Abderrahmane Khelifa
archéologue et historien algérien
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Abderrahmane Khelifa (en arabe : عبد الرحمن خليفة), né le dans le village de Tamda (Ouaguenoun), dans la wilaya de Tizi Ouzou, est un historien et archéologue algérien, spécialiste de l'histoire et de l'archéologie du Maghreb central, notamment de l'urbanisme et des villes médiévales d'Algérie. Ses recherches portent en particulier sur Honaïne, Tlemcen, la Kalâa des Béni Hammad et les villes historiques du Maghreb central. Il est également l'auteur de plusieurs ouvrages consacrés au patrimoine historique et archéologique algérien.
| Naissance | |
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| Nom dans la langue maternelle |
عبد الرحمن خليفة |
| Nationalité |
Algérienne |
| Formation | |
| Activité |
| A travaillé pour | |
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| Domaine | |
| Dir. de thèse | |
| Distinction |
Prix littéraire du SILA (2008) |
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Biographie
Abderrahmane Khelifa obtient son baccalauréat, série philosophie, à l'académie de Bordeaux en 1964, puis un certificat d'études littéraires générales (propédeutique) à l'université d'Alger en 1965. Il poursuit des études d'histoire et de géographie à l'université d'Alger, où il obtient une licence dans ces disciplines en 1968. La même année, il obtient le certificat d'aptitude à l'enseignement secondaire (CAPES) à l'École normale supérieure de l'université d'Alger. En 1978, il obtient un diplôme d'études approfondies (DEA) en histoire médiévale à l'université d'Alger, avec un mémoire consacré à « L'administration et l'armée almohades, des débuts à 1212 ». En 1993, il soutient à l'université d'Aix-Marseille une thèse de doctorat en histoire et archéologie intitulée « Contribution à l'étude des villes du Maghreb central : Hunayn et son terroir », sous la direction de Jean-Claude Garcin[1],[2],[3].
Abderrahmane Khelifa devient conservateur général à l'Agence nationale d'archéologie et de protection des sites et monuments historiques. Il est également associé aux institutions chargées de la conservation du patrimoine au ministère algérien de la Culture et enseigne à l'université[4],[5].
Il participe à plusieurs opérations archéologiques en Algérie, notamment à Honaïne, Tlemcen, Sidi Okba et à la Kalâa des Béni Hammad. Ses recherches concernent notamment l'organisation urbaine, l'architecture et l'évolution des villes du Maghreb central au Moyen Âge[5],[1],[6].
En 2003, il est commissaire de l'exposition Les sites phares du Patrimoine mondial en Algérie, organisée à l'UNESCO dans le cadre de l'Année de l'Algérie en France. Il est également associé à la publication Algérie : les sites du patrimoine mondial[4].
Ses travaux et ses interventions portent également sur l'histoire ancienne de l'Algérie, ainsi que sur la sauvegarde et la valorisation de son patrimoine architectural et archéologique. Il intervient notamment dans les débats consacrés à la protection des sites historiques, à l’étude du patrimoine et à la transmission de la mémoire patrimoniale[7],[8],[9],[10],[11],[12],[13].
Travaux et publications
Les travaux scientifiques d'Abderrahmane Khelifa portent principalement sur l'histoire urbaine et l'archéologie du Maghreb central.
En 2001, il publie « L'urbanisation des Traras au Moyen Âge : le cas de Hunayn », dans les actes du colloque Castrum 7. Zones côtières littorales dans le monde méditerranéen au Moyen Âge : défense, peuplement, mise en valeur, organisé à Rome en 1996[14],[15].
En 2004, il publie « L'urbanisation dans l'Algérie médiévale » dans la revue Antiquités africaines. L'article, publié dans le volume 40-41, étudie notamment l'évolution des villes du Maghreb central et la continuité de l'occupation urbaine entre les périodes antique et médiévale[16].
Sa thèse de 1993, Contribution à l'étude des villes et régions du Maghreb central : Hunayn et son terroir, constitue le prolongement de ses recherches sur Honaïne et son environnement historique et archéologique[1],[3].
En 2008, il publie Honaïne : ancien port du royaume de Tlemcen, consacré à l'histoire de la ville, à son rôle dans le royaume de Tlemcen et à ses vestiges archéologiques[1],[17].
Parmi ses autres ouvrages figurent Cirta, Constantine, la capitale céleste, Tlemcen, capitale du Maghreb central et La Qal'a des Béni Hammad, reine de la Hodna, des Aurès et des Ziban[1].
Publié en 2021, La Qal'a des Béni Hammad, reine de la Hodna, des Aurès et des Ziban revient sur l'histoire de la Kalâa des Béni Hammad capitale des Hammadides, son environnement historique et géographique ainsi que les résultats des recherches archéologiques menées sur le site. L'ouvrage aborde également plusieurs villes anciennes de la région, dont Achir, Mila, Thagaste, Djemila, M'Sila, Khenchela, N'Gaous, Magra et Tobna[5],[6],[18].
Son travail sur Honaïne fait également l'objet de l'ouvrage Fouilles de Honaïne. Contribution à l'étude des villes du Maghreb central, publié en 2022 par le Centre national de recherche en archéologie. Cette publication rassemble les résultats de recherches archéologiques consacrées à l'ancienne ville portuaire et à son organisation urbaine[19].
En 2025, Abderrahmane Khelifa présente son nouvel ouvrage, Mosquées et Sanctuaires d'Algérie, consacré au patrimoine religieux algérien. Il y propose une exploration historique et architecturale de ces lieux de culte, témoins de la richesse du patrimoine national[20],[21].
Principales publications
Parmi ses publications :
- Contribution à l'étude des villes et régions du Maghreb central : Hunayn et son terroir, thèse de doctorat, Aix-Marseille 1, 1993.
- L'urbanisation des Traras au Moyen Âge : le cas de Hunayn, dans Castrum 7, École française de Rome, 2001, p. 323-339.
- L'urbanisation dans l'Algérie médiévale, Antiquités africaines, no 40-41, 2004, p. 269-287.
- Honaïne : ancien port du royaume de Tlemcen, Alger, Dalimen, 2008.
- Cirta, Constantine, la capitale céleste, Alger, Colorset, 2010-2011.
- Béjaïa, capitale des lumières, Alger, Gaïa, 2016, 538 p.
- Chronologie de l'histoire de l'Algérie, des origines à nos jours, Alger, Gaia, 2019.
- Tlemcen, capitale du Maghreb central, Alger, Colorset, 2011.
- La Qal'a des Béni Hammad, reine de la Hodna, des Aurès et des Ziban, Alger, ANEP, 2021.
- Fouilles de Honaïne. Contribution à l'étude des villes du Maghreb central, Centre national de recherche en archéologie, 2022.
Prix et distinctions
- 1er Prix littéraire de la 13e édition du Salon international du livre d'Alger sur son ouvrage Honaïne, ancien port du royaume de Tlemcen (Dalimen, 2008) [22].