Abbaye de Laval Dieu
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| Abbaye de Laval Dieu | |
Entrée de l'église et de l'abbaye de Laval Dieu. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Culte | Catholique romain |
| Type | Abbaye |
| Rattachement | Prémontrés actuellement Diocèse de Reims |
| Début de la construction | 1128 |
| Fin des travaux | XVIIIe siècle |
| Style dominant | Gothique |
| Protection | |
| Géographie | |
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Ardennes |
| Ville | Monthermé |
| Coordonnées | 49° 52′ 55″ nord, 4° 44′ 39″ est |
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L'abbaye de Laval Dieu est l'une des trois églises de la commune de Monthermé. Elle est issue d'une ancienne abbaye fondée en 1128 destinée à l'origine à des chanoines réguliers de l'ordre de Prémontré sous le vocable de saint Remi.
Fondation
Au XIIe siècle, Ithier[1] dit « le Dévot », comte de Rethel, fonda plusieurs abbayes sur les terres qui lui appartenaient. Ainsi, il fonda à Monthermé en 1128 avec l'archevêque Renauld de Martigné l'abbaye de Laval-Dieu du latin Vallis Dei la Vallée de Dieu, la Val Dieu[2]. destinée à des chanoines réguliers de l'ordre de Prémontré sous le vocable de saint Remi.
L'abbaye est rattachée à la France en 1629 avec la souveraineté de Château-Regnault.
À cette période, elle était située sur la paroisse de Monthermé ; son enclos fermé de murs à l'est, au nord et à l'ouest et de la rivière Semoy au sud contenait cinq arpents de terrain, avec église, lieux claustraux, maison abbatiale et différents bâtiments de basse-cour, une brasserie, un étang, plusieurs moulins à farine et à écorces, une pêcherie à saumons ainsi que les jardins de l'abbatiale et de la communauté[3].
Historique
En 1128, le comte Ithier (Whiter) donna à Gauthier de Saint-Maurice, premier abbé de l'abbaye Saint-Martin de Laon le lieu-dit Bouche-de-Semoy situé au confluent de la Meuse et de la Semoy afin d'y fonder l'abbaye de Laval Dieu.
En 1141, Nicolas Ier de Chièvres, évêque de Cambrai confirma la donation faite à l'abbaye par Gauthier Tonnerre (un quart de l'alleu de Monthermé).
Avant 1174, Renaud de Rozoy donna à Laval Dieu ce qui lui appartient à Monthermé contre une redevance annuelle de deux saumons sa vie durant.
En 1176, Pierre de Montcornet laissa à Laval Dieu ce qu'il prétendait avoir sur la donation faite par Whiter.
Vers 1187, Geoffroy de Porcien donna à Laval Dieu tout ce qu'il possédait à Monthermé.
En 1190, le seigneur Amaury de Raucourt céda à l'abbaye la moitié de deux moulins et étangs près d'Haraucourt (l'autre moitié appartenant aux moines de l'abbaye d'Élan).
En 1217, Jacques Ier d'Orchimont cèda son droit de terrage en conservant l'usufruit de l'alleu de Linchamps et cèda aussi les dîmes.
Malgré les donations, les revenus de l'abbaye restèrent plutôt modestes. Les comptes de décimes de 1346 étaient de deux cents livres parisis et en 1790 lors de la déclaration, leur temporel était évalué à vingt-cinq mille livres de revenu. En 1641, l'église abbatiale d'origine avait été rebâtie[4].
Durant la nuit du au , l'église de la communauté fut endommagée à la suite d'un incendie volontaire provoqué par des éléments de la garnison de Maastricht. De ce fait, le roi Louis XIV exonéra l'abbaye du payement des décimes pendant trois ans[5]. La façade ouest de l'édifice fut réparée trois ans plus tard dans un style baroque flamand de briques et de pierres jaunes de Dom-le-Mesnil.
La communauté fut dissoute à la Révolution française, les biens vendus en 1791 à un dénommé Sieur Grimblot, un associé de la verrerie de Laval-Dieu[6], pour la somme de 43 100 livres.

Les bâtiments furent transformés, puis détruits lors des bombardements du .
Les archives de l'abbaye (composées d'environ 300 pièces en papier et parchemin, avec huit registres in-folio et une douzaine de plans) ont été transférées au dépôt central à Charleville-Mézières et classées de H238 à H260.
La chapelle de l'abbaye est l'un des rares éléments restés intacts et on peut y voir des boiseries[7] du XVIIIe siècle ainsi que plusieurs dalles funéraires datant du Moyen Âge. Les plafonds sont datés de 1767, avec les symboles de la Trinité et des Béatitudes (Croix de Malte).
C'est au sein de cette communauté que le compositeur d'opéras, Étienne Nicolas Méhul, natif de Givet, s'est exercé sous la direction du chanoine organiste allemand Guillaume Hanser qui avait fondé à Laval Dieu une école de musique. Seul le buffet de l'orgue (1771) subsiste aujourd'hui.
L'ensemble incluant l’église, les ruines de la maison et le terrain descendant jusqu'à la Semoy fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [8].
Usage moderne
L'abbaye est aujourd'hui un lieu qui accueille des animations culturelles comme le Printemps des Légendes.
Centres d'intérêt
Aujourd'hui sont encore visibles les vestiges du prieuré des prémontrés et du logis abbatial ainsi que l'église ornée de remarquables lambris et de stalles datant des années 1700-1710.
Le chevet de la chapelle orné de bandes lombardes en calcaire blanc, ainsi que la tour sont de style roman datant de la primitive église consacrée en 1134.
Le portail est orné de pilastres en marbre rose au-dessus duquel nous lisons Adorate et timete « adorez et craignez le Seigneur » gravé sur une plaque de marbre noir. Sur la façade un oculus, et tout en haut une statue de Notre Dame de Laval Dieu.
- Orgue et partie de plafond de la nef
- Vitraux.
- Boiserie.
- Plaque au-dessus du portail.
- Vue par le chemin est.
- Vue de détail de la partie ouest de l'église de l'abbaye.
- Entrée de l'ancien cloître.
- Vestiges de l'ancien cloître (1716).
- Vestiges de l'ancien cloître (1716).
- Vestiges de l'ancien cloître.
- Partie arrière reconstruite.
- Partie arrière, vestiges et cour.
- Stèle funéraire.
- Plaque commémorative dédiée à Nicolaus Oudet.
- Plaque commemorative dédiée à Remacle Lissoir.
- Boiseries : cariatide et blason.
- La Vierge au lys.
- Vierge et arrière-plan peint sur bois.
- Mosaïque à l'entrée du cloître.
- Cloches d'usage intérimaire (1921-1923).
- Anciennes roues d'un moulin à écorces..
