A.H. Nijhoff

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La HayeVoir et modifier les données sur Wikidata
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A.H. Nijhoff
Biographie
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A.H. Nijhoff (La Haye, – ibid., ) est le nom de plume de l'auteure néerlandaise Antoinette Hendrika (Nettie) Nijhoff-Wind.

Martinus Nijhoff

Antoinette Hendrika Wind nait le à la Haye. Ses parents sont Maria de Bruijne et Hendrik Jeltinus Wind, dont elle est la deuxième fille. Elle n'a jamais connu son père. Le SS La Bourgogne, à bord duquel son père, qui avait travaillé comme ingénieur au Venezuela, a effectué le voyage de retour en 1898, est percuté dans un épais brouillard par le voilier Cromartyshire à environ 111 km au sud de l'île de Sable, près de la Nouvelle-Écosse, et coule. Hendrik Wind figure parmi les 549 victimes.

Avec sa mère (qui ne s'est jamais remariée) et sa sœur, elle vit chez des proches à Groningue, Batavia et De Bilt . Elle fréquente l'école primaire à Utrecht et à La Haye, où elle étudie également au Gymnasium Haganum, mais elle ne s'intéresse vraiment qu'au néerlandais et aux langues classiques. C'est à cette époque qu'elle publie ses premiers poèmes dans Rostra, la revue du Gymnasiastenbond.

Le futur poète Martinus Nijhoff, fils de l'éditeur Wouter Nijhoff, est élève dans le même lycée que Nettie Wind, quelques classes au-dessus d'elle. Ils commencent à se fréquenter. À 18 ans, elle tombe enceinte de lui, et ils se marient. Après la naissance de leur fils Wouter Stephan, surnommé « Faan », le couple s'installe à Laren, où ils participent à la vie bohème de la colonie d'artistes. En 1920, l'atmosphère y devient si pesante qu'elle part pour Paris avec son fils. Elle commence alors à écrire son premier livre, mais il reste inachevé.

Après quelques mois, elle retourne aux Pays-Bas, mais sa relation avec Nijhoff est définitivement rompue. Toutefois, ils font un voyage ensemble en Italie. Netty ouvre alors une pension de famille à Settignano, dans la province de Florence. Elle s'y installe avec l'Italienne Maria Tesi, dont il est question dans son roman De vier doden (Les Quatre Morts) .

Marlow Moss

En 1929, elle retourne à Paris avec son fils Wouter. Elle y rencontre l'artiste anglaise Marlow Moss, qui devient son amante[1]. La quiétude de cette vie la pousse à écrire, ce qui aboutit en 1930 à la publication de deux chapitres de Twee meisjes en ik Deux filles et moi ») dans la revue De Gids[2]. Elle choisit « A.H. Nijhoff » comme pseudonyme. En 1931, le roman est publié ; il est réédité neuf fois au cours des soixante années suivantes. Six ans plus tard, elle traduit « La Porte étroite » d'André Gide. En , le couple part pour les Pays-Bas en raison de la menace de guerre ; Marlow rejoint ensuite le Royaume-Uni[1].

Netty passe la Seconde Guerre mondiale en Zélande, puis chez son fils, qui vit à Breda et travaille comme photographe sous le nom de Stephen Storm. En , plusieurs nouvelles paraissent sous le titre Medereizigers (« Compagnons de voyage ») ; elles sont rééditées plus tard sous le titre Het veilige hotel (« L’Hôtel sans danger » . Pendant la guerre, le roman court « Geboorte » (Naissance) est publié de manière confidentielle par la maison d'édition clandestine De Bezige Bij, avec des illustrations de Charles Roelofsz. Un second roman court, De dagen spreken (« Les jours parlent »), paraît en 1946, illustré de gravures sur bois de Kees Andrea.

Après la Libération, elle retrouve Marlow Moss[1] et écrit des articles pour Vrij Nederland. Elle vit alternativement à La Haye avec son mari Martinus Nijhoff et en Cornouailles, où Moss possède un studio. En , Nijhoff veut divorcer de Netty pour épouser l'actrice Georgette Hagedoorn, avec laquelle il entretient une liaison depuis plusieurs années. Malgré la vie dissolue des deux époux et leurs nombreuses liaisons, Netty en est profondément affectée.

Après la mort de Martinus en , Netty s'installe à la « Huize Antoinette », dans le hameau de Klein Valkenisse, près de Biggekerke. La maison devient un lieu de rencontre pour les personnalités du monde de l'art.

Dernières années

En , Marlow Moss[1] et la mère de Netty meurent. Les années suivantes, elle passe ses hivers dans un appartement de Pláka, à Athènes, où elle avait rencontré Marlow pour la première fois en . Elle s'y rend fréquemment dans les années . Elle parle le grec. C'est là qu'elle trouve l'inspiration pour écrire un livre sur la Grèce, Malista (qui signifie « oui, en effet » ou « vraiment » en grec). L'été, elle vit à Klein Valkenisse. En , sa santé se détériore tellement que sa sœur aînée, Gerda van Woerden-Wind, l'accueille chez elle à La Haye. Elle y meurt à l'hôpital de la Croix-Rouge le . Netty Nijhoff-Wind repose au cimetière de Biggekerke. Une statue de Marlow Moss orne sa tombe.

On sait en fait peu de choses de sa vie ; elle a délibérément détruit tout ce qui aurait pu la révéler, comme sa correspondance. En , interviewée par Bibeb dans Vrij Nederland, elle déclare « Je n’ai absolument aucune envie de dévoiler tous mes tourments intérieurs. »

Romans

L'atmosphère des récits d'A.H. Nijhoff est typique des années 1930 et 1940. Elle y livre sa vision de la morale de l'époque, s'oppose à la société bourgeoise et prône une vie libre, faite d'amitié et de beauté, plutôt qu'une existence sédentaire. Son œuvre a suscité des réactions diverses et parfois extrêmes. Les critiques, notamment, la jugeaient amorale (tout comme le mode de vie de l'auteure)[2]. Ses collègues, en revanche, appréciaient généralement son talent. Aujourd'hui, seuls Twee meisjes en ik (« Deux filles et moi ») – qui comporte de forts éléments autobiographiques – et Medereizigers (« Compagnons de voyage ») sont encore lus. Ses œuvres postérieures, moins appréciées que « Deux filles et moi », sont tombées en désuétude.

Œuvre

  • Twee meisjes en ik (1931)
  • Medereizigers (reedite sous le titre Het veilige hotel) (1942)
  • Geboorte (1945)
  • De dagen spreken (1946), avec des xylographies de C. A. Andrea, éditeur : D.A. Daame's uitgevermaatschappij N.V. 's-Gravenhage
  • De vier doden (1950)
  • Venus in ballingschap (1955)
  • Malista (sans date)

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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