En 1999, Abdelaziz Belaïd succède à Abderrachid Boukerzaza(en) au poste de secrétaire général de l'Union nationale de la jeunesse algérienne (UNJA), une formation satellite au Front de libération nationale (FLN)[2] dont il est membre depuis ses vingt-trois ans[1]. Il intègre ensuite le comité central du FLN sous la tutelle de son leader Ali Benflis, et en devient le plus jeune membre[2]. Il est élu député de 1997 à 2007[1] dans la wilaya d'Alger[3],[4].
Belaïd se présente à l'élection présidentielle de 2014 face à Ali Benflis et Abdelaziz Bouteflika[2]. Âgé de cinquante ans, il est le plus jeune des candidats[9]. Presque inconnu[2], il se classe troisième sur six candidats et obtient 328 000 voix, soit 3% des suffrages exprimés. Boutelflika est élu dès le premier tour avec plus de 80%[10]; il est accusé de fraude[11].
En , il annonce sa candidature à la nouvelle élection présidentielle[12], avant de se retirer le lendemain du dépôt[13], s'opposant à la candidature de Bouteflika[14]. L'élection, prévue pour le , est finalement reportée au mois de juillet. Entre-temps, dans le contexte des manifestations du Hirak algérien, Bouteflika démissionne. Belaïd se représente, ignorant l'opposition des manifestants qui ne souhaitent pas de cette élection[15]. Après une période d'incertitude[16], et malgré le fait qu'il ait obtenu le nombre de parrainages suffisant, il se retire de la course le [17].
Un troisième processus électoral est enclenché, pour déboucher sur un scrutin en décembre. Abdelaziz Belaïd dépose son dossier de candidature en octobre[18], avec plus de 77 000 parrainages d'électeurs[19]. Elle est validée le mois suivant par l'Autorité nationale indépendante des élections. Il concourt de nouveau contre son mentor Ali Benflis[20]. Le , il dévoile son plan électoral axé sur la lutte contre la corruption et la récupération de l'argent détourné[21].
À l'issue du scrutin, le 2019, Abdelaziz Belaïd obtient 568 000 voix, soit 6,7%, finissant dernier des cinq candidats[22].