Abū l-Qāsim al-Qushayrī
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| Naissance | |
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| Nom dans la langue maternelle |
عبد الكريم القشيري |
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| Maîtres |
Ibn Tahir al-Baghdadi, Baba Kuhi of Shiraz (en), Abu Ali Daqqaq (d), Ibn Furak, Abû Ishâq Al-isfarâyînî, Abu Bakr al-Tusi (d) |
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Abū l-Qāsim al-Qushayrī est un théologien et mystique musulman, né en 986 à Ustuwā, localité située sur le cours supérieur de l'Atrak, dans le Khorasan septentrional (Iran) et mort en 1072 ou 1073[1],[2]. Son traité le plus célèbre, Al-Risala al-qushayriyya (en) fi ‘ilm al-tasawwuf (« L'Épître d'al-Qushayri sur le soufisme »), est un des textes de base du soufisme sunnite. Il présente le cheminement intérieur que doit accomplir un soufi, et il a servi de manuel pour former les aspirants à l’initiation spirituelle (murîd). C’est le premier traité qui offre un aperçu synthétique de l’itinéraire intérieur, de sa terminologie et des différentes stations conduisant à la sagesse divine.
Il naît dans une riche famille d'origine arabe et reçoit une excellente éducation, à la fois profane et religieuse[3]. Puis il se rend à Nishapur, où il a pour maître le soufi Abu Ali Daqqaq (m. 1015)[2],[4]. Il épousera d'ailleurs la fille de Ali Daqqaq, Fâtima, peu avant 1023 — elle fut célèbre pour sa piété et sa culture, ainsi que pour son rôle dans la transmission des traditions du Prophète[5] — et il dirigera par la suite la madrasa de Abū ʿAlī (construite en 1001)[4], qui prendra à partir du milieu du XIe siècle le nom de Madrasat al-Qushayrī [2],[4].
Il étudie le fiqh chaféite auprès d'Abu Bakr al-Tusi (ar), et le kalam acharite auprès d'Ibn Furak et Abu Ishaq al-Isfaraini[2]. Il effectue le pèlerinage à La Mecque en compagnie du père du théologien acharite al-Juwayni.
Il écrit en 445 AH (1054) une lettre intitulé Plainte des gens de sunna rapportant leur épreuve, qui concerne la persécution dont les acharites firent l'objet à la suite de la prise de pouvoir par les Seljouqides dans le Khorasan entre 1038 et 1054[6],[3]. Comme il défend avec ardeur al-Ashari et les ulamâ' chaféites, al-Qushairi est emprisonné[7],[2],[3]. Mais c'est bien pour ses vues théologiques qu'il se heurte aux autorités, pas pour sa pratique du soufisme[8].
Il quitte Nishapur et enseigne en 1056 le hadith à Bagdad, où il est chargé par le calife de donner un enseignement[3]. À son retour dans le Khorasan, il s'établit à Tous où il reste jusqu'en 1063[3], puis regagne Nishapur[3] lorsque le vizir Nizam al-Mulk y rétablit des conditions plus paisibles[2].
C'est dans cette ville de Nishapur qu'il meurt en 1072. Il y est enterré aux côtés d'Abu Ali al-Daqqaq[2]. Son fils, juriste chaféite et théologien acharite, a étudié auprès d'al-Juwayni[9].
Le successeur d'al-Quchayrî, Abû 'Ali Fârmadhî (m. en 1084) sera le maître de Abû Hâmid al-Ghazâli (1058-1111) et de son frère Ahmed (m. en 1126)[8].