Abner Louima

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Naissance
Nationalité
Activité
Abner Louima
Biographie
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Nationalité
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Abner Louima (né en 1966 à Thomassin, en Haïti) est un immigré haïtien qui fut victime de brutalités par des officiers de la police de New York, après son arrestation devant une boîte de nuit de Brooklyn en 1997.

Il avait alors trente ans et était marié, père de deux enfants et habitait Brooklyn depuis six ans. Bien qu'il ait étudié le génie électrique dans son pays natal, il travaillait en tant que gardien dans une station d'épuration des eaux à Flatlands, quartier de Brooklyn[1].

Le Louima se trouve au « Club Rendez-Vous », une boîte de nuit assez populaire située dans le quartier de East Flatbush. Tard dans la nuit, lui et plusieurs hommes interviennent dans une bagarre entre deux femmes. La police est appelée et plusieurs officiers du poste du 70e precinct y sont envoyés. Il s'ensuit une altercation devant le local entre la police, les personnes présentes dans la boîte de nuit et des passants. Justin Volpe, Charles Schwartz, Thomas Bruder et Thomas Weise faisaient entre autres partie des officiers en question. Dans la bagarre qui s'ensuit, Volpe semble avoir été attaqué par surprise ; il désigne Louima comme son agresseur, pour des raisons encore aujourd'hui incertaines. Volpe l'arrête pour trouble à l'ordre public, entrave à l'action d'un fonctionnaire de police, et rébellion.

Pendant le trajet en voiture jusqu'au commissariat, les officiers battent Louima avec leurs poings, leurs matraques et des talkie-walkie de police[2]. Une fois sur place, ils soumettent Louima à une fouille corporelle et le jettent dans une cellule de détention. Les brutalités reprennent plus tard, allant jusqu'à un viol dans les toilettes du commissariat. Volpe lui donne des coups de pied dans l'aine. Alors que les mains de Louima sont menottées derrière son dos, il le sodomise avec le manche d'une ventouse, lui causant de sérieuses lésions au colon et à la vessie qui nécessiteront plusieurs opérations. Après cet acte, Volpe se balade dans le commissariat avec la ventouse couverte de déjections et de sang, indiquant qu'il avait « brisé un homme »[3].

Les dents de Louima furent également sérieusement abîmées lors de l'agression lorsque le manche lui fut introduit de force dans la bouche[4]. Il témoigne plus tard qu'il y avait un autre officier dans la salle aidant Volpe, mais ne pouvait pas l'identifier. L'identité du second agresseur devint une importante pomme de discorde pendant le procès et les appels. Louima déclara au début que les officiers responsables de l'agression l'appelaient nigger (nègre) et auraient crié « This is Giuliani time! »[5] pendant les sévices[6]. Plus tard, il le niera : cette indécision sera utilisée par les avocats de la défense pour mettre en doute tout son témoignage[7].

Le jour suivant l'incident, Louima est transféré à la salle d'urgences de l'hôpital de Coney Island. Les policiers l'ayant emmené expliquent que ses blessures sont le résultat d'« activité homosexuelle perverse ». Une infirmière des urgences, Magalie Laurent, suspecte que la raison de ces graves blessures ne sont pas dues à des relations sexuelles homosexuelles. Elle appelle la famille de Louima et informe l'Internal Affairs Bureau de la police de New York d'un possible cas d'abus sexuel et sévices[2]. Louima dut rester deux mois à l'hôpital[8].

Procès

Réaction du public et retombées

Annexes

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