Abbaye de Skalice
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Kloster Königsaal
| Nom local |
Zbraslavský klášter Kloster Königsaal |
|---|---|
| Diocèse | Prague |
| Numéro d'ordre (selon Janauschek) | DCCIX (709)[1] |
| Fondation | 1357 |
| Dissolution | 1783 |
| Abbaye-mère | Sedlec |
| Lignée de | Morimond |
| Abbayes-filles | Aucune |
| Coordonnées | 50° 01′ 22″ N, 14° 58′ 57″ E[2] |
|---|---|
| Pays |
|
| Royaume originel | Bohême |
| Région | Bohême-Centrale |
| District | Kolín |
| Commune | Klášterní Skalice |
L'abbaye de Skalice est une abbaye cistercienne située dans la commune de Klášterní Skalice; en Bohême-Centrale. Fondée en 1357, elle est fermée en 1783.
Histoire
Fondation
L'abbaye de Skalice est la dernière fondation cistercienne médiévale de Bohême. C'est Dietrich Kagelwit, moine cistercien de l'abbaye de Lehnin, évêque de Minden, chancelier du royaume et conseiller de Charles IV, qui est le principal fondateur. Il donne en effet deux mille kopecks ainsi qu'une charte de fondation le dans le but de construire l'abbaye. L'archevêque de Prague Ernest de Pardubice confirme cette fondation dès le suivant[3].
La charte est également confirmée par le pape Innocent VI le de la même année, alors que la première pierre de l'abbaye est posée par Jan Očko z Vlašimi en présence de l'empereur lui-même[3].
Fin du Moyen Âge
Par une charte du , Venceslas de Luxembourg prend l'abbaye sous sa protection et l'exempte de taxes durant vingt ans à condition que les revenus en résultant, environ trois cents kopecks par an, soient affectés à la construction de l'édifice. Il prolonge cette exemption de vingt en 1419[3]. De ce fait, Skalice devient la troisième abbaye cistercienne la plus importante de Bohême, derrière Zbraslav et Vyšší Brod, avec une cinquantaine de moines[4].
Toutefois, le , le monastère subit des attaques durant les guerres hussites et est détruit. Ses biens sont légués à la ville de Kouřim[3],[4].
Reconstructions et abandons
En 1481, soixante ans après la destruction, l'abbaye est rebâtie grâce au mécénat de Vilém Zub de Landštejn ; mais, dès 1533, l'abbaye est abandonnée. En 1690, à nouveau, sous l'impulsion de l'abbé de Sedlec Jindřich Snopek, une nouvelle reconstruction est menée. Mais celle-ci est beaucoup moins ambitieuse et se borne à reconstruire deux ailes à partir des bâtiments restants du cloître, ainsi qu'une petite chapelle dans l'ancien transept méridional[4].
Fermeture de l'abbaye et devenir du site
En 1783, les réformes dites « joséphisme » menées par Joseph II amènent à la fermeture du monastère. L'édifice reste à l'abandon durant une trentaine d'années, jusqu'à son rachat par Jiří Dörfel, un bourgeois qui transforme les ruines en château en utilisant un style pseudo-gothique. La plupart des restes originaux de l'abbaye disparaissent au cours des années 1840[4].
Jean II de Liechtenstein acquiert les bâtiments en 1872, et sa famille les conserve jusqu'en 1924, où une réforme agraire les transforme en coopérative agricole[4].