Adelbert Van de Walle
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Adelbert Van de Walle, né à Audenarde (Belgique) le et mort à Gand le , est un architecte belge et historien de l'art, qui fut professeur en histoire de l’art et archéologie à l’Université de Gand (UGent)[1],[2],[3].
Adelbert Van de Walle est né à Audenarde le .
Adelbert Van de Walle a successivement obtenu les diplômes d’architecte puis de licence et docteur en histoire de l’art et archéologie, avec une spécialisation dans le Moyen Âge, à l’Université de Gand. Il a suivi les cours d’histoire des Professeurs François Louis Ganshof, Hans Van Werveke et Jan Dhondt. En histoire de l’art, il fut l’élève du professeur en architecture Frère Firmin De Smidt, des professeurs Jozef Duverger, Herman Bouchery et R. Roggen.
Il a par ailleurs suivi une formation sur les aspects physico-chimiques des œuvres d’art auprès du professeur Ingénieur Coremans de l’Université de Gand. C’est à ce titre qu’il fut collaborateur scientifique de l’Institut royal du patrimoine artistique bruxellois lors de sa fondation.
Jeune architecte, il manifestait déjà un vif intérêt pour l’étude, la conservation et la restauration du patrimoine médiéval et post-médiéval. Cela ne l’a pas empêché par la suite de s’intéresser au contemporain : architecture, décoration, mobilier, artisanat et design industriel. Dans ses recherches scientifiques à l’Université de Gand, il se pencha en particulier sur l’utilisation du bois dans la construction au Moyen Âge et sur la naissance du style gothique, religieux et profane, en Europe occidentale.
Il est généralement considéré comme un pionnier des fouilles archéologiques à grande échelle portant sur les vestiges médiévaux retrouvés dans les centres urbains. C’est ainsi qu’il a lancé et dirigé les vastes chantiers archéologiques d’Ename (le castrum disparu, l’église du portus et l’église abbatiale (en 1941-1947) et du Château des comtes de Flandre à Gand (en 1951-1954)[4]. Il a conçu et réalisé les premières grandes fouilles du centre médiéval d’Anvers: Steen (en 1952-1953), la maison Besaen et l’ancienne Mattestraat (en 1955-1957), et l’église Sainte-Walburge (en 1957-1961).
Il a par ailleurs signé des publications multidisciplinaires particulièrement innovantes dans l’histoire de l’art appliqué (notamment les premières analyses de meubles aux rayons X en 1952). Il a par exemple appliqué ces techniques au coffre d'Oxford.
Adelbert Van de Walle a toujours réservé une place importante à la macrophotographie dans ses études des œuvres d’art, ainsi qu’aux fins de comparaison. On le constate notamment dans toute l’organisation d’un projet, la triple collection ‘De Roem van Vlaanderen’ (non publiée). Il a aussi utilisé cette technique dans son étude passionnée intitulée ‘Romaanse ivoren kromstaf van Ename’ (le crosseron roman d'Ename en ivoire)[5].

Les publications d’A.L.J. Van de Walle (livres, publications, catalogues) concernent l’histoire de l’architecture en Belgique, l’héritage roman et gothique, la sculpture, la tapisserie et les autres artisanats. D’autres ouvrages portent sur l'art contemporain : design industriel, arts plastiques, gravure, photographie, joaillerie, etc.
À l’Université de Gand, il enseigna en particulier les arts appliqués en Europe occidentale, leurs techniques et leurs méthodes de recherche scientifique. Il aménagea un laboratoire à cette fin.
Parallèlement à ses publications scientifiques, il a participé à la conception de projets de rénovation urbaine, sans renoncer pour autant à ses domaines de prédilection, l’architecture intérieure et le mobilier.
Architecte, professeur d’histoire de l’art et d’archéologie à l’Université de Gand, vice-président de la Commission des Métiers d’art, il fut aussi conservateur du Musée des arts décoratifs, l’actuel Design museum Gent (1951 - 1974)[6], de l’abbaye Saint-Pierre et de l’Hôtel d'Hane-Steenhuyse à Gand. Dans les années ’50, il joua un rôle important comme ‘éducateur de l’habitat’, entre autres dans les trois ‘Salons nationaux du mobilier social moderne’ qu’il organise de 1955 à 1957, avec la collaboration de l’architecte Dan Craet et de la créatrice Frida Burssens[7],[8].