Adama Bictogo (né le ), est un homme d'affaires et homme politique ivoirien. Il est le fondateur de l'entreprise Snedai. Il est le secrétaire exécutif du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le parti au pouvoir en Côte d'Ivoire. Il est président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire du au .
Enfance, formation et débuts
Adama Bictogo est né le [1],[2],[3] à Agboville[4]. Il est titulaire d’un DEUG II en économie appliquée obtenu à l'université de Créteil Paris XII, puis d’un Master en stratégie et administration d’entreprise à l’Institut Supérieur de Gestion[5].
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Carrière
Adama Bictogo dirige le groupe Snedai ainsi que Marylis BTP[7].
En 1999, Bictogo est conseiller spécial du général Robert Guéï[8].
Il est nommé ministre de l'Intégration africaine de 2011 à 2012[9]. Bictogo est mis en cause dans la gestion des indemnisations après l'affaire du Probo Koala. Le cabinet MBLA qu'il dirige est accusé d'avoir détourné une partie des 7 millions d'euros d'indemnisation attribuées aux victimes. Il n'est pas condamné par la justice[8].
Le , Bictogo est élu vice-président de l'Assemblée nationale. En l’absence d'Amadou Soumahoro, le président de l'Assemblée, Adama Bictogo devient le président par intérim de l’Assemblée nationale[14]. Soumahoro préfère que l'intérim soit effectué par le doyen Mamadou Diawara mais le président Ouattara choisit Bictogo[8]. Soumahoro revient en Côte d'Ivoire fin avril ce qui marque la fin de l'intérim de Bictogo[15]. En , Bictogo redevient président par intérim de l'Assemblée nationale en raison des problèmes de santé d'Amadou Soumahoro[16]. Soumahoro meurt en et Amina Kamara Tounkara est nommée présidente par intérim[17],[18].
En , Alassane Ouattara annonce une réorganisation du parti. Adama Bictogo passe de directeur exécutif du RHDP à celui de secrétaire exécutif, placé sous l'autorité d'un directoire[19]. Si Bictogo fait partie du directoire, il n'est plus qu'en 6e position dans l'ordre protocolaire. Cette réorganisation est perçue comme un «désaveu» pour Bictogo. Ouattara lui reproche en particulier son ambition affichée de se présenter à l'élection présidentielle de 2025[8].