Acadomia

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Acadomia, fondée le 31 janvier 1989 sous le nom de Cours Études Secours, est la marque commerciale de la société Domia Group, une entreprise française de soutien scolaire à domicile.

Création
Dates clés2014 : retrait de la cotation Euronext
Personnages clésMaxime Aiach, Philippe Coleon
Forme juridiqueSociété anonyme à conseil d'administration (s.a.i.) (d)[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Création, Dates clés ...
Acadomia
Domia Group
Création
Dates clés 2014 : retrait de la cotation Euronext
Personnages clés Maxime Aiach, Philippe Coleon
Forme juridique Société anonyme à conseil d'administration (s.a.i.) (d)[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Slogan « Le plaisir de réussir »
Siège social Paris
Drapeau de la France France
Directeurs Maxime Aiach (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Actionnaires MCP Education
Activité Activités des sièges sociaux
Produits Soutien scolaire à domicile
SIREN 349367557Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web acadomia.fr

Chiffre d'affaires 7 874 800 € en 2017
Résultat net 2 223 300 € en 2017
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Présidée par Maxime Aiach[2], elle est contrôlée par la société MCP Education, filiale de Metric Capital Partners, un fonds d'investissement britannique.

L'entreprise

Le 31 janvier 1989, Maxime Aiach, alors étudiant, fonde « Cours Études Secours » qui, six ans plus tard, réalise 1 million d'euros de volume d'affaires[3].

En 1995, Aiach rencontre le publicitaire Philippe Coleon pour l'assister dans sa communication[3]. L'entreprise se professionnalise quant au recrutement et à la rémunération des professeurs[3].

Le 9 juillet 2001, la société entre en bourse sur Alternext, mais face à un bilan mitigé, elle se retire en 2014[3].

Le 28 juin 2005, la société fonde Shiva, fournisseur de personnel de ménage[3].

Le 24 septembre 2009, Acadomia lance une opération de communication « bachelier ou remboursé », initiative controversée[4].

Entre 2009 et 2010, la société enregistre des pertes et ses comptes redeviennent équilibrés en 2011[3]. L'entreprise investit dans les cours collectifs, qui en 2015 représentent un chiffre d'affaires de 14 millions d'euros (sur un total d'environ 40 millions)[3].

En 2020, Acadomia dispose d’un réseau de 120 agences, suit plus de 100 000 élèves avec l’aide de 20 000 « enseignants » encadrés par plus de 500 conseillers pédagogiques[5]. Toute personne titulaire d'un bac + 3 (licence) peut être employée comme enseignant.

Comme toutes les entreprises de services à la personne, la prestation offerte par la société — comme celle offerte individuellement par un étudiant déclaré — ouvre droit à un crédit d'impôt et/ou réduction d'impôt pour l'emploi à domicile de 50 %, ce qui a favorisé son développement et celui de tout le secteur[6].

Le 17 mars 2013, l'entreprise possède 40 % de parts de marché du soutien scolaire en France[7].

Le 17 février 2014, MCP Education, filiale de MCP (un fonds d'investissement britannique)[8], annonce le lancement d'une offre de liquidité au prix de 0,50 euro par action. Cette offre, non soumise à déclaration de conformité par l'AMF, vise l'intégralité du capital de Domia Group non détenu par MCP Education et est suivie du retrait du Marché Libre de Euronext Paris. Cette offre de liquidité prend la forme d'une offre volontaire d'achat. L'action est donc retirée de cotation en bourse[réf. nécessaire].

Le marché français du soutien scolaire à domicile est partagé entre plusieurs acteurs, dont Acadomia, Cours Legendre, Anacours et Complétude. Le 4 juin 2018, Philippe Coleon déclare que le principal concurrent du secteur est le marché noir ; le budget annuel moyen, pour un élève, représente environ 500  (après déduction du crédit d'impôt) : les prestations s'adressent donc à des « milieux plutôt privilégiés »[9].

Fonctionnement

Acadomia est un mandataire qui signe un double mandat avec les familles d'un côté et les enseignants de l'autre. Les enseignants, qui sont souvent étudiants de faculté, sont ainsi directement employés par les familles qui souhaitent offrir des cours particuliers à leurs enfants. Les cotisations sociales sont payées par les familles en tant qu'employeurs. Les familles cotisent à travers Acadomia à l'URSSAF, pour les cotisations sociales, et à l'IRCEM, pour les cotisations retraite, de façon totalement déclarée. Les enseignants reçoivent ainsi une somme allant de 10 à 14,50 €/h dans le primaire, de 10,75 à 18,25 €/h dans le secondaire[10]. Les heures de cours sont facturées 32 à 40 €/h aux familles[11].

En , l'entreprise a été introduite en bourse sur Euronext Paris. L'entreprise se développait alors à rythme soutenu de 40 % notamment à travers des créations d'agences dans l'ensemble de la France[12],[13]. Son chiffre d'affaires est décuplé de l'an 2000 à 2010[13].

Acadomia Groupe a commencé le 1er septembre 2004 une diversification vers le monde des services à la personne[14].

Le 25 octobre 2010, la société compte 14 filiales dont Spésup focalisée sur les filières de classes préparatoires ainsi que la première année de médecine ou de droit[15].

En octobre 2011, Acadomia éprouve des difficultés à rentabiliser son réseau d'agence[13].

En , conformément à l'article 4.2 alinéa 5 de la Note d'Organisation du Marché Libre, l'actionnaire majoritaire de la société a demandé le retrait de la négociation des actions inscrites sur le Marché Libre[réf. nécessaire].

Controverses

Protection des données

Le , la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) a rendu publique l'existence de deux fichiers d'Acadomia contenant des informations sur les parents, enfants et professeurs[16],[17] considérés par la Commission comme étant non conformes à la Loi Informatique et Libertés.

Le , la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) a ouvert une enquête sur le fichier de cette filiale située à Aix-en-Provence, qui recense tant des enseignants que des candidats-enseignants et des élèves et leurs familles, et utilise en outre le numéro de sécurité sociale à des fins d'interrogations de fichiers du Ministère de la Jeunesse et des Sports[18],[19],[20].

En réponse, Acadomia a affirmé que ce fichier était destiné à assurer la protection des enfants qui lui étaient confiés en collaboration avec le Ministère de la Jeunesse et des Sports et Ministère de l'Intérieur. Par ailleurs, l'entreprise a annoncé avoir nommé un responsable des fichiers[21] et a ouvert des comptes sur les principaux réseaux sociaux afin de répondre à la crise[21].

Chômage partiel

Le 14 juin 2020, Mediapart publie les témoignages de plusieurs salariés affirmant que, lors de la crise du Covid-19, l'entreprise les aurait déclarés comme étant au chômage partiel alors qu'ils travaillaient à temps complet. L'article révèle également que l'inspection du travail a été saisie par plusieurs salariés, et qu'une lettre dénonçant ces pratiques a été adressée à un député, transmise ensuite au cabinet de la ministre du Travail. Ces accusations sont cependant démenties par la direction d'Acadomia et par les élus du CSE, la DRH évoquant seulement « des incompréhensions et des adaptations pour certains cas particuliers »[22].

Références

Liens externes

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