Né à Damas en 1641, Abd al-Ghani al-Nabulsi nait dans une famille de lettrés. Son père, Ismaïl Abd al-Ghani, était juriste à l'école Hanafi de l'islam sunnite et a grandement contribué à la littérature arabe[1].
Orphelin dès son jeune âge, Abd al-Ghanī rejoint les ordres mystiques islamiques de la Qādiriyya et de la Naqshbandiyya. Il entreprend des voyages à travers le monde islamique, visitant Istanbul en 1664, le Liban en 1688, Jérusalem et la Palestine en 1689, l'Égypte et l'Arabie en 1693, et Tripoli en 1700[2].
Abd al-Ghanī, dès ses vingt ans, enseigne la science islamique dans une mosquée de Damas et prononce des avis juridiques formels (fatwa)[3]. Il est considéré comme la principale autorité intellectuelle et spirituelle sunnite de son temps en Syrie et un des auteurs les plus prolixes[4].
Parmi ses œuvres écrites, un traité onirocritique classe son auteur dans la tradition d'interprétation des rêves basée sur les textes sacrés[5]: Ta’tir al-anam fi ta’bir al-manam qu’on peut traduire par Le Parfum des Âmes dans l’Interprétation des Rêves. C'est un véritable dictionnaire symbolique des rêves, basé sur le Coran et les hadiths, et surtout sur des siècles de tradition soufie[6].
Il meurt en 1731 à l'âge de quatre-vingt-dix ans, laissant derrière lui des centaines d'œuvres écrites dans pratiquement toutes les sciences islamiques[2].