Adrien Ruelle

ingénieur français (1815-1887) From Wikipedia, the free encyclopedia

Adrien Ruelle (1815-1887), est un ingénieur en chef des ponts et chaussées et directeur de la construction à la compagnie du PLM. Il est entre autres le créateur de l'« étoile » ferroviaire de Veynes[1].

Naissance
Nom de naissance
Louis Antoine Adrien RuelleVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Conseiller général Canton de Veynes, 1867-1887 ...
Adrien Ruelle
Portrait d'Adrien Ruelle (vers 1880)
Fonction
Conseiller général
Canton de Veynes
-
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Louis Antoine Adrien RuelleVoir et modifier les données sur Wikidata
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Enfant
Adrien Ruelle (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

Louis Antoine Adrien Ruelle[2], dit Adrien, est né le à Gap dans le département des Hautes-Alpes. Ses parents sont Antoine Ruelle, percepteur, et Julie Jordan, dont le père est apothicaire, ils se sont mariés en 1812 et la fraterie est composée de trois enfants. À l'issue de sa scolarité il intègre l'École polytechnique, promotion 1834[3], puis l'École nationale des ponts et chaussées[4].

En 1838, il commence sa carrière d'ingénieur des ponts et chaussées par une affectation dans le département du Cantal où son premier chantier est le percement du tunnel routier du Lioran[5]. Les premiers coups de pioches ont lieu le des deux côtés, les équipes se rejoignent le , les travaux vont encore se poursuivre plusieurs années[6]. En 1846, Adrien Ruelle est nommé chevalier de la Légion d'Honneur par le roi Louis-Philippe Ier[7], avant la mise en service du tunnel le . Ses 1 414 mètres de long en font le premier tunnel de plus de 1 000 mètres ouvert en France[6].

En 1848, il est affecté au service de la construction[5],[Note 1] de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Lyon (PL), qui après sa faillite a été nationalisée cette même année[8]. Sans doute détaché de son administration, il reste dans ce service après la création en 1852, de la deuxième compagnie du même nom, puis lorsqu'elle devient, après fusion en 1857[9], la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM)[5].

Au début des années 1860 il réalise la ligne de chemin de fer de Mouchard à Pontarlier et à la frontière suisse (ouverte en ), avec l'ingénieur Raison, sous la direction de l'ingénieur en chef Paul-Romain Chaperon[10].

Il meurt subitement[11] le , ou le 26[Note 2], à Paris[4],. Ses obsèques sont célébrées à l'église Saint-Louis d'Antin[11]. Son inhumation a lieu au cimetière de Montmartre.

Distinctions

  • Chevalier de la Légion d'Honneur : nomination le [7].
  • Officier de la Légion d'Honneur : décret du [2].

Hommages

  • Sa statue domine la fontaine de la place qui porte son nom[12].

Publications

  • « Mémoire sur les travaux de percement du Lioran (31 janvier 1846) », Annales des ponts et chaussées, t. XII, no 151, , p. 1-126 (lire en ligne, consulté le ).
  • « Mémoire sur les dépenses de construction, d'administration et d'exploitation du chemin de fer Franco-Suisse (19 juin 1865) », Annales des ponts et chaussées, t. X, no 111, , p. 109-198 (lire en ligne, consulté le ).
  • Chemins de fer à bon marché (Mémoire), Paris, Veuve CH. Dunod, .

Notes et références

Voir aussi

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