Académie royale des beaux-arts de Sainte-Isabelle de Hongrie
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L'Académie royale des beaux-arts de Sainte-Isabelle de Hongrie de Séville (Espagne) est une organisation pour la promotion et le développement de l'art. Elle fait partie de l'Institut des académies d'Andalousie et est associée à l'Institut d'Espagne. Son siège se trouve à la Casa de los Pinelo.
Academia Sevillana del Arte de la Pintura
L'Academia Sevillana del Arte de la Pintura est fondée en 1660. Son premier conseil d'administration est composé des artistes suivants : Bartolomé Esteban Murillo et Juan de Herrera comme présidents, Sebastián de Llanos y Valdés (es) et Pedro Honorario de Palencia comme consuls, Cornelis Schut comme procureur, Ignacio de Iriarte comme secrétaire, et Juan de Valdés Leal comme député. Juan de Valdés Leal est président de 1663 à 1666. Il est remplacé par Sebastián de Llanos y Valdés. En 1667, Pedro de Medina Valbuena (es) est président. En 1668, Sebastián de Llanos y Valdés revient à la présidence et en 1669, Juan Chamorro (es) est nommé. En 1670, Cornelis Schut est élu président. Les premiers statuts sont approuvés en 1673. Sebastián de Llanos y Valdés reprend la présidence en 1675[1].
Son siège se trouve dans la Casa Lonja de Sevilla. C'est la cinquième académie de peinture fondée en Europe et la première en Espagne[2]. Le protecteur et mécène de cette institution est le Condado de los Arenales (es)[2].
L'académie disparaît dans les années 1690[1]. Ses biens sont déposés auprès de la Hermandad de San Lucas, de la guilde des peintres, basée à l'église Saint-André de Séville (es)[1],[2].
Real Escuela de Tres Nobles Artes
En 1759, un groupe d'artistes décide de rétablir une académie semblable à celles du XVIIe siècle pour enseigner la peinture, la sculpture et l'architecture, et la nomme Escuela de Tres Nobles Artes. Parmi ses membres figurent Francisco de Bruna y Ahumada (es), juge principal de l'Audiencia et lieutenant-gardien de l'Alcazar de Séville. Francisco de Bruna y Ahumada porte cette institution à l'attention de Charles III afin qu'elle soit évaluée par l'Académie royale des beaux-arts Saint-Ferdinand à Madrid. Ayant reçu un avis favorable, l'académie de Séville bénéficie de la protection financière royale à partir de 1771. En 1775, le roi Charles III nomme Francisco de Bruna y Ahumada protecteur de l'institution et installe son siège à l'Alcazar. Charles III approuve les statuts de l'Academia Sevillana del Arte de la Pintura, similaires à ceux de l'Académie royale des beaux-arts de San Carlos à Valence. La Hermandad de San Lucas offre à Francisco de Bruna y Ahumada la charte fondatrice de l'académie duXVIIe siècle, qui fait partie du patrimoine de l'institution[1].
En 1778, l'école institue des prix académiques pour ses élèves, décernés lors de cérémonies solennelles. Les discours prononcés par Francisco de Bruna y Ahumada lors de ces événements sont conservés. Cette coutume est maintenue par la suite par l'Académie royale des beaux-arts[1].
Académie royale des beaux-arts de Sainte-Isabelle de Hongrie
En 1827, un nouveau règlement d'État concernant les académies est approuvé. En 1843, cette école obtient le statut d'académie et réforme ses statuts, prenant le nom d'Académie royale des beaux-arts Sainte-Isabelle, en l'honneur de la sainte patronne de la reine Isabelle II. En 1917, José Sebastián y Bandarán est élu académicien, grâce auquel, en 1921, l'académie adopte son nom complet d'Académie royale des beaux-arts Sainte-Isabelle de Hongrie[3],[4]. En effet, bien qu'il existe plusieurs saintes prénommées Isabelle dans la chrétienté, Isabelle II célèbre sa fête en novembre, jour de la fête de sainte Élisabeth de Hongrie[5].
En 1844, l'académie crée une organisation distincte, la Escuela de Bellas Artes, et se concentre sur la promotion de la culture et la protection des monuments[2].
En 1849, la reine Isabelle II accorde un nouveau statut aux académies royales nationales. Ce statut place l'académie de Séville sur un pied d'égalité avec les académies royales des autres provinces et la désigne comme déléguée pour la défense du patrimoine artistique de l'Académie royale des beaux-arts Saint-Ferdinand à Madrid[2].
Par décret du , une section Musique est ajoutée[6], dirigée par Miguel Hilarión Eslava[2].
La mauvaise situation économique de l'Espagne conduit à l'arrêt du financement public des écoles des beaux-arts en 1868. En 1872, le députation provinciale de Séville prend en charge le financement de l'École des beaux-arts[7].
En 1892, l'enseignement de l'art devient la responsabilité exclusive des universités, bien que de nombreux professeurs à Séville continuent d'être membres de cette académie[2].
En 1940, un décret crée les écoles supérieures de Madrid (Saint-Ferdinand), Barcelone (Saint-Georges), Valence (San Carlos) et Séville (Sainte-Isabelle de Hongrie)[8]. L'école supérieure de Sainte-Isabelle de Hongrie offre une formation plus poussée que celle de l'Escuela de Artes Aplicadas y Oficios Artísticos de Séville[2]. En 1970, la loi générale sur l'éducation intègre ces études au sein des universités[9].
Notes et références
- 1 2 3 4 5 Corzo Sánchez 2009.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 Corzo Sánchez 2011.
- ↑ Banda y Vargas 1998.
- ↑ (es) « Real Academia de Bellas Artes de Santa Isabel de Hungría », sur juntadeandalucia.es (consulté le ).
- ↑ Munroe Irving 1864, p. 257.
- ↑ Subirá 1954.
- ↑ De Tena Ramírez 2020, p. 36.
- ↑ Martínez Montiel 1999.
- ↑ Infante Díaz 2012.
Annexes
Sur les autres projets Wikimedia :
- Royal Academy of Fine Arts of Saint Elisabeth of Hungary, sur Wikimedia Commons
Bibliographie
Publications sur le musée
- (es) Antonio de la Banda y Vargas, « Sebastián y Bandarán, académico », Boletín de la Real academia Sevillana de Buenas Letras. Minervae Baeticae, no 26, , p. 131-136 (ISSN 0214-4395, lire en ligne, consulté le ).
- (es) Juan Ramón Corzo Sánchez, La Academia de Arte de la Pintura de Sevilla. 1660-1674, Instituto de Academias de Andalucía, (lire en ligne).
- (es) Juan Ramón Corzo Sánchez, Las Academias de Bellas Artes de Andalucía. Su origen, historia y organización actual, Instituto de Academias de Andalucía, (lire en ligne), p. 206-225.
- (es) Jorge Ramón Corzo Sánchez, « Real Academia de Bellas Artes de Santa Isabel de Hungría de Sevilla », dans Benito Valdés Castrillón, Instituto de Academias de Andalucía. 40 aniversario de su creación, (ISBN 978-84-09-78851-4), p. 31-52.
- (es) Carmen De Tena Ramírez, José Gestoso y su labor de estudio y protección del patrimonio sevillano, Diputación de Sevilla, (ISBN 978-84-7798-454-2), p. 36.
- (es) Jorge Infante Díaz, « La Ley General de Educación (1970) y la integración de los estudios de comercio en la universidad española: del verde mar al naranja », Cuadernos del Instituto Antonio de Nebrija, vol. 1, no 15, , p. 11-41 (ISSN 1988-8503).
- (es) Carmen Jimenez Serrano (es), « Formación y desarrollo escultórico en el aula-taller de la Escuela Superior de Bellas Artes de Santa Isabel de Hungría », Temas de estética y arte, no 3, , p. 43-66 (ISSN 0214-6258).
- (es) Luis F. Martínez Montiel, « El Fondo Gráfico del Área de Historia en la Facultad de Bellas Artes de Sevilla », PH, no 29, , p. 211-215 (lire en ligne, consulté le ).
- (en) Pierre Munroe Irving, The Life and Letters of Washington Irving, New-York, G. P. Putnam, (lire en ligne).
- (es) José Subirá, « La Sección de Música de nuestra Academia. Su actuación durante el decenio 1873-1883 », Boletín de la Real Academia de Bellas Artes de San Fernando, no 4, , p. 335-378.
Publications sur les collections
- (es) Vicente David Almazán Tomás, « El grabado japonés ukiyo-e: la colección de arte oriental de la Real Academia de Bellas Artes Santa Isabel de Hungría en Sevilla », Temas de estética y arte, no 27, , p. 85-120 (ISSN 0214-6258, lire en ligne, consulté le ).
- (es) Vicente David Almazán Tomás, « Fernando García Gutiérrez, S.J. Y la colección de arte de Asia Oriental de la Real Academia de Bellas Artes desanta Isabel de Hungría en Sevilla », Temas de estética y arte, no 31, , p. 21-53 (ISSN 0214-6258, lire en ligne, consulté le ).
- (es) Rafael Besa Gutiérrez, « Innovación y modernidad en la obra de José Arpa durante su estancia en Puebla (México): la colección de la Real Academia de Bellas Artes de Sevilla », Atrio: Revista de Historia del Arte, no 31, , p. 482-505 (lire en ligne, consulté le ).
- (es) E. Macarena Torralba García, « Actualización museográfica de la Colección China-Japón de la Real Academia de Bellas Artes de Santa Isabel de Hungría de Sevilla », Mirai. Estudios Japoneses, no 8, , p. 43-59 (e-ISSN 2531-145X, lire en ligne, consulté le ).
Articles connexes
- Académie royale des beaux-arts Saint-Ferdinand
- Académie royale catalane des beaux-arts de Saint-Georges
- Académie royale des beaux-arts de San Carlos
Liens externes
- (es) Site officiel

- Ressource relative aux beaux-arts
: - (es) « Real Academia de Bellas Artes de Santa Isabel de Hungría », sur juntadeandalucia.es (consulté le ).
