnison | Malines Namur Spa Düren Bourg-Léopold Marche-en-Famenne |
| Couleurs | Amarante et blanc |
| Devise | Vaillant de le Burch |
| Marche | Marche du 1er régiment de lanciers |
| modifier |
|


Le 1er Régiment de Lanciers (néerlandais : 1ste Lansiers) était un régiment de cavalerie de l'armée belge. Le , le régiment reprend les traditions du 3 Lanciers et devient le 1/3 régiment de lanciers.
Origines
L’acte de baptême du « Régiment de Chevau-Léger van der Burch » date du :
« Nous, Charles-Auguste, Duc régnant de Saxe-Weimar et Eisenach, commandant en chef de l’armée de Brabant, chargeons et autorisons :
Le Comte van der Burch de lever incessamment dans les ci-devant Pays-Bas un régiment de cavalerie légère pour le service des hautes puissances alliées, et d’en faire prêter serment entre les mains du gouvernement militaire à Bruxelles. Nous l’autorisons de plus à se regarder comme le Colonel du nouveau régiment à former, d’en choisir les officiers et de faire toujours les démarches propres à en assurer la prompte organisation.
Signé au Quartier Général de Bruxelles ce . »
— acte de baptême du « Régiment de Chevau-Léger van der Burch »
Les Chevau-Léger sont les héritiers des dragons de Ligne et de Latour, régiment de cavalerie national créé en 1725 et appelé depuis 1806 Chevau-Léger de Vincent. C’est en hommage à ce régiment belge que le comte van der Burch donne le nom de Chevau-Léger à son régiment. Ce régiment avait livré cent-soixante-et-un combats, au service de la monarchie de Habsbourg, depuis sa création.
Les alliés ayant décidé la formation du Royaume uni des Pays-Bas lors du congrès de Vienne, la Légion belge est dissoute le et ses régiments sont constitués de la même façon que les régiments hollandais. Le , ce régiment prend le nom de « Dragons Légers no 5 » de l'armée du Royaume uni des Pays-Bas. Commandé par le lieutenant-colonel de Mercx, il se distingue aux batailles des Quatre-Bras et de Waterloo contre les armées napoléoniennes.
Le , le régiment reçoit son étendard à Tournai qui, dès 1780, était devenue la ville de garnison de l’escadron Chevau-Léger des Dragons de Latour.
Dix ans plus tard, lors de la révolution belge, le , le 1er régiment de lanciers est constitué à Tervuren par décision du gouvernement provisoire. Les éléments belges du 5e dragons légers et quelques éléments des 4e dragons légers et du 10e lanciers sont rassemblés pour former le régiment.
Durant la Campagne des Dix-Jours, il est intégré à de l'Armée de l'Escaut et un détachement participera à la bataille de Bautersem. En 1870, lors de la guerre franco-prussienne, le régiment est mobilisé sur le pied de guerre et est intégré à la réserve de cavalerie de l’armée d’observation. En 1871, il prend ses quartiers à Namur.
De 1830 à 1914
En , le Régiment fait partie de l’armée de l’Escaut et prit part à la campagne des Dix Jours.
Un escadron du 1er Lanciers était attaché à l’avant-garde qui livra le , le combat de Bautersem, lors de la marche de l’armée de l’Escaut, de Louvain sur Tirlemont.
Le , trois escadrons protégèrent, depuis Bautersem jusqu’au-delà de Louvain, la retraite de cette même armée. C’est à l’issue de cette journée que, tourné vers l’État-Major, Léopold 1er passant devant le 1er Lanciers rangé en bataille, dit :« Si tout le monde s'était conduit comme le colonel du 1er lanciers et son régiment, nous n'en serions pas réduits à la situation actuelle »[réf. nécessaire]. C’est à Malines que le roi Léopold Ier remit, le , l’Etendard du 1er Régiment de Lanciers au Colonel Charles-Ferdinand de THIERRY.
En 1832 et 1833, le 1er Lanciers coopéra au service des avant-postes établis vers la frontière hollandaise.
En 1870, lors de la guerre franco-allemande, le Régiment mobilisé sur le pied de guerre fit partie de la réserve de cavalerie de l’armée d’observation.
En 1871, le danger passé, il tient garnison à Namur, ville qu’il ne quitte que 43 ans plus tard pour entrer en campagne le .
Première Guerre mondiale
Campagne 1914 – 1918
Le , le 1er Lanciers quitte la ville de Namur, pour se consacrer en avant de la ligne des forts de Namur à la tâche qui lui était dévolue : battre le terrain à longue distance et apporter au commandement de la place fortifiée le plus d’informations possibles.
Combat de Boneffe
Le , un détachement composé de deux compagnies cyclistes et de deux escadrons du 1er Lanciers qui se trouvaient rassemblés à Eghezée, est informé par des reconnaissances d’officiers, qu’un ennemi, fort de 200 cavaliers et cyclistes avec des mitrailleuses, campe au Nord de Boneffe. Jugeant le coup de filet possible, le Major Adjoint d’État-Major Lemercier prend rapidement ses dispositions. L’opération est couronnée de succès. Surpris à la fois de front et à revers, les Allemands, qui ont essayé en vain de se ressaisir, prennent la fuite et abandonnent aux vainqueurs des prisonniers, des chevaux, des armes et des munitions. Le soir du combat de Boneffe, lorsque les escadrons et les compagnies cyclistes rentrent au cantonnement, des casques allemands et des trophées de toutes espèces s’accrochent aux selles et aux guidons des vélos. La population acclame les vainqueurs et leur offre des fleurs.
La retraite
Le vient la retraite vers la France. Le Régiment marche 13 jours et campe 13 nuits sans perdre de sa vigueur. Embarqué au Havre, le 1er Régiment de Lanciers rejoint par la mer le gros de l’Armée et entre dans le camp retranché d’Anvers, le .
Le 1er Lanciers installé défensivement le long d’une partie de l’Escaut y subissant les bombardements ennemis, il participe à la défense de la ville d’Anvers et répond aux fusillades des Allemands gardant intact le terrain qui lui est confié. Après sa relève, il est envoyé au repos à Zele. Il avait subi de sérieuses pertes.
La conduite du Régiment à Namur et aux environs de Termonde valut au 1er Lanciers l’inscription de « NAMUR » et de « TERMONDE » sur son Étendard. Au cours de la retraite effectuée par l’Armée du camp retranché d’Anvers à l’Yser, le 1er Régiment de Lanciers est mis tour à tour à la disposition des différentes Divisions d’Armée pour en couvrir la marche.
Le , le Régiment passe en entier sur la rive gauche de l’Yser. La retraite était définitivement terminée et l’Armée belge organisait la défense du fleuve derrière lequel elle barre pour toujours la marche aux Allemands.
Tant que dure la guerre de tranchées, les cavaliers abandonneront souvent leur monture pour prendre activement part à la garde des retranchements de l’Yser. Tout comme les soldats de l’Infanterie, ils exécutent les marches dans des terrains difficiles et passent des nuits à assurer le service de garde aux avant-postes les plus exposés. Ainsi, à ses tours de service, le 1er Régiment de Lanciers occupera les sous-secteurs de Nieuport, de Ramscapelle, de Pervijse, les postes aquatiques de Boesinghe, de Dixmude et de Merckem.
En , lorsque le commandement de l’Armée belge décide la création des groupements légers, le 1er Régiment de Lanciers donne le jour à deux organismes nouveaux. Un groupe du Régiment, le 3e escadron et l’Étendard, avec l’adjonction de la compagnie cycliste divisionnaire et l’escadron d’autos blindées, forme le Groupement léger de la 4e Division d’Armée. L’autre groupe du 1er Lanciers, les 1er et 2e escadron, passe à la 5e Division d’Armée dont il constitue le Groupement léger avec l’appoint de la compagnie cycliste divisionnaire, d’un peloton de guetteurs et de 3 autos-blindées.
La bataille des Flandres
Le Groupement léger de la 4e division d’Armée
Aux premières heures de l’offensive dont le but est de chasser définitivement l’Allemand de ses positions de l’Yser, le Groupement léger de la 4e Division d’Armée reçoit l’ordre de faire exécuter une attaque sur Rille, par la Compagnie Cycliste.
Après une approche laborieuse dans un terrain marécageux, c’est au cri de « Vive le Roi » que tous les hommes de la compagnie bondissent, baïonnette en avant, au-dessus des fils de fer barbelés et franchissant les abris en béton. Le combat se poursuit pendant toute la journée et durant toute la nuit.
Les unités du Groupement léger passent 10 jours dans les tranchées le long du canal de Handzaeme. Le au matin, cavaliers, cyclistes et autos-mitrailleuses s’élancent dans la brèche faite par l’infanterie. Malgré tous ses efforts, le gros du groupement ne parvient pas à déboucher de Boschwege, petit hameau situé à proximité de Handzaeme.
Le Groupement léger de la 4e Division d’Armée vécut les 15 et deux journées des plus rudes de la guerre et c’est en souvenir de ces combats que l’on peut lire aujourd’hui en lettres d’or, le nom glorieux de « Handzaeme » dans les plis de son étendard.
Le Groupement léger de la 5e Division d’Armée
Jusqu’au , pendant 70 jours consécutifs, le groupement léger de la 5e Division d’Armée a assuré seul la garde et la défense du redan de Nieuport, ensuite celles du centre de résistance de Lombardzijde. Il prend part alors, fractionné entre deux divisions, aux opérations de poursuite des armées allemandes : le 1er escadron, trois pelotons cyclistes et les autos-blindées sont sous les ordres du Commandant de la 5e Division d’Infanterie tandis que le 2e escadron et un peloton cycliste sont attachés à la 11e Division d’Infanterie.
Avec la 5e Division d’Infanterie
Le , la cavalerie affectée à la 5e Division d’Infanterie, progresse par le pont de Schoorbakke, Saint Pierre Chapelle, Slijpe et Leffinghe, et atteint à la tombée de la nuit les environs de Snaeskerke. Le , envoyée en avant-garde, elle arrive en vue de Bruges. L’extrême pointe, en débouchant de la ville est accueillie par des rafales de mitrailleuses. Sous la direction des Lieutenants Haquenne et Cartujvels de Collaert, ils délogent l’ennemi qui se retire jusque dans l’usine « La Brugeoise ». L’ennemi est poursuivi par les cavaliers de deux mêmes pelotons, qui escaladent les talus du chemin de fer Bruges - Gand. Le lendemain, le 1er escadron, qui est en extrême pointe de la Division d’Infanterie, envoie un peloton de reconnaissance vers Maldegem, tandis que les cyclistes en fournissent un autre vers Stooiburg. Le pont de Moerkerke est le seul que l’ennemi n’a pas eu le temps de faire sauter. Le , les éléments du groupe léger en avant-garde livrent un combat pour s’emparer de Maldegem. Après cette opération, le Lieutenant écuyer Cartujvels de Collaert, est envoyé en reconnaissance vers le canal de dérivation de la Lys au Nord du pont de Balgerhoek. Il rapporte des renseignements sur l’occupation du canal qui est fortement tenu. Le , après quelques jours de repos, les éléments du groupement léger, avec une composition un peu différente, reprennent leur mission à la 5e Division d’infanterie ; le , le détachement de cavalerie en extrême pointe, combat aux lisières d’Ertevelde.
Avec la 11e Division d’Infanterie
Le , le 2e escadron et le peloton cycliste forment l’avant-garde, et marchent sur Zerkegem. Arrivés dans cette localité ils sont relevés et chargés de reconnaître Brumes qu’ils trouvent occupé.
Le , l’escadron de cavalerie coopère avec la 1re Brigade de cavalerie à la prise du hameau d’Hoogstraete.
Le , l’escadron en pointe d’avant-garde, oblige l’ennemi à évacuer le moulin de Kruiput, puis continue sa marche vers le canal de dérivation de la Lys.
Envoyé en reconnaissance le , le Lieutenant Comte de Looz-Corswarem s’approche jusqu’aux réseaux de fils de fer barbelés où il est gravement blessé de deux balles. Néanmoins, il a rempli sa mission et peut, avant d’être évacué, fournir au commandement des renseignements complets sur la défense ennemie. Le 2e escadron est alors chargé d’assurer la liaison avec la 1re Division d’Armée et occupe les sous-secteurs immédiatement à l’ouest de Ronsele, où il subit des bombardements à obus toxiques. Après le , le nouveau détachement mis à la disposition de la 11e Division d’Infanterie continue à remplir des missions en tête de l’avant-garde. Le groupement léger est reconstitué deux jours plus tard et chargé du nettoyage de la zone occupée par la 5e Division d’Armée. La signature de l’armistice trouve ces unités cantonnées à Eecloo Molenhoek (Sleydinghe) et Lembeke. Le enfin, le groupement léger de la 5e Division d’Armée se mettait en route avec sa division pour occuper les pays rhénans et affirmer là-bas une victoire.
Entre-deux-guerres
Si les hostilités sont terminées, la « Garde du Rhin » va encore s’imposer pendant une dizaine d’années. Namur ne devait plus revoir son 1er Lanciers. Le régiment ne tarde pas à faire partie de l’Armée d’occupation et, seul de toute la cavalerie, il y restera à Aix-la-Chapelle puis à Echweiller, jusqu’à l’évacuation des territoires rhénans. Victime du retard dans la construction de la caserne de Spa, le 1er Lanciers, à son retour en Belgique, allait passer une « villégiature » d’un an à Bourg-léopold. Mais ce séjour, en permanence, au Camp de Beverloo permet une meilleure instruction du régiment.
En effet, dès 1931, le régiment est à Spa. Régiment-frontière, sentinelle avancée vers l’Est, vers la perpétuelle menace qui ne tarderait pas à surgir.
Et là, dans la petite ville d’Eaux, mais dans un site de fagnes et de forêts, le 1er Lanciers allait se mettre en devoir de parfaire sa préparation. Que ce soit au temps des chevaux, ou plus tard, des moteurs, le régiment, tant au cours des manœuvres que dans les compétitions sportives internationales, méritait la faveur marquée que ne lui marchandaient pas les grands chefs de l’Arme et de l’Armée.… Concours hippiques, fêtes militaires, épreuves motocyclistes, mondanités, certes… mais surtout, activité tactique, poussée comme il se doit aux marches de l’Est.[style trop lyrique ou dithyrambique][réf. nécessaire]
Seconde Guerre mondiale
Campagne 1940
Le 1er Lanciers est, depuis 1930, aux ordres tactiques du Commandant de la Position Fortifiée de Liège. C’est dire qu’il connaît bien le terrain et que le 1er Lanciers a la sensation de défendre sa propre garnison. Il forme en effet le noyau des troupes de défense d’un des deux sous-secteurs de couverture de la place forte. Il est encadré, à sa gauche, par un régiment de cyclistes frontières et à droite par un régiment de chasseurs ardennais.
En 1939, durant la période de mobilisation, deux missions incombent au Régiment dans son secteur :
- Coopérer au service de surveillance et de renseignements de la frontière.
- Couvrir le déploiement des troupes d’infanterie de Liège sur les positions et, dans ce but, freiner une avance éventuelle de l’ennemi soit par le combat, soit par des destructions et obstructions.
La première de ces missions, ainsi que la construction des barrages routiers et la préparation des sautages de ponts, de routes, de tunnel, etc., a occupé toute la période de mobilisation.
Au :
À midi, le Service de Surveillance et de Renseignements à la frontière a terminé sa mission avec plein succès et presque sans casse. Et c’est sans casse aussi que s’accomplit au cours de la matinée du 10, la mission de retarder l’avance ennemie. Cet accomplissement essentiellement économique d’une mission de couverture, le 1er Lanciers le doit à son labeur incessant au cours des mois de la « drôle de guerre ». Cette activité, qui fit couler tant de sueur et épargna tant de sang, avait eu pour résultat tangible, qu’au moment de l’invasion, toute la région frontière devant Spa avait été rendue infranchissable à toute colonne de quelque importance. C’est le travail des Lanciers du 1er Régiment dans les mois précédents qui a fait perdre suffisamment de temps à l’ennemi pour que les troupes de Liège aient pu garnir leurs positions. La mission du Régiment était donc accomplie sans que le combat eût été nécessaire. Cette première journée de guerre s’est ainsi clôturée par un plein succès acquis aux moindres frais. La seconde journée devait malheureusement être aussi infructueuse que meurtrière. Et les noms de Juprelle et de Lantin sonneront toujours comme le glas. Vers 14 heures, le 1er Lanciers, fut envoyé de toute urgence vers Juprelle, en réserve. Le ciel radieux était le domaine incontestable et incontesté de l’aéronautique ennemie. Et de 16 à 20 heures, les tronçons du Régiment, en colonne de route, sans possibilité de se dissimuler, furent soumis aux coups meurtriers des Stukas, une nouveauté pour notre baptême de feu. Stoïque sous l’avalanche des bombes, le Régiment ne songe pas à broncher. Mais il subit des pertes cruelles en personnel ; des pertes quasi irréparables en matériel surtout. Vers le soir seulement, ils nous laissèrent en paix, mais alors se révéla l’autre danger : celui des chars sillonnant toute la région et signalés par nos patrouilles. Comme le Régiment risquait d’être tourné dans Juprelle qui se trouve au centre d’une plaine, le Chef de Corps reporta le gros de ses forces à quelques centaines de mètres en arrière, afin de tenir sous le feu, les débouchés du couvert et d’éventer toute menace qui surgirait de la droite ou de la gauche. Cette action eut pour résultat matériel que l’ennemi cessa de pousser au-delà de Juprelle. Car il est bon qu’on le dise : là où, en 1940, nos troupes eurent une attitude ferme, là aussi l’Allemand s’abstint de bourrer vers l’avant de façon trop arrogante. Dès le , tout ce que le 1er Lanciers peut encore mettre en ligne est réparti entre les 4e Lanciers et 1er Guides pour étoffer la défense de la Gette. À la suite d'une réorganisation du Corps de Cavalerie, le Régiment est réduit, le , à un groupe de marche. Au soir du , le Régiment est à l’étape à Achtendries, près de Gand.[non neutre]
Le , il[Qui ?] est à la garde, en centres anti-chars[pas clair], des ponts de l’Escaut à Shoonaerde, Wetteren et Heusden. La nuit il se déplace et va protéger la mise à feu des destructions des ponts sur la Durme à Hamme, Waesmunster et Lokeren. Le lendemain, c’est l’occupation de l’Escaut entre Breskens et Hoofplaet.
Pendant trois jours, les unités organisent la défense de la berge. Elles sont fréquemment survolées par l’aviation ennemie et bombardées par l’artillerie allemande installée dans la région de Flessingue.
La Lys
Le , tard dans la soirée, le 1er Lanciers reçoit l’ordre de se rendre le plus rapidement possible à Cortemark, à l’autre extrémité du front belge où la situation s’est aggravée. Le lendemain, il doit se porter à Gheluwe, y prendre et de tenir la position. À peine arrivés sur le terrain, les escadrons sont survolés et mitraillés par l’aviation. Vers 17 heures, les tirs d’artillerie et les bombardements d’aviation redoublent de violence, mais deux attaques sont repoussées. L’ennemi est bientôt cloué au sol assez près des lignes défendues par le Régiment. Le à l’aube, préparation d’artillerie. L’ennemi, renforcé au cours de la nuit, pousse une troisième attaque qui dure quatre heures. Le dans l’après-midi, alors que le Régiment est épuisé par ses interventions des derniers jours, il lui est donné l'ordre de former un escadron avec tous les rescapés. Ce nouvel escadron va à Passchendaele pour colmater une brèche faite dans le dispositif ami.
Malgré les diverses attaques et les pertes, le régiment arrête l’ennemi sur place. Quatre-vingts Lanciers du 1er Régiment sont morts et plus de 200 sont blessés pendant les 18 jours de la campagne de .
Le 1er Régiment de Lanciers est dissous lors de la capitulation de l’armée belge.
Après-guerre
Reformation du régiment
Le , le 1er Lanciers est reformé comme bataillon de reconnaissance et arrive entre les murs lépreux de l’antique caserne de la Chartreuse à Liège. Deux mois plus tard, le 1er Lanciers défile à Liège devant le Ministre de la Défense nationale qui remet au Régiment son ancien Étendard. À la mi-novembre, le 1er Lanciers est muté pour l’Allemagne : un personnel d’installation d’une cinquantaine d’hommes va s’installer à Weiden dans une caserne délabrée qu’il doit garder et aider à mettre en état.
Le , le 1er Lanciers fait mouvement, au grand complet, de Liège à Spa. En 1949, le Régiment est réorganisée : Une partie forme ainsi un nouveau bataillon de chars[Lequel ?], tandis que l'autre est désignée pour le 1er chasseur à cheval. Un bon quart demeure sur place pour les gardes, les corvées, les services et… Modèle:Le Challenge Cavalerie. Conséquence paradoxale des épreuves subies par le Régiment, c’est cette année-là qu’il remporte le trophée convoité.[Lequel ?][réf. nécessaire]
Le , l'étendard du 1er Régiment est choisi pour accueillir et escorter le Roi Léopold III à son retour d’exil.
Ensuite, le 1er Lanciers va, sous peu, faire mutation dans les Forces belges en Allemagne, à la garnison de Düren. Les premiers temps furent plutôt durs malgré tout. Le Régiment fit l’apprentissage de la vie des chantiers. Quand tout fut fini, c’est-à-dire un an après, le Régiment put enfin occuper son quartier.[pas clair]




En et en , le Régiment eut l’honneur de recevoir Sa Majesté le Roi lors d’une visite.[pertinence contestée]
En , lors des événements tragiques du Congo[Lesquels ?], le 1er Lanciers est déployé dans l'ancienne colonie de la Belgique en tant qu'« escadron de marche ». La mission principale de cet escadron de marche est de maintenir ou de rétablir l’ordre dans certaines régions où des luttes tribales se déroulaient.
En et la Belgique subit une période de grèves. Durant celles-ci, la presque totalité du Régiment est dispersée en Belgique pour assurer la garde des installations vitales : Bruxelles, Charleroi, Namur, Ronet, Liège, La Louvière, Casteau…
Le , le Régiment passe à l’organisation ternaire et cède un de ces escadrons au 4e Chasseurs à cheval nouvellement créé, réduisant par conséquent ses effectifs.
En , un baume puissant aide le Régiment à panser ses plaies. Le 1er Lanciers est chargé d’accueillir Sa Majesté la Reine à son entrée dans la garnison de Düren.[pertinence contestée]
En 1967, le régiment remporte le Challenge des Fraternelles[réf. nécessaire], un tournoi de tir à bord de char qui réunit les différents régiments de tanks belges sur les pas de tir du Camp de Bergen-Höhne dans le nord de l’Allemagne. Puis En 1968, le régiment remporte le « Canadian Army Trophy »[réf. nécessaire] devant les autres représentants du Groupe Armée Nord.
En 1970, les chars du régiment devient des Leopard 1 pour remplacer les chars Patton[Lequel ?]. La transition de l'ancien modèle vers le nouveau se termine en 1971.
En 1975, le Régiment quitte la 17e Brigade Blindée. Pour marquer son entrée à la 7e Brigade d’Infanterie Blindée, il remporte le Challenge Omnisports créé par celle-ci en 1976 et 1977.
L’année 1980 voit le Régiment connaître sa quatrième ville de garnison. Le déménagement vers Marche-en-Famenne, dans un quartier moderne, mobilise toutes les énergies : en effet, outre le Régiment lui-même, les familles doivent également rejoindre la Belgique[pourquoi ?].
De 1981 à 1992, le Régiment participe à de nombreux exercices et manœuvres tant nationaux qu’internationaux[précision nécessaire].
En 1988, le régiment établi un record absolu avec un peloton de l’Escadron C, jamais battu, lors d’un battle run de rêve (28.870 points).[incompréhensible]
D’ à , le 1er Lanciers constitue, entraîne et fournit un escadron léger de reconnaissance au bataillon belge de la FORPRONU en Ex-yougoslavie. (BELBAT II)
D’ à , un escadron de reconnaissance du régiment renforce le 3e bataillon de parachutistes en mission en Somalie. (UNOSOM III)
En , le 1er Lanciers a reçu les premiers chars Léopard modernisés. De à , le Régiment se voit confier le commandement de la mission BELBAT VIII.
De à , le Régiment participe à la mission BELBAT XI en fournissant une compagnie mobile capable d’utiliser soit les véhicules à roues, soit les véhicules chenillés CVR-T.
En jusqu’en , le 1er Lanciers participe une fois de plus au maintien de la Paix en fournissant l’Escadron de reconnaissance Charlie de la mission BELBAT XV.
De à , le Régiment participe au Kosovo avec son matériel organique[pas clair] à la mission BELKOS 2 au sein de la KFOR en déployant pour la 1re fois ses chars Léopard sur un théâtre opérationnel. Le régiment assure le commandement du bataillon belge intégré à la brigade multinationale Nord sous commandement français.
D’août à et d’avril à , le 1er Lanciers participe à nouveau au maintien de la Paix au Kosovo en fournissant l’État-Major de l’Escadron Charlie, ainsi que respectivement un et deux pelotons de chars et ce au sein de la mission BELUKOS 4 et BELUKOS 6.
De à , le peloton Éclaireurs et quelques renforts du régiment participent à la mission BELUROKOS 8.
Le , le régiment assure provisoirement la garde de deux étendards, celui du 1er Lanciers et celui du 3e régiment de Lanciers.[pertinence contestée]
Le , lors des Fastes Régimentaires, le régiment change d'appellation et devient le 1er/3e régiment de Lanciers.
L’Étendard, ses citations et sa fourragère
Les citations de notre Étendard
La conduite du Régiment lors des différents combats en 1914-1918 et 1940-1945 ont permis au 1er Régiment de Lanciers d’inscrire en lettres d’or sur son Étendard outre l’inscription :
Campagne de 1914-1918
les citations suivantes :
- NAMUR ()
- TERMONDE ()
- HANDZAEME (14, 15 et )
Campagne de 1940
- LA GETTE (13, )
- LA LYS 1940 (Geluwe, Frezenberg, Passendale, du 25 au )
La fourragère
L’Étendard a reçu, à la suite de la campagne 1914-1918, la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre belge 1914-1918.[réf. nécessaire]
À la suite des cinq citations attribuées pour les campagnes 1914-1918 et 1940-1945, l’Étendard du Régiment a ensuite reçu la fourragère de troisième classe aux couleurs de l’Ordre de Léopold.
Cette fourragère est portée à l’épaule droite par tous les Lanciers lors des cérémonies auxquelles participe l’Étendard (elle ne peut être portée sinon).
Les traditions
Les couleurs
Les couleurs du régiment sont l'amarante et le blanc.
Anciennement, les régiments de cavalerie portaient le nom et les couleurs du colonel propriétaire (C’est-à-dire celui qui levait, à ses frais, le régiment). Par la suite, dans une même nation les régiments de cavalerie d’un même type (lanciers, chasseurs, cuirassiers, etc.) portent un uniforme semblable mais ils se distinguaient non pas, comme à présent, par leur numéro organique mais par leur couleur distinctive.
Pour le 1er Lanciers la couleur distinctive est dès sa création l’amarante. Cette couleur n’avait pas été décernée au hasard ; elle rappelait plus d’un siècle de gloire accumulée par les Dragons et les Chevau-Légers belges.
En 1756, lors de la bataille de Kollin où les dragons de ligne gagnent contre les troupes du Roi de Prusse, Fréderic II, le Régiment portait l’uniforme vert pomme avec le distinctif : l'amarante.
En 1778, les dragons prennent l’habit blanc imposé à tout le corps de Dragons Autrichiens[pas clair] et gardent la même couleur distinctive amarante.
En 1791, le Colonel de Baillet-latour obtient de reprendre l’ancien uniforme vert distinctif amarante avec lequel le Régiment s’était illustré à Kollin.
En 1814, à la création des Chevau-Légers Van der Burch, le régiment existait toujours dans les rangs de l’armée autrichienne.
Aussi le Comte Van der Burch ne peut prendre la couleur distinctive et c’est avec l’habit vert à col jaune que nos jeunes chevau-légers s’illustrèrent à Quatre-Bras et à Waterloo.
En créant le 1er Lanciers le , le gouvernement provisoire lui octroie le distinctif amarante avec Kourtka (habit court) bleu de Roi. Le plastron, le schapska (coiffure d’origine polonaise) comme le pantalon de grande tenue est amarante en souvenir des régiments dont le jeune 1er Lanciers reprenait les traditions. Seule l’unification de toutes les tenues en 1915 amena des couleurs distinctives. Depuis lors tous les Lanciers de quelque régiment qu’ils appartiennent portèrent l’écusson blanc. Mais en dehors de la tenue imposée, tous les ornements, comme les flammes de lance de parade flottant les jours de fête aux antennes des chars portent les couleurs amarantes et blanches.
Couleurs des escadrons
En manœuvre comme au combat, il devient impossible de distinguer les chars des escadrons les uns des autres. Or, le commandant d’unité doit pouvoir reconnaître ses troupes afin de mieux contrôler leur action ou les aviser d’un danger. Dans ce but chaque escadron a reçu une couleur distinctive :
- Rouge pour l’Escadron A ;
- Blanc pour l’Escadron B ;
- Bleu pour l’Escadron C ;
- Jaune pour l’Escadron État-major et Services.
Cri de guerre et de ralliement
Ce cri « Vaillant de le Burch »[pas clair] était le cri de guerre des Chevau-Légers. Ils l’avaient hérité de leur chef le comte Charles-Albert van der Burch.
Badge
Le badge est constitué de deux lances entrecroisées.
Le chiffre 1 enfermé dans un ovale formé du ceinturon des anciennes tenues.[pas clair] Ce badge, à quelques variantes près, fut toujours celui du Régiment.
Totem
Le totem du régiment est le tigre, avec une gueule ouverte et des crocs menaçants. Ce totem commémore la combativité du régiment lors de sa mobilisation en 1938.
Fastes
Jadis célébrés le , en commémoration du combat de Boneffe en 1914. Ils se placent actuellement lors de la remise-reprise du Chef de Corps.[pas clair]
Jumelage
France - 5e régiment de dragons
Royaume-Uni - Royal Scots Dragoon Guards
Pays-Bas - 41e bataillon de tanks « Hussaren Prins Alexander »
Ville affiliée et partenariat
- Spa est la ville marraine du 1er Régiment de Lanciers
- Erezée est la ville marraine de l’escadron A
- Linter est la ville marraine de l’escadron B
- Paliseul est la ville marraine de l‘escadron C
- La Roche-en-Ardenne est la ville marraine de l’escadron État-major et Services
