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Adélaïde fut élevée à Quedlinbourg en Saxe par sa tante Mathilde[1], elle-même fille de l'empereur Otton le Grand et la première abbesse de l'abbaye fondée en 936. À la mort de celle-ci, le , Adélaïde fut élue à son tour à la tête de l'abbaye. Lors de la fête de l'archange saint Michel, le , son titre d'abbesse de Quedlinbourg ayant été remis aux votes, elle fut de nouveau consacrée par l'évêque Arnolphe d'Halberstadt en présence d'autres prélats et de plusieurs comtes.
L'abbaye de Quedlinbourg.
Par la suite, Adélaïde fut dotée de nouveaux bénéfices: en 1014, elle fut aussi élue abbesse des congrégations réunies de Gernrode et de Frose (près de Hoym), et peu après prit la tête de la congrégation de Vreden. Enfin, après la mort de sa sœur l'abbesse Sophie le , elle fut élue également abbesse de Gandersheim; toutefois, l'empereur ConradII le Salique ne l'entendait pas de cette oreille, et elle ne fut consacrée qu'à la mort de ce dernier.
Le domaine abbatial de Quedlinbourg s'enrichit sous son gouvernement des nombreuses donations de son frère, l'empereur OttonIII et du successeur de celui-ci, HenriII, dans la mesure où ces deux souverains y organisèrent les festivités impériales (les Rameaux et Pâques) à de multiples reprises. Les Annales de Quedlinbourg décrivent en détail la consécration de l'église collégiale et de ses autels, aujourd'hui inscrites au patrimoine mondial, en 1021 par l'évêque Arnolphe d'Halberstadt, l'archevêque de Magdebourg Géron et d'autres évêques en présence de l'empereur.
Notes et références
↑ (en) Charles Cawley, «Germany, kings», sur Medieval Lands, Foundation for Medieval Genealogy, 2006-2025.
Marlow, Christian: Art. Adelheid I. Äbtissin von Quedlinburg, in: Frauen in Sachsen-Anhalt. Ein biographisch-bibliographisches Lexikon vom Mittelalter bis zum 18. Jahrhundert, hrsg. v. Eva Labouvie, Köln 2016, S. 42–45.