Abū l-Qāsim al-Qushayrī

From Wikipedia, the free encyclopedia

Nom dans la langue maternelle
عبد الكريم القشيريVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Mutakallim, théologien islamique, poète, écrivain, mystiqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Abū l-Qāsim al-Qushayrī
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
عبد الكريم القشيريVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Mutakallim, théologien islamique, poète, écrivain, mystiqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Abu l-Nasr ibn al-Qushayri (d)
أبو سعيد القشيري (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Maîtres
Ibn Tahir al-Baghdadi, Baba Kuhi of Shiraz (en), Abu Ali Daqqaq (d), Ibn Furak, Abû Ishâq Al-isfarâyînî, Abu Bakr al-Tusi (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
Al-Risala al-Qushayriyya (d), al-Tahbir fi al-tazkir sharh Asmau al-Husna (d), tafsīr al-Qushayrī (d), Shikayat Ahl al-Sunnah (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Abū l-Qāsim al-Qushayrī est un théologien et mystique musulman, né en 986 à Ustuwā, localité située sur le cours supérieur de l'Atrak, dans le Khorasan septentrional (Iran) et mort en 1072 ou 1073[1],[2]. Son traité le plus célèbre, Al-Risala al-qushayriyya (en) fi ‘ilm al-tasawwuf L'Épître d'al-Qushayri sur le soufisme »), est un des textes de base du soufisme sunnite. Il présente le cheminement intérieur que doit accomplir un soufi, et il a servi de manuel pour former les aspirants à l’initiation spirituelle (murîd). C’est le premier traité qui offre un aperçu synthétique de l’itinéraire intérieur, de sa terminologie et des différentes stations conduisant à la sagesse divine.

Il naît dans une riche famille d'origine arabe et reçoit une excellente éducation, à la fois profane et religieuse[3]. Puis il se rend à Nishapur, où il a pour maître le soufi Abu Ali Daqqaq (m. 1015)[2],[4]. Il épousera d'ailleurs la fille de Ali Daqqaq, Fâtima, peu avant 1023 — elle fut célèbre pour sa piété et sa culture, ainsi que pour son rôle dans la transmission des traditions du Prophète[5] — et il dirigera par la suite la madrasa de Abū ʿAlī (construite en 1001)[4], qui prendra à partir du milieu du XIe siècle le nom de Madrasat al-Qushayrī [2],[4].

Il étudie le fiqh chaféite auprès d'Abu Bakr al-Tusi (ar), et le kalam acharite auprès d'Ibn Furak et Abu Ishaq al-Isfaraini[2]. Il effectue le pèlerinage à La Mecque en compagnie du père du théologien acharite al-Juwayni.

Il écrit en 445 AH (1054) une lettre intitulé Plainte des gens de sunna rapportant leur épreuve, qui concerne la persécution dont les acharites firent l'objet à la suite de la prise de pouvoir par les Seljouqides dans le Khorasan entre 1038 et 1054[6],[3]. Comme il défend avec ardeur al-Ashari et les ulamâ' chaféites, al-Qushairi est emprisonné[7],[2],[3]. Mais c'est bien pour ses vues théologiques qu'il se heurte aux autorités, pas pour sa pratique du soufisme[8].

Il quitte Nishapur et enseigne en 1056 le hadith à Bagdad, où il est chargé par le calife de donner un enseignement[3]. À son retour dans le Khorasan, il s'établit à Tous où il reste jusqu'en 1063[3], puis regagne Nishapur[3] lorsque le vizir Nizam al-Mulk y rétablit des conditions plus paisibles[2].

C'est dans cette ville de Nishapur qu'il meurt en 1072. Il y est enterré aux côtés d'Abu Ali al-Daqqaq[2]. Son fils, juriste chaféite et théologien acharite, a étudié auprès d'al-Juwayni[9].

Le successeur d'al-Quchayrî, Abû 'Ali Fârmadhî (m. en 1084) sera le maître de Abû Hâmid al-Ghazâli (1058-1111) et de son frère Ahmed (m. en 1126)[8].

Œuvre

Références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI