Adéodat Compère-Morel

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Adéodat Compère-Morel
Illustration.
Adéodat Compère-Morel en 1914.
Fonctions
Député français

(27 ans, 1 mois et 6 jours)
Élection
Réélection 24 avril 1910
26 avril 1914
16 novembre 1919
11 mai 1924
29 avril 1928
8 mai 1932
Circonscription Gard
Législature IXe, Xe, XIe, XIIe, XIIIe, XIVe et XVe (Troisième République)
Groupe politique SOC (1909-1932)
PSdF (1932-1936)
Prédécesseur Pierre Poisson
Successeur Aimé Larguier
Conseiller général du Gard

(6 ans)
Circonscription Canton de Villeneuve-lès-Avignon
Prédécesseur Maurice Verdet-Kléber
Successeur Maurice Verdet-Kléber

(1 an)
Circonscription Canton de Villeneuve-lès-Avignon
Prédécesseur Anatole Guiraud
Successeur Maurice Verdet-Kléber
Maire de Breteuil

(10 ans)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Breteuil-sur-Noye
Date de décès (à 68 ans)
Lieu de décès Sernhac
Nationalité Française
Profession Horticulteur

Adéodat Compère-Morel, né le à Breteuil-sur-Noye (Oise) et mort le à Sernhac (Gard), est un homme politique, orateur et écrivain français.

Député socialiste de 1909 à 1936, il est le directeur de l'Encyclopédie socialiste, syndicale et coopérative de l'Internationale ouvrière, vaste entreprise éditoriale en douze volumes, parus à partir de 1912.

Parcours politique

Constant Alphonse Adéodat Compère est le fils de Louis Adolphe Adéodat Compère, jardinier, et de Laure Stéphanie Pringuez[1]. Il exerce la profession d'horticulteur avant d'entamer une longue carrière politique, où il se spécialise dans les questions agraires[2]

Il adhère en 1891 au Parti ouvrier (qui devient en 1893 le Parti ouvrier français) puis adhère avec les autres membres du parti au Parti socialiste de France, lors de la fusion de 1902, et enfin à la SFIO, lors de la fusion de 1905.

Le , il épouse à Breteuil Jeanne Marguerite Morel dont il accole le nom à son patronyme[1].

Lors du Congrès de Tours, en 1920, il refuse de suivre ceux de ses camarades qui partent fonder le Parti communiste français et choisit de demeurer dans les rangs de la SFIO.

Après avoir échoué à trois reprises comme candidat à la députation, dans son département natal, en 1898, 1902 et 1906 il fut élu député du Gard, en avril 1909, lors d'une élection partielle, nécessitée par le décès prématuré, le précédent, du député Pierre Poisson, et constamment réélu jusqu'en 1936, année où il se retira pour raisons de santé. De 1910 à 1936, il siégea, dans les six législatures successives, à la commission de l'Agriculture ainsi que, selon les législatures, dans d'autres commissions, dont celle du Règlement, qu'il présida, à partir de 1932.

Il est, en 1918, un des trois directeurs du journal La France Libre, créé à l'initiative d'une quarantaine de députés S.F.I.O[3].

En 1921, lorsque le quotidien L'Humanité se rallie au Parti communiste français, il prend la direction administrative, aux côtés de Léon Blum, qui assure la direction politique, du quotidien Le Populaire, qui devient l'organe officiel de la SFIO.

Lors du congrès de la SFIO de , qui aboutit à l'exclusion d'une frange des membres du parti, dite néo-socialiste, il choisit d'adhérer, aux côtés de Marcel Déat, Adrien Marquet et Pierre Renaudel, au Parti socialiste de France-Union Jean Jaurès (PSdF).

Le ralliement à Pétain

Après l'Armistice de , il se rallie à la Révolution nationale du maréchal Pétain et soutient la politique de collaboration avec l'occupant allemand[4].

L'« Encyclopédie socialiste »

Frontispice de l'« Encyclopédie socialiste », 1912, Librairie Quillet.

Compère-Morel assure la direction technique de l'« Encyclopédie socialiste, syndicale et coopérative de l'Internationale ouvrière », en codirection avec Jean-Lorris (1879-1932)[5], qui a le titre de « directeur-propagateur ». Éditée par la Librairie Aristide Quillet, sa parution en 12 volumes[6] s'étale de 1912 à 1921, en raison de l'interruption pendant la Guerre. Elle fait appel à des collaborateurs connus du Parti socialiste (SFIO). Elle s'achève par la parution tardive de deux volumes, consacrés aux Fédérations et au Parti socialiste pendant la Guerre jusqu'en 1918 :

  • Charles Rappoport, Un peu d'histoire : origines, doctrines et méthodes socialistes, no 1, Paris, 1912, 524 p.-[4] p., (BNF 37270668).
  • Paul-Louis (1872-1955), Le Parti socialiste en France, no 2, Paris, 1912, 405 p.-[6] p., (BNF 37270736).
  • Hubert Rouger (1875-1958), La France socialiste, no 3, Paris, 1912, 416 p., (BNF 37270642).
  • Hubert Rouger, Les fédérations socialistes I, (« La France socialiste, tome II »), Paris 1912, 574 p..
  • Hubert Rouger, Les fédérations socialistes II, (« La France socialiste, tome III, Les fédérations, 2e partie »), Paris, 1921, 654 p..
  • Hubert Rouger, Les fédérations socialistes III, (« La France socialiste, tome III, 1re partie, Les fédérations (fin); 2e partie, Derniers Congrès avant 1914. Pendant la Guerre »), Paris, 1921, 604 p..
  • Charles Rappoport, La Révolution sociale, no 4, Paris, 1912, 506 p.-[24] p., (BNF 37270753).
  • Jean Longuet, Le mouvement socialiste international, no 5, Paris, 1913, V-648 p., (BNF 37270645).
  • Sixte-Quenin (1870-1957)[7] Comment nous sommes socialistes ?, no 6, Paris, 1913, 315 p., (BNF 37270632).
  • Jean-Baptiste Séverac, Le Mouvement syndical, no 7, Paris, 1913, V-455 p., (BNF 37270728).
  • Pierre Brizon et Ernest Poisson[8], La Coopération, no 8, Paris, 1913, II-587 p., (BNF 37270763).
  • Charles Rappoport, Pourquoi nous sommes socialistes ?, no 10, Paris, 1919, 653 p., (BNF 37270614).

Mandats électifs

mandats locaux

Député

  • du au  : député du Gard (élu au 2e tour, lors d'une élection partielle)
  • du au  : député du Gard (élu au 1er tour)
  • du au  : député du Gard (élu au 1er tour)
  • du au  : député du Gard (scrutin de liste)
  • du au  : député du Gard (scrutin de liste)
  • du au  : député du Gard (élu au 2e tour)
  • du au  : député du Gard (élu au 2e tour)

Œuvres

Pour approfondir

Notes et références

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