Abdourahamane Soli
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Abdourahamane Soli, né en 1938 à Tahoua et mort le à Niamey, est un juriste, magistrat et homme politique nigérien. Il a occupé plusieurs postes de responsabilité au sein de la justice nigérienne, notamment celui de Ministre de la Justice puis de Procureur général près la Cour suprême.
Abdourahamane Soli effectue ses études primaires à Tahoua, puis poursuit sa scolarité secondaire à Niamey et à Porto-Novo, où il obtient le baccalauréat. Il accomplit ensuite son service militaire au sein des Forces armées françaises à Ouidah[1].
Entre 1958 et 1962, il étudie le droit privé à l’Université de Dakar, où il obtient une maîtrise. Il poursuit ensuite une formation judiciaire au Centre national d'études judiciaires à Bordeaux[2].
Carrière
Soli intègre la fonction publique nigérienne et se spécialise dans le domaine judiciaire. Malgré une importante déficience visuelle, il reste actif dans la vie publique et intervient régulièrement dans des conférences ainsi que par ses écrits[1].
En 1987, il est nommé Ministre de la Justice sous la présidence d’Ali Saïbou[3]. Il devient par la suite Procureur général près la Cour suprême[1].
Il est notamment connu pour son rôle dans les débats constitutionnels entourant les élections législatives de 1995, lors desquelles il s’oppose à l’avocat français Jacques Vergès[3].
Après sa retraite en 1998, Soli continue de s’exprimer publiquement sur les questions politiques et juridiques. En 2009, il s'oppose à la tentative du président Mamadou Tandja de prolonger son mandat au-delà des limites constitutionnelles. Après la chute du régime, il est nommé vice-président de la Cour constitutionnelle de transition en 2010[2].
Décès
Abdourahamane Soli meurt le dans l'incendie de son domicile à Niamey[4].
Hommages
En 1979, la première école nigérienne pour personnes aveugles et malvoyantes est nommée en son honneur[4].