Adrienne Rich
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| Naissance | |
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| Domiciles |
Santa Cruz (jusqu'en ), Baltimore |
| Formation | |
| Activité |
poète, essayiste, professeure d'université, militante des droits des lesbiennes |
| Père |
Arnold Rice Rich (en) |
| Conjoint | Alfred Haskell Conrad (1953-1970) |
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| Distinctions | Liste détaillée Bourse Guggenheim () Shelley Memorial Award () National Book Award (Diving into the Wreck (en)) ( et ) Prix Ruth Lilly () Common Wealth Award of Distinguished Service () Lenore Marshall Poetry Prize () Fellowship of the Academy of American Poets () Poets' Prize (en) () Médaille Robert-Frost () Prix MacArthur () Wallace Stevens Award () Prix Bollingen () National Book Critics Circle Award for Poetry (en) () Docteure honoris causa de l'université Harvard Prix Lambda Literary Docteur honoris causa de l'université Brandeis Membre de l'Académie américaine des arts et des sciences |
Diving into the Wreck (d), On Lies, Secrets and Silence (d), The Dream of a Common Language |
Adrienne Rich, née le à Baltimore dans l'État du Maryland et morte le à Santa Cruz dans l'État de Californie, est une poète, essayiste, critique littéraire, professeure d'université et théoricienne féministe américaine.
À partir des années 1970, une part importante de son œuvre est consacrée à son lesbianisme et à son engagement contre l'hégémonie de l'hétérosexualité comme seule norme sociale de la sexualité.
Jeunesse et formation
Adrienne Cecile Rich est née le 1929, à Baltimore, dans le Maryland[1],[2]. Elle est la fille aînée du docteur Arnold Rich, un médecin légiste et professeur à la Johns Hopkins School of Medicine et de Helen Jones Rich, une pianiste et compositrice classique de formation. Arnold Rich est le fils d'un couple de Juifs ashkénazes qui a quitté l’Europe pour s'installer à Vicksburg dans le Mississippi. Helen Jones est issue d'une famille de White Anglo-Saxon Protestant du Sud, qui grâce à une bourse a pu suivre des cours de piano et de composition à l'Institut Peabody, conservatoire supérieur de musique rattaché à l'université Johns-Hopkins de Baltimore. C'est à Baltimore que Helen Jones et Arnold Rich se sont rencontrés, ils se marient en 1925. Après leur mariage, Helen Jones Rich met fin à sa carrière artistique pour se consacrer à l'éducation de ses deux filles[3],[4].
Son père, pétri de culture humaniste, traite Adrienne comme son fils, lui ouvre grand les rayons de sa bibliothèque et lui fait découvrir ses poètes préférés et plus particulièrement William Blake, Dante, Alfred Tennyson et John Keats. Adrienne Rich est encouragée par son père aussi bien pour ses lectures que pour ses premiers écrits. La relation d'Adrienne Rich avec son père sera déterminante pour son éducation et par la suite pour sa carrière littéraire[5],[3],[6],[7].
Après ses études secondaires à la Roland Park Country School (en)[8] de Baltimore, elle est admise au Radcliffe College[9],[10] en 1947, où elle a obtenu son Bachelor of Arts (licence) en 1951[11].
La même année, elle publie son premier recueil de poèmes, A Change of World, qui est remarqué par l'écrivain et critique littéraire W. H. Auden, lui permettant d'être la lauréate du "Yale Series of Younger Poets Competition"[12],[11].
En 1953, elle reçoit une bourse de la fondation Guggenheim pour étudier à l'université d'Oxford au Royaume-Uni pendant un an. Après des vacances de Pâques passées à Florence elle décida de ne pas revenir à Oxford et de continuer à découvrir la culture italienne et de se vouer à l'écriture poétique. C'est pendant cette année que se déclareront les premiers symptômes de la polyarthrite rhumatoïde[13].
Carrière
Après la publication de The Diamond Cutters, and Other Poems, en 1953 elle va rester huit ans sans publier, elle traverse une crise personnelle, de doute, de questionnements, elle découvre Mary Wollstonecraft, James Baldwin et Simone de Beauvoir et décide après son dernier accouchement en 1959 de reprendre le contrôle de sa vie et de son corps.
En 1966, Adrienne Rich enseigne la poésie à l'université Columbia de New York, elle y rencontre les idées radicales inondant le campus, en particulier le mouvement anti-Vietnam et celui de la libération des femmes. La même année, son mari est embauché au City College de New York. En 1968, elle obtient également un poste d'enseignant au City College dans le cadre du programme Seek[14] qui a tenté de tendre la main aux étudiants défavorisés. Dans son travail, les idées radicales commencent à faire surface dans son recueil de poésie Leaflets paru en 1969 et de façon plus décisive dans ses articles qui avaient maintenant commencé à apparaître dans des revues féministes. Son engagement politique créa une crise au sein du couple. En 1970, le couple se sépare. Son mari se suicide la même année[15].
En 1971, elle édite son poème The Will to Change, marqué par son évolution personnelle[16], qu'elle étayera en 1973 avec la parution de Diving into the Wreck.
Avec Twenty-one Love Poems en 1976, elle révèle ses premières amours lesbiennes.
Elle commence sa vie de couple avec Michelle Cliff, poète et romancière d'origine jamaïcaine[17], en 1976. Avec sa compagne, elle deviendra la rédactrice en chef de la revue lesbienne Sinister Wisdom. En 1984, le couple emménage dans la ville de Santa Cruz dans l’État de Californie. Dans la dernière partie de sa vie, les œuvres notables de Adrienne Rich seront surtout des essais comme Compulsory Heterosexuality and Lesbian Existence ou On Lies, Secrets and Silence.
Ses articles abordent divers thèmes : le féminisme, la maternité, les droits civils, le pacifisme, la violence faite au femmes dans les prisons, la maltraitance envers les femmes, l’homosexualité.
Carrière universitaire
- 1966-68, professeur à l'université Columbia,
- 1968-72, professeur au City College de New York,
- 1972-73, professeur à l'université Brandeis[18]
- 1983-84, professeur au Scripps College (en) de l'université d'État de San José,
- 1984-1993, professeur à l'université Stanford
Vie privée
Fin 1953, de retour au Massachusetts, elle épouse un économiste, Alfred H. Conrad (en). Le couple donne naissance à trois enfants : David né en 1955, Pablo né en 1957 et Jacob né en 1959. Ils se séparent en 1970, peu de temps après Alfred H. Conrad se donne la mort en [19],[20],[21].
De 1976 jusqu'à son décès en 2012, dû à la polyarthrite rhumatoïde, elle partage sa vie avec la poète Michelle Cliff[22] dans la ville de Santa Cruz[23],[24].
Regards sur l'œuvre
Féminisme ou libération des femmes ?
Adrienne Rich se méfie du terme de « féminisme » et de son utilisation, elle préfère utiliser le terme « libération des femmes ». Pour elle, ce dernier terme est plus susceptible de transmettre les enjeux de la lutte des femmes pour leur émancipation à la génération suivante. D'autre part, en utilisant le terme de « libération des femmes » cela signifie que les femmes sont dans des processus de libération des facteurs sociaux, économiques, culturels qui peuvent être considérés comme oppressifs envers à leurs droits.
Elle dit dans Of Woman Born: Motherhood as Experience and Institution que « nous avons besoin de comprendre le pouvoir et l'impuissance incarnée par la maternité dans la culture patriarcale. »
Adrienne Rich parle aussi de la nécessité pour les femmes de s'unir dans son livre On Lies, Secrets, and Silence. Dans ce livre, elle a écrit : « Nous les femmes avons souvent eu le sentiment malsain d'un clivage profond quant à la vérité de notre expérience. Notre avenir dépend de la santé mentale de chacune d'entre nous, et par delà les aspects subjectifs, personnels nous avons le projet de décrire notre réalité pleinement, clairement autant que nous le pouvons les unes aux autres. »
Compte tenu de la condition des femmes dans les années 1950-70, on peut dire que les œuvres de Rich sur le féminisme sont avant-gardistes. Ses vues sur l'égalité des droits et la nécessité pour les femmes de maximiser leur potentiel, de développer des processus d'autonomisation peuvent être considérées comme progressistes pour l'époque.
Pour Adrienne Rich, la société dans son ensemble est fondée sur le patriarcat et en tant que telle, elle limite les droits des femmes. Pour l'égalité des droits à atteindre entre les sexes, les notions existantes devront être réajustées pour inclure la perspective féminine[25],[26],[27].
La « contrainte à l'hétérosexualité » et le « continuum lesbien »
L'un de ses essais les plus célèbres, Compulsory Heterosexuality and Lesbian Existence[28] (1980), expose sa théorie du « continuum lesbien » contre l'hétérosexisme, essai qui a eu un fort retentissement social et théorique au sein de la pensée féministe[29]. Dans cet essai, souvent comparé à La Pensée Straight de Monique Wittig, Adrienne Rich entend problématiser l'hétérosexualité pour la dénaturaliser ; ce n'est plus l'homosexualité qui est un problème mais le modèle hégémonique de l'hétérosexualité. D'après Rich, les femmes vivant sous les injonctions du régime hétérosexuel parviennent toujours à tisser des liens intimes et sentimentaux entre elles, en évoluant dans ce qu'elle nomme un « continuum lesbien » où s'exprime « un large registre d’expériences (…) impliquant une identification aux femmes »[30]. Cette notion de continuum lesbien permet de penser les liens entre féminisme et lesbianisme, tout en explorant les diverses formes de solidarités féminines élaborées au sein des sociétés patriarcales.
Réception de son œuvre
En France
Selon Charlotte Blanchard, auteure d'une thèse soutenue à l'université Bordeaux-Montaigne en 2019, l’œuvre d'Adrienne Rich est relativement peu connue par le lectorat français. Elle indique dans le texte présentant sa thèse : « Malgré différentes tentatives pour accueillir la poésie d’Adrienne Rich en France (traduction de ses essais, inscription au programme de l’agrégation, lecture en librairie) elle est toujours en 2019 dans une situation ambiguë de présence mais d’invisibilité pour le lectorat français. »[31]
Œuvres
Traductions francophones
- La contrainte à l'hétérosexualité et autres essais (trad. Françoise Armengaud, Christine Delphy, Emmanuèle Lesseps et Lisette Girouard), Mamamelis, , 181 p. (ISBN 9782940116096)[32].
- Paroles d'un monde difficile : poèmes 1988-2004 : une anthologie (trad. Chantal Bizzini), Sainte-Colombe-sur-Gand, La rumeur libre Editions, , 112 p. (ISBN 9782355771415).
- Plonger dans l'épave / Diving into the Wreck. Poèmes 1971-1972 (trad. Chantal Ringuet), Montréal, Éditions du Noroît, , 130 p. (ISBN 978-2-89766-467-1)].
- Le Rêve d'un langage commun / The Dream of a Common Language. Poèmes 1974-1977 (trad. Shira Abramovich et Lénaïg Cariou), Montreuil, L'Arche Éditeur, , 176 p.
Recueils de poésie
- (en-US) A Change of World, W. W. Norton Company, 1951, rééd. 21 juin 2016, 64 p. (ISBN 9780393352573),
- (en-US) The Diamond Cutters, Harper & Brothers, , 119 p. (OCLC 1110481488),
- (en-US) Snapshots of a Daughter-in-Law: Poems, 1954-1962, W. W. Norton & Company, 1963, rééd. 17 novembre 1967, 64 p. (ISBN 9780393041460),
- (en-US) Necessities of Life, W.W. Norton & Company, , 79 p. (ISBN 9780393042474),
- (en-US) Leaflets, W. W. Norton Company, , 80 p. (ISBN 9780393041910),
- (en-US) The Will to Change, W. W. Norton Company, , 67 p. (ISBN 9780393043464),
- (en-US) Diving Into the Wreck, W. W. Norton Company, 31 décembre 1973, rééd. avril 2013, 80 p. (ISBN 9780393346015),
- (en-US) Poems: Selected and New, 1950-1974, W. W. Norton & Company, 1974, rééd. 1 janvier 1975, 256 p. (ISBN 9780393043921),
- (en-US) Twenty One Love Poems, Effie's Press, , 22 p. (OCLC 3679936),
- (en-US) The Dream of a Common Language, W. W. Norton Company, 31 décembre 1978, rééd. 1 avril 2013, 79 p. (ISBN 9780393346008),
- (en-US) A Wild Patience Has Taken Me This Far, W. W. Norton Company, 31 décembre 1981, rééd. 17 juillet 1993, 72 p. (ISBN 9780393310375),
- (en-US) Sources, Heyeck Press, , 35 p. (ISBN 9780940592162),
- (en-US) The Fact of a Doorframe: Poems Selected and New, 1950-1984, W. W. Norton & Company, 1 octobre 1984, rééd. 17 novembre 2002, 352 p. (ISBN 9780393323955),
- (en-US) Your Native Land, Your Life, W. W. Norton Company, 1 mai 1986, rééd. 17 octobre 1993, 128 p. (ISBN 9780393310825, lire en ligne),
- (en-US) Time's Power, W. W. Norton Company, , 72 p. (ISBN 9780393305753),
- (en-US) An Atlas of the Difficult World, W. W. Norton Company, , 72 p. (ISBN 9780393308310),
- (en-US) Collected Early Poems, 1950-1970, W. W. Norton Company, 1 janvier 1993, rééd. 17 septembre 1995, 435 p. (ISBN 9780393313857),
- (en-US) Dark Fields of the Republic, W. W. Norton Company, , 96 p. (ISBN 9780393038682, lire en ligne),
- (en-US) Midnight Salvage, W. W. Norton Company, , 96 p. (ISBN 9780393319842),
- (en-US) Fox : Poems 1998-2000, W. W. Norton Company, mars 2001, rééd. 17 mars 2003, 80 p. (ISBN 9780393323771)
- (en-US) The School Among the Ruins, W. W. Norton Company, 9 janvier 2004, rééd. 17 janvier 2006, 112 p. (ISBN 9780393327557),
- (en-US) Telephone Ringing in the Labyrinth, W. W. Norton Company, 17 octobre 2007, rééd. 4 mai 2009, 112 p. (ISBN 9780393065657),
- (en-US) Tonight No Poetry Will Serve, W. W. Norton Company, , 80 p. (ISBN 9780393079678, lire en ligne),
- (en-US) Later Poems Selected and New: 1971-2012, W. W. Norton Company, 5 novembre 2012, rééd. 23 novembre 2015, 544 p. (ISBN 9780393351835),
- (en-US) Selected Poems: 1950-2012, W. W. Norton Company, , 464 p. (ISBN 9780393355116),
- (en-US) Collected Poems: 1950–2012 (préf. Claudia Rankine), W. W. Norton Company, , 1164 p. (ISBN 9780393285116),
Prose et essais
- (en-US) Of Woman Born: Motherhood as Experience and Institution, W. W. Norton Company, 1 janvier 1976, rééd. 1 avril 1999, 322 p. (ISBN 9780393023794),
- (en-US) The Meaning Of Our Love For Women Is What We Have Constantly To Expand, Out & Out Books, , 8 p. (ISBN 9780918314062),
- (en-US) On Lies, Secrets, and Silence: Selected Prose, 1966-1978, W. W. Norton Company, 1 avril 1979, rééd. 17 avril 1995, 310 p. (ISBN 9780393312850),
- (en-US) Compulsory Heterosexuality and Lesbian Existence, Antelope Publications, , 32 p. (ISBN 9780906500071),
- (en-US) Blood, Bread, and Poetry: Selected Prose, 1979-1985, W. W. Norton Company, 1 janvier 1986, rééd. 17 janvier 1994, 256 p. (ISBN 9780393311624),
- (en-US) What is Found There: Notebooks on Poetry and Politics, W. W. Norton Company, 1 octobre 1993, rééd. 17 octobre 2003, 352 p. (ISBN 9780393312461),
- (en-US) Arts of the Possible: Essays and Conversations, W. W. Norton Company, , 208 p. (ISBN 9780393050455),
- (en-US) Poetry and Commitment, W. W. Norton Company, , 64 p. (ISBN 9780393331035),
- (en-US) A Human Eye: Essays on Art in Society, 1996-2008, W. W. Norton & Company, , 208 p. (ISBN 9780393070064),
- (en-US) Essential Essays: Culture, Politics, and the Art of Poetry, W. W. Norton Company, 28 août 2018, rééd. 20 août 2019, 352 p. (ISBN 9780393355130),
Articles (sélection)
- « Review: Reflections on Lawrence », Poetry, vol. 106, no 3, , p. 218-225 (8 pages) (lire en ligne
), - Adrienne Rich, Aijaz Ahmad & William Stafford,, « The Poetry of Ghalib », The Hudson Review, vol. 22, no 4, hiver 1969 / 70, p. 609-622 (14 pages) (lire en ligne
) - « When We Dead Awaken: Writing as Re-Vision », College English, Vol. 34, No. 1, , p. 18-30 (13 pages) (lire en ligne
), - « Mother And Son, Woman And Man », The American Poetry Review, vol. 5, no 5, septembre / octobre 1976, p. 6-13 (8 pages) (lire en ligne
), - « Taking Women Students Seriously », The Radical Teacher, No. 11, , p. 40-43 (4 pages) (lire en ligne),
- « Compulsory Heterosexuality and Lesbian Existence », Signs, vol. 5, no 4, , p. 631-660 (30 pages) (lire en ligne
), - (fr) « La contrainte à l'hétérosexualité et l'existence lesbienne », Nouvelles Questions Féministes, no 1, , p. 15-43 (29 pages) (lire en ligne
), - « An Interview with Audre Lorde », Signs, vol. 6, no 4, , p. 713-736 (24 pages) (lire en ligne
), - « Blood, Bread and Poetry: The Location of the Poet », The Massachusetts Review, Vol. 24, No. 3, , p. 521-540 (20 pages) (lire en ligne
), - « Comment on Friedman's "'I Go Where I Love': An Intertextual Study of H. D. and Adrienne Rich" », Signs, Vol. 9, No. 4, , p. 733-738 (6 pages) (lire en ligne
), - « Faces of Commitment: Poetry From South Africa », Crime and Social Justice, No. 24, , p. 135-142 (8 pages) (lire en ligne
), - « Words out of the Whirlwind », Bridges, Vol. 1, No. 2, , p. 111-120 (10 pages) (lire en ligne
), - « Muriel Rukeyser, 1913-1978: "Poet...Woman...American...Jew" », Bridges, Vol. 1, No. 1, , p. 23-29 (7 pages) (lire en ligne
), - « Sliding Stone From The Cave's Mouth », The American Poetry Review, Vol. 19, No. 5, septembre / octobre 1990, p. 11-17 (7 pages) (lire en ligne
) - co-écrit avec Lee Zimmerman, Robinson Jeffers, William Everson, Robert Penn Warren, « An Eye for an I: Emerson and Some "True" Poems of Robinson Jeffers, William Everson, Robert Penn Warren, and Adrienne Rich », Contemporary Literature, Vol. 33, No. 4, , p. 645-664 (20 pages) (lire en ligne),
- « Passages from What is Found There: Notebooks On Poetry and Politics », The American Poetry Review, Vol. 22, No. 1, janvier / février 1993, p. 60-65 (6 pages) (lire en ligne),
- « Beginners », The Kenyon Review, New Series, Vol. 15, No. 3, , p. 12-19 (8 pages) (lire en ligne),
- « The Hermit's Scream », PMLA, Vol. 108, No. 5, , p. 1157-1164 (8 pages) (lire en ligne),
- « Disobedience Is What NWSA Is Potentially about », Women's Studies Quarterly, Vol. 25, No. 1/2, printemps / été 1997, p. 271-277 (7 pages) (lire en ligne
), - « Arts of the Possible », The Massachusetts Review, Vol. 38, No. 3, , p. 319-337 (19 pages) (lire en ligne
), - co-écrit avec Lois Bar-Yaacov, « An Exchange of Letters More Questions between Lois Bar-Yaacov than Answers and Adrienne Rich », Bridges, Vol. 10, No. 1, , p. 19-26 (8 pages) (lire en ligne
),
