Achille Jubinal

From Wikipedia, the free encyclopedia

Naissance
Sépulture
Division 15 du cimetière de Montmartre (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Louis Michel Achille JubinalVoir et modifier les données sur Wikidata
Achille Jubinal
Portrait photographique par Nadar.
Fonction
Député des Hautes-Pyrénées
-
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Division 15 du cimetière de Montmartre (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Louis Michel Achille JubinalVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Parentèle
Georges Duruy (gendre)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Distinction
signature d'Achille Jubinal
Signature
Sépulture d'Achille Jubinal et de la famille de Saint-Albin

Achille Jubinal, né le à Paris où il est mort le , est un historien et homme politique français.

Ce médiéviste, inscrit dans la lignée des Francisque Michel, Paulin Paris et Antoine Le Roux de Lincy, a produit une importante œuvre d’historien et d’archéologue.

D’une famille originaire de la vallée de Barèges, ancien « élève libre » de l’École des chartes[1], il est l’auteur de travaux importants sur les tapisseries, les manuscrits, la littérature médiévale, etc., publiant, de 1834 à 1845, divers textes inédits du moyen âge, ainsi que des ouvrages à gravures, du plus haut intérêt. On lui doit, notamment, la première description détaillée et l’explication complète des scènes représentées dans les tapisseries de Charles le Téméraire[2]. C’est lui qui a découvert à la Bibliothèque nationale le manuscrit du XVe siècle contenant copie d’une lettre adressée au duc de Bourgogne par un de ses serviteurs, document établissant de manière indiscutable l’origine et la provenance du trophée de René II de Lorraine[a].

Nommé, en 1839, professeur de littérature étrangère à la Faculté des lettres de Montpellier[3], il a été décoré de la Légion d’honneur en 1846. L’année précédente, il avait adressé au comte de Salvandy une série de Lettres (1845, in-8º) au sujet des manuscrits de la Bibliothèque royale de La Haye. En 1849, il a cherché, dans sa Lettre à Paul Lacroix, à justifier le comte Libri des accusations qui pesaient sur lui dans une lettre adressée, le , au prestigieux journal littéraire londonien, l’Athenaeum[4], et il a attaqué avec beaucoup de vivacité l’ex-ministre de l’Instruction publique, Hippolyte Carnot, dans sa Lettre inédite de Montaigne (1850)[5].

Engagé en politique, auprès de Ledru-Rollin, puis de Napoléon III, il sera élu député des Hautes-Pyrénées pour l’arrondissement de Bagnères (Hautes-Pyrénées) au Corps législatif, pour la première fois, le . Par la suite, il sera réélu le , le , puis le . Lors de la séance du corps législatif le , il s’exclame :

« Écoutez ceci : il y a cinq ou six ans, on ne traversait le col d’Aspin qu’à cheval. Maintenant, grâce à l’Empereur, qui a eu personnellement l’idée des routes thermales, nous passons au col de Tortes et au col d'Aspin, à 1 800 mètres au-dessus du niveau de la mer ; à Tourmalet, ainsi qu’au col de Peyresourde, qui descend par Luchon, nous passons à 2 000 mètres d’altitude avec des voitures à quatre chevaux, aussi facilement que vous traversez en Daumont la place de la Concorde (Exclamations et rires). Pourquoi donc un chemin de fer ne pénétrerait-il pas là où vont à présent les voitures[6] ? »

Son dernier mandat a pris fin le . On doit à son initiative la suppression du timbre sur les prospectus, la diminution des droits de transport pour les imprimés, etc. Il a été rapporteur de la loi qui a fixé les droits d’auteurs après leur mort, et il a fait porter à trente ans entiers la jouissance de ces droits pour les enfants[5].

Il a également collaboré très activement aux journaux du pouvoir, à Paris et en province. L’un des correspondants de L'Indépendance belge, il a été appelé à prendre la direction du journal le Messager qui a remplacé L'Estafette (1858)[5]. Également mécène, il a fondé le musée Salies, à Bagnères-de-Bigorre, en 1852, grâce au don d’une partie de sa collection. Son amitié avec la princesse Mathilde, cousine de Napoléon III, et maitresse du comte de Nieuwerkerke, directeur général des Musées impériaux, puis surintendant des Beaux-arts en 1863, a permis au musée d’importants dons de l’État[7]. Il a été élevé au rang d’officier de la Légion d’honneur, le [8].

De son épouse Hortense de Corbeau de Saint-Albin, fille d'Alexandre-Charles Rousselin Corbeau de Saint-Albin, il a eu une fille Amélie, qui a épousé l’historien Georges Duruy[9].

Il a été inhumé au cimetière de Montmartre, division 15, le [10].

Décoration

Postérité

Éditions scientifiques

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI