Abbaye Saint-Spire de Corbeil

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Fondation950
Fermeture1790
Abbaye Saint-Spire de Corbeil
L'ancienne collégiale, aujourd'hui cathédrale Saint-Spire de Corbeil-Essonnes.
L'ancienne collégiale, aujourd'hui cathédrale Saint-Spire de Corbeil-Essonnes.

Fondation 950
Fermeture 1790
Diocèse Diocèse de Paris
Fondateur Haymon, comte de Corbeil
Dédicataire Saint Spire
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Essonne
Commune Corbeil-Essonne
Coordonnées 48° 36′ 43″ nord, 2° 28′ 58″ est
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Abbaye Saint-Spire de Corbeil
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Abbaye Saint-Spire de Corbeil
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Abbaye Saint-Spire de Corbeil

L'abbaye Saint-Spire de Corbeil (latin S. Exuperii Corboilensis[1]) est une abbaye séculière et collégiale disparue qui était située sur le territoire de l'actuelle commune de Corbeil-Essonnes, en Essonne.

Fondation de l'établissement

Gisant du comte Haymon, situé dans la cathédrale Saint-Spire de Corbeil-Essonnes (réalisé au XIVe siècle).

Le comte Haymon de Corbeil créa en 950 un collège de chanoines pour y recueillir les reliques de saint Exupère (ou saint Spire), premier évêque de Bayeux. Ces reliques, ainsi que celles d'un successeur d'Exupère sur le siège épiscopal de Bayeux, saint Loup, avaient été transférées en 863 depuis Bayeux pour être conservées au château de Palluau en Gâtinais, dans la seigneurie de Corbeil, afin de les soustraire aux incursions des Normands[2]. Les reliques de saint Exupère furent transférées en 950 au château de Corbeil, en attendant la construction de l'église qui devaient les recueillir, et qui devait être desservie par un collège de douze prêtres. Les reliques de saint Loup, qui avaient été confiées à l'abbaye de Cormery, en Touraine, furent à leur tour transférées à la garde des chanoines de Saint-Spire de Corbeil autour de l'an 1000.

Le comte Haymon mourut le et fut inhumé dans la collégiale nouvellement construite.

Acquisition du statut d'abbaye

Portail du cloître Saint-Spire.

Par une charte du , le comte de Corbeil Bouchard II autorisa la construction d'un cloître autour de la collégiale, et concéda des droits nouveaux aux chanoines. L'établissement fut érigé en abbaye, ce qui était inhabituel, les collèges de chanoines séculiers étant en général présidés par de simples recteurs, doyens ou encore prévôts. Ce privilège ne transforma cependant pas la nature de l'établissement, qui demeura une assemblée de clercs séculiers, et ne fut jamais transformé en maison régulière[3]. L'abbé également était un clerc séculier.

Il est avéré qu'un chantre officiait à Saint-Spire de Corbeil. Un certain Adam, cantor de sancto Exuperio est mentionné dans un titre d'environ 1140, inclus dans le cartulaire du prieuré de Long-Pont. Cette dignité étant d'un faible revenu, on lui adjoindra ultérieurement, en 1394, une prébende[4].

Concernant l'organisation du chapitre, il est également avéré que le prieuré d'Essonne bénéficiait d'une prébende à Saint-Spire dès le XIIe siècle. Le prieur d'Essonne bénéficiait aussi du droit de tenir la première place auprès de l'abbé de Saint-Spire lorsqu'il s'y trouvait en personne. Ces droits furent confirmés le [4].

L'abbaye Saint-Victor de Paris bénéficia également d'un canonicat à Saint-Spire au XIIe siècle. Cette gratification fut concédée à Saint-Victor par Henri de France (frère du roi Louis VII), alors abbé de Saint-Spire, avec le consentement des chanoines. Cette prébende fut confirmée par une bulle du pape Eugène III, puis par arrêt du [4].

Plusieurs incendies détruisirent partiellement la collégiale au XIIe siècle. La nef fut reconstruite aussitôt. La tour-clocher fut construite au siècle suivant.

Une nouvelle dédicace de l'église fut célébrée le par Jean VII Lesguisé, évêque de Troyes, qui avait été délégué à cet effet par Jacques du Chastelier, évêque de Paris[5].

La Révolution française

En 1793, les reliques de saint Exupère et de saint Loup, conservées depuis tant de siècles dans la collégiale Saint-Spire, qui avait été construite pour cette fonction, furent jetées à la Seine par les révolutionnaires[6].

La collégiale Saint-Spire fut réduite au rang de simple église paroissiale. Il faudra attendre la fondation du diocèse de Corbeil (par détachement de celui de Versailles) le pour que l'église soit érigée en cathédrale.

Description

Collégiale

L'église primitive, que fit ériger le comte Haymon au Xe siècle, dédiée aux douze apôtres, à saint Exupère et à saint Loup, fut brûlée entre 1137 et 1144[7]. Sa reconstruction fut entreprise aussitôt, sous le règne du roi Louis VII, mais la dédicace n'intervint, comme on l'a vu, que le [8].

À l'intérieur de la collégiale, plusieurs chapelles étaient dédiées à des saints particuliers. Un bénéfice ecclésiastique était attaché à chacune d'entre elles. Sont mentionnées[8] :

  • La chapelle de Saint-Clément, permutée en 1499.
  • La chapelle de Saint-Pierre Alexandrin, à la nomination du chapitre, en 1503.
  • La chapelle de Saint-Germain, évêque d'Auxerre, conférée en 1506 et 1560.
  • La chapelle de Saint-Louis, évêque de Marseille, conférée en 1525.
  • La chapelle de Saint-Martin. Mentionnée en 1482, elle servait d'église paroissiale et était qualifiée comme telle, ou encore comme cure. Elle est encore mentionnée en 1503, puis à nouveau le , lorsque l'évêque de Paris nomma un nouveau curé attaché à cette paroisse, contre l'avis du chapitre, et enfin le , également à l'occasion de la nomination du nouveau curé. Cette cure est également mentionnée dans le pouillé parisien du XVe siècle, sans que soit spécifié le nom du saint dédicataire de la chapelle. Le curé attaché à la paroisse avait douze livres de revenu dans la mense du chapitre.
  • La chapelle de Saint-Gilles. Cette grande chapelle située au nord de la collégiale renfermait les fonts baptismaux. Selon La Barre, elle était dédiée initialement à saint Loup, évêque de Bayeux. Selon l'abbé Lebeuf, elle aurait été bâtie au XIIIe siècle.

Cloître

Liste des abbés séculiers

Notes

Sources et bibliographie

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