Abbaye Saint-Martin de Vertou
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| Destination initiale |
cultuelle |
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| Construction |
VIe siècle |
| Ordre religieux | |
| Propriétaire |
Propriété privée |
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| Commune |
| Coordonnées |
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L'abbaye Saint-Martin de Vertou est une ancienne abbaye bénédictine située dans la commune française de Vertou (département de la Loire-Atlantique).
De cette abbaye fondée dès le haut Moyen Âge par saint Martin de Vertou, il ne reste plus qu'un porche d'entrée, inscrit au titre des monuments historiques depuis 1971[1]. Il fait partie d'une propriété privée.
Vertou est située au sud de la Loire, à environ 5 kilomètres au sud-est de Nantes, entre la route reliant Nantes à Poitiers via Clisson (RN 149[Notes 1] et la Sèvre nantaise. Le bourg se trouve une hauteur surplombant la Sèvre.
Le porche subsistant est situé au centre du bourg, entre l'église Saint-Martin et l'hôtel de ville.
Historique
Origines
Le monastère est fondé en 576, à l'époque mérovingienne, à l'endroit où se situait l'ermitage de saint Martin de Vertou. Dans la même période est construite la première église du bourg, située à proximité de l'abbaye. L'actuelle église paroissiale est la quatrième construite au même emplacement.
Haut Moyen Âge
En 843, à l'époque carolingienne, l'abbé Raimbold fuit avec ses moines lors d'une attaque de Vikings en direction de l'abbaye Saint-Jouin de Marnes[2].
De cette date à 985 l'abbaye, pillée et incendiée, reste vide.
Moyen Âge
En 1066, l'abbé Americus obtient du duc de Bretagne Conan II que la châtellenie du Pallet, dont les terres sont plantées de vignes, payent des dîmes à son couvent comme elles le faisaient jadis pour le blé, sous peine de sanctions[3].
En 1075, l'évêque de Nantes Guérech II de Cornouaille (vers 1030-1079), communique à l'abbé Simon (également abbé de Saint-Jouin) la liste des paroisses et maisons religieuses du diocèse relevant de ses deux monastères, soit une vingtaine d'établissements dont Prigny à Saint-Jouin.
L'abbé Brice (en charge à partir de 1080) proteste énergiquement auprès de l'évêque de Nantes Benoît de Cornouaille (en fonction de 1079 à 1114) contre l'implantation de chanoines réguliers sur la paroisse Saint-Médard de Doulon[4],[Notes 2], située au nord de la Loire à l'est de Nantes.
Durant le mandat du prévôt Geoffroi Maillard (à partir de 1106) sont instituées à Vertou les deux premières foires, l'une à la Saint-Jean-Baptiste et l'autre à la Saint-Mathurin.
En 1115, Haimon, abbé de l'abbaye Notre-Dame de la Chaume de Machecoul, est témoin de l'autorisation que le seigneur de Machecoul donne aux moines de Saint-Martin de Vertou de bâtir au bourg et d'y tenir la foire de Machecoul.
En 1123, dans une charte du roi de France Louis le Gros[5], le monastère de Vertou est mentionné comme étant le plus important du diocèse de Nantes, propriétaire d'un vaste domaine s'étendant entre la forêt de Touffou (propriété du duc de Bretagne) et la châtellenie de Goulaine.
Liste des abbés et prévôts
L'abbaye a d'abord des abbés élus par les moines, puis des prévôts.
Abbés
- vers 550-601 : saint Martin de Vertou, fondateur.
- 843 : Raimbold [us].
- 1055 : Americus.
- 1070 : Simon, également à la tête de l'abbaye Saint-Jouin de Marnes.
- 1080 : Brice, également à la tête de l'abbaye Saint-Jouin de Marnes.
- vers 1100 : Bride, dernier abbé élu.
Prévôts
- 1105 : Simon II, qualifié d'abbé de Vertou et de Saint-Jouin dans une charte accordée par Benoît de Cornouaille, évêque de Nantes aux religieux de Vertou en 1105[6]
- 1106 : Geoffroi Maillard, prévôt de l'abbaye.
- 1132-1138 : Jehan Polliot, reçoit en 1138 une charte de Marcis, seigneur de Goulaine, rédigée avec le consentement de Brice, évêque de Nantes de 1112 à 1140, restituant aux moines toutes les dîmes et oblats des églises de Sainte-Radegonde de Haute-Goulaine et Saint-Eutrope de La Chapelle-Heulin.
- 1150 : Guillaume de la Roche.
- 1180 : Pierre Raynaud.
- 1186 : Reginald Bernard. Il signe le avec le seigneur Guillaume de Goulaine un aveu pour une transaction de terres situées au Mortiers, au profit du prieuré Saint-Pierre qui les conservera jusqu'à la Révolution[7].
- 1209 : Geoffroi Martin.
- 1245 : Nicolas, cette année là cet abbé est en conflit avec Hugues le Roux, seigneur du Pallet qui prétend être exempt du droit de péage dû aux moines pour l'utilisation de leur chaussée sur le cours de la Sèvre. L'affaire se termina au bout d'un long moment par un compromis.
- 1302 : André.
- 1337 : Jehan Ravard.
- 1369 : Geoffroi d'Espinay, ou d'Espinais.
- 1394 : Pierre Gatet.
- 1429 : Pierre Raccape[8].
- 1463 : Jean Amusset.
Prévôts commendataires
- 1468 : Alain de Coëtivy, premier prévôt commendataire, il est originaire du pays de Léon, et appartient à une illustre famille, cumulant à plaisir les bénéfices. Il fut envoyé en tant que légat pontifical auprès de Charles VII, roi de France, en 1456. Il était chargé par le pape Pie II de l'engager dans une croisade contre les Turcs[9]. Dans son Histoire de l'Europe, ce pontife le qualifie « d'homme d'un grand génie, d'un esprit assuré et puissant ». Il mourut à Rome dans son palais du Campo de' Fiori le et fut inhumé dans la même ville[9].
- 1474 : Robert Guibé, cardinal, il est nommé prévôt de Vertou par le pape Sixte IV et sa nomination déplut aux moines. Le roi de France Louis XII fit saisir sa prévôté de Vertou après le siège de Mirandole par les armées pontificales en . Il laissa dépérir ses monastères dont ceux de Saint-Gildas de Ruys et de Vertou.
- 1518 : François Hamon, fils de Guillaume Hamon, capitaine et de Guillemette Guibé, sœur du cardinal. Son oncle le prit sous son aile et lui fit faire des études à Rome, et résigna l'évêché de Nantes en sa faveur.
- 1532 : Gabriel de Gramont et Guillaume de Carné.
