Adam Kok I
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Les origines d’Adam Kok I sont incertaines et font l’objet de plusieurs versions. Les éléments les plus fiables indiquent que son père était esclave dans la colonie du Cap. Il est possible qu’il ait été affranchi avant la naissance de son fils, auquel cas Adam Kok serait né libre ; sinon, il aurait lui-même été esclave avant d’être affranchi.
Une autre hypothèse suggère qu’il serait né d’une relation entre un employé de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (VOC) et une femme esclave. Son nom « Kok » pourrait provenir du mot néerlandais signifiant « chef » ou « cuisinier »[1].
Débuts et ascension
Adam Kok I commence sa vie comme travailleur au service d’un Vrijburger jusqu’en 1743. Il quitte ensuite cette condition pour devenir chasseur d’éléphants, activité qui lui permet d’accumuler du bétail et des richesses[1].
Il s’associe avec des groupes khoïkhoï, notamment les Xarixuriqua (ou Gariguriqua), et est reconnu comme chef après la mort d’un dirigeant de ce groupe (dont il épouse la fille Donna Gogosathe). Il noue également des alliances durables avec d’autres familles d'esclaves affranchis, notamment celle de Klaas Barends[2], contribuant à la formation d’une communauté « Bastaards » (qui se renommeront Griqua en 1813).