Adam Kok I
homme politique sud-africain
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Origines
Les origines d’Adam Kok I sont incertaines et font l’objet de plusieurs versions. Les éléments les plus fiables indiquent que son père était esclave dans la colonie du Cap. Il est possible qu’il ait été affranchi avant la naissance de son fils, auquel cas Adam Kok serait né libre ; sinon, il aurait lui-même été esclave avant d’être affranchi.
Une autre hypothèse suggère qu’il serait né d’une relation entre un employé de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (VOC) et une femme esclave. Son nom « Kok » pourrait provenir du mot néerlandais signifiant « chef » ou « cuisinier »[1].
Débuts et ascension
Adam Kok I commence sa vie comme travailleur au service d’un Vrijburger jusqu’en 1743. Il quitte ensuite cette condition pour devenir chasseur d’éléphants, activité qui lui permet d’accumuler du bétail et des richesses[1].
Il s’associe avec des groupes khoïkhoï, notamment les Xarixuriqua (ou Gariguriqua), et est reconnu comme chef après la mort d’un dirigeant de ce groupe (dont il épouse la fille Donna Gogosathe). Il noue également des alliances durables avec d’autres familles d'esclaves affranchis, notamment celle de Klaas Barends[2], contribuant à la formation d’une communauté « Bastaards » (qui se renommeront Griqua en 1813).
Installation à Piketberg et migration vers le Petit Namaqualand
En 1751, Adam Kok I obtient de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (VOC) une ferme et des droits de pâturage près de Piketberg. Il y développe une communauté composée notamment de Khoïkhoïs et de personnes (esclaves et Européens) fuyant le colonie du Cap[3].
Cependant, en 1771, ses terres lui sont retirées au profit de colons européens. A l'âge de 61 ans, il est alors contraint de migrer vers le nord-ouest avec sa famille et ses partisans, s’installant finalement à Kamiesberg dans la région du Namaqualand, près du fleuve Orange.
Sa communauté est confrontée à des conflits avec des groupes voisins, notamment des Oorlam menés par la famille Afrikaner, ainsi qu’à des attaques de fermiers boers. Malgré des recours auprès des autorités coloniales, il ne parvient pas à récupérer ses terres[1].
Rôle politique et héritage
Adam Kok I dirige une communauté en expansion composée de Khoïkhoïs, de Bastaards et de personnes marginalisées par le système colonial. Il joue un rôle central dans la formation du groupe qui deviendra les Griquas[1].
À sa mort en 1795, il laisse une importante richesse en bétail et une groupe de fidèles bien organisé. Son fils Cornelius Kok I lui succède, suivi plus tard par ses descendants, dont Adam Kok II et Adam Kok III. Sous leur direction, la communauté adopte le nom de « Griqua » et développe des institutions politiques organisées[4].