Abdoul Salam Kaboré
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Abdoul Salam Kaboré (né en et mort le à Ouagadougou) est un pharmacien militaire et homme politique burkinabè[1]. Officier supérieur de l’armée, il a été ministre de la Santé puis ministre des Sports sous la Révolution démocratique et populaire conduite par Thomas Sankara. Il est notamment connu pour avoir dirigé l’opération dite de la « vaccination commando ».
Formation
Abdoul Salam Kaboré est né en . Il effectue ses études primaires à Safané avant d’intégrer l’École militaire préparatoire, devenue le Prytanée militaire du Kadiogo (PMK), qu’il fréquente de la classe de sixième à la terminale. Il y côtoie notamment Thomas Sankara, alors d’une classe supérieure.
Il poursuit ensuite une formation en pharmacie à l’École de santé navale de Bordeaux, en France, où il étudie pendant cinq années. Il est également titulaire d’un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en pharmacie industrielle obtenu à l’Institut européen de pharmacie industrielle de Montpellier. Il détient par ailleurs deux diplômes d’études approfondies (DEA), l’un en chimie organique et l’autre en chimie thérapeutique[2],[3].
Carrière militaire et ministérielle
Pharmacien de formation, Abdoul Salam Kaboré devient le premier pharmacien militaire du pays. À son retour de France, il est nommé pharmacien-chef des Forces armées voltaïques, poste qu’il occupe pendant quatre ans.
Sous la Révolution démocratique et populaire, il est successivement ministre de la Santé de à , puis ministre des Sports d' au . Il occupe également les fonctions de président des Comités de défense de la Révolution (CDR) et de président du Service populaire pour la construction de la patrie, structure chargée de mobiliser les populations pour des travaux d’intérêt national, notamment des projets d’infrastructures[2].
Action dans le domaine de la santé
En tant que ministre de la Santé, Abdoul Salam Kaboré pilote l’opération nationale de« vaccination commando », une vaste campagne de santé publique visant à immuniser les enfants contre des maladies telles que la rougeole, la poliomyélite et la méningite. Cette opération s’inscrit dans la politique sanitaire menée durant la Révolution et mobilise largement les agents de santé ainsi que les communautés locales[4],[5].
Activités après la Révolution
Après la fin de la Révolution, Abdoul Salam Kaboré se retire de la vie militaire. Il fonde la Pharmacie du Progrès et s’engage dans la vie politique locale. Lors des élections municipales de , il est élu maire de la commune rurale de Sourgou, dans la province du Boulkiemdé, sous la bannière de l’Union pour la renaissance/Parti sankariste[6],[7],[8] (UNIR/PS).
Il s’investit également dans le travail de mémoire autour de la Révolution burkinabè, notamment en tant que président du Comité d’initiative et de réflexion sur le projet de construction du mémorial dédié à Thomas Sankara. Il participe à de nombreux entretiens au cours desquels il livre son témoignage sur la période révolutionnaire et les événements du .