Abbaye de Bouro
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| Nom local | Santa Maria de Águiar de Riba Coa |
|---|---|
| Diocèse | Lamego |
| Patronage | Saint Jean |
| Numéro d'ordre (selon Janauschek) | CCCCIII (403)[1] |
| Fondation | 1148 |
| Début construction | Fin XIIe siècle |
| Origine religieuse | Bénédictins |
| Cistercien depuis | |
| Dissolution | 1834 |
| Abbaye-mère | Alcobaça |
| Lignée de | Clairvaux |
| Abbayes-filles | Aucune |
| Congrégation |
Bénédictins (1148-1195) Cisterciens (1195-1834) |
| Protection | Immeuble d'intérêt public |
| Coordonnées | 41° 39′ 33″ N, 8° 16′ 14″ O[2] |
|---|---|
| Pays |
|
| Royaume | Portugal |
| Région | Nord |
| District | Viseu |
| Municipio | Tarouca |
| Site | Site de l'hôtel |
L'abbaye de Bouro est une ancienne abbaye bénédictine puis cistercienne située au Portugal, dans la commune de Tarouca (district de Viseu). Fondée en 1148, elle est fermée en 1834 par l'extinction des ordres religieux (pt).
Les bâtiments conventuels du monastère sont par la suite transformés en hôtel.
Histoire
Fondation bénédictine et transition cistercienne
En 1148, Alphonse Ier donne le site de Bouro et ses environs à des moines bénédictins, dont le premier abbé est Paio Nunes. En , un document mentionne l'existence d'une petite chapelle dédiée à saint Michel à la suite d'une apparition[3].
Suivant les sources, en 1169 ou 1195, l'abbaye entre dans l'ordre cistercien et s'affilie à celle d'Alcobaça, mais l'attestation de sa participation au chapitre général n'est certaine qu'à partir de 1208[2],[3].
Prospérité
Les successeurs du premier bienfaiteur, Alphonse II et Alphonse III, mentionnent tous deux l'établissement dans leur testament respectif. Ainsi, en 1320, l'abbaye déclare deux mille livres de revenu. Durant la crise de 1383-1385, l'abbé prend le parti de Jean Ier, ce qui lui vaut en remerciement d'obtenir le droit de lever une armée en cas de nécessité[3].
La construction de l'édifice actuel date de la fin du XIIe ou du début du XIIIe siècle[3].
Commende
À partir du XVe siècle, le régime de la commende est mis en place à l'abbaye de Bouro, entraînant une décadence de la communauté. Dès le , l'abbaye est déclarée « en état de ruine » et, trois ans plus tard, seuls sept religieux sont recensés au monastère[3].
Au XVIe siècle, plusieurs campagnes de travaux sont menés. Pour partie, il s'agit de réduire l'ampleur du monastère, et notamment de transformer le quadrilatère initial du cloître en détruisant l'aile méridionale. Le , des travaux de reconstruction, visant en particulier l'église, commencent. Un net renouveau est perceptible, la communauté étant en 1692 forte de trente-quatre moines. Les travaux se poursuivent au début du XVIIIe siècle, permettant notamment la construction d'une nouvelle aile, la construction du retable, la décoration de la sacristie[3].
Fin et devenir de l'abbaye
En 1834, l'extinction des ordres religieux (pt) met fin à la vie monastique et l'église devient paroissiale ; le reste de l'édifice est vendu aux enchères publiques à la famille Pais de Aguiar puis abandonné. En 1853, l'orgue est transféré au sanctuaire Bon-Jésus-du-Mont de Braga[3].
En 1986, les ruines sont achetées par la municipalité d'Amares, qui souhaite initialement y installer une école d'agriculture. Le projet des architectes Eduardo Souto Moura et Humberto Vieira, déposé en 1989, envisage le réaménagement en hôtel. Le , l'édifice est acquis par l'Instituto de Gestão do Património Arquitectónico e Arqueológico. Les travaux de réaménagement commencent en 1994. L'hôtel obtient par la suite la labellisation Historic Design Inn[3].
Le , l'ensemble du monastère est classé immeuble d'intérêt public par décret de la ministre de la culture (pt) Isabel Pires de Lima (pt)[4].