Abbaye de Ripalta di Puglia

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Diocèse San Severo
Numéro d'ordre (selon Janauschek) DXXXII (532)[1]
Fondation Date inconnue
Cistercien depuis octobre 1201
Abbaye Ripalta di Puglia
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Article à illustrer
Diocèse San Severo
Numéro d'ordre (selon Janauschek) DXXXII (532)[1]
Fondation Date inconnue
Cistercien depuis octobre 1201
Abbaye-mère Casanova
Lignée de Clairvaux
Abbayes-filles Aucune
Congrégation Bénédictins (avant 1201)
Cisterciens (1201-XVIIe siècle)
Célestins (1719-1806)
Coordonnées 41° 51′ 42″ N, 15° 16′ 20″ E[2]
Pays Drapeau de l'Italie Italie
État originel Royaume de Sicile
Région Pouilles
Province Foggia
Commune Lesina
Géolocalisation sur la carte : Pouilles
(Voir situation sur carte : Pouilles)
Abbaye Ripalta di Puglia
Géolocalisation sur la carte : Italie
(Voir situation sur carte : Italie)
Abbaye Ripalta di Puglia

L'abbaye de Ripalta di Puglia est une abbaye bénédictine puis cistercienne, enfin rattachée à l'Ordre des Célestins. Située au nord des Pouilles en Italie, près du lac de Lesina, elle est fondée à une date inconnue ; elle devient cistercienne au début du XIIIe siècle ; son évolution médiévale est peu connue, mais elle est probablement abandonnée

L'abbaye est située sur les coteaux de la rive droite du Fortore, quelques kilomètres avant son embouchure, et à peu de distance de la pointe occidentale du lac de Lesina. Elle tire son nom de cet emplacement, « Ripalta » signifiant « falaise »[2],[3].

Histoire

Fondation, incorporation cistercienne et Moyen Âge

L'abbaye est très probablement un établissement bénédictin dont la date de fondation n'est pas connue. En , des moines venus de Casanova l'affilient à l'ordre cistercien alors en pleine expansion. En 1255, une grange est ajoutée au patrimoine de l'abbaye, mais c'est un des très rares mentions de l'histoire médiévale du monastère[2],[4].

L'abbaye médiévale vit notamment de l'aménagement hydraulique du fleuve, mais aussi de l'élevage de bœufs et de buffles, dont un grand nombre sont envoyés en 1309 pour aider à la construction de la cathédrale de Lucera[3].

Le a lieu une réunion importante à Ripalta : elle réunit les communautés locale et de Casanova, ainsi que le notaire Enrico di Civitate ; le but de la réunion est la rédaction de documents, ensuite transmis au pape Clément V. Ces documents ont pour but d'incorporer l'abbaye bénédictine Saint-Jean de Lamis à celle de Casanova, du fait de prétendues grandes difficultés matérielles. Malgré l'aspect opportuniste d'une telle demande, le pape finit par accepter[5].

Commende, abandon, reprise par les Célestins et fin

À une date inconnue, l'abbaye tombe en commende. Comme partout ailleurs, ce régime y produit un déclin qui va jusqu'à l'abandon des lieux. Au début du XVIIIe siècle, elle est confiée aux Célestins ; ceux-ci incorporent en 1719 l'abbaye de Ripalta à leur couvent Santa Trinità dei Celestini situé à San Severo[2].

En 1806, l'ordre des Célestins est dissous par les troupes napoléoniennes. L'abbaye, sécularisée, revient à la famille Galante de Naples, aux descendants de laquelle elle continue d'appartenir au XXIe siècle. Le site est inhabité mais utilisé par les agriculteurs locaux[3].

Abbés connus

Le chapitre général mentionne en 1259 les abbés de Ripalta et de San Vito de transférer la communauté d'Arabona à Sterpeto (de), mais ne nomme pas les abbés en question[6].

Une chronique médiévale nomme un des abbés de Ripalta Nicola ; sous son abbatiat le chapelain Iacopo est également nommé[7].

Architecture

Notes et références

Voir aussi

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